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. 2° L'air seul en général attaque un peu moins que les mélanges air alcools ceci surtout avec les aciers et les bronzes. I n’y a
Fre. 20. — Duralumin 54o°, 10' — CH°OH + 30 p. 100 d’eau.
donc pas seulement une oxydation mais peut-être aussi une Carburation; sinon l’air seul serait plus oxydant que l’air carburé,
Fire. 21. — Aluminium 610°, 10° — CHSOH + C?HSOH combustion.
On ne peut guère imputer cette action aux aldéhydes et aux acides, car à 200 degrés (température à laquelle cette différence est la plus nette) ces composés ne se forment qu’en traces,
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3° Le mécanisme de l'attaque de certains métaux et alliages est apparu assez nettement.
Fire. 22. — Duralumin 540°, 10°’ —CH$OH combustion.
a. L’aluminium et le duralumin se comportent de la même imamère. L'attaque commence au-dessus de 540 degrés pour 5) . . 1 .
aluminium et vers 500 degrés pour le duralumin.
ie. 23. — Duralumin 540°, 10° — C2H5OH combustion.
L'attaque débute par la partie intercristalline (voir photo 20 et 31) puis apparaissent des petits points à l'intérieur du réseau photo 22). En même temps la partie intercristal semble se sou-
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lever en surface ; en effet on aperçoit nettement sur la photographie une ligne brillante au fmilieu de la chaîne du réseau; ligne
K16. 24. — Mg. Loo-420°, 1/4 d'heure. — CHSOH combustion. — Début de l'attaque:
bordée de deux autres lignes sombres des parties du réseau moins éclairées. À un autre stade, l’intérieur du réseau est tout
Fire. 25. — 4oo-h2o°, 1/4 d'heure. — Eau. — Attaque plus développée.
à fait attaqué (photo 23). Le phénomène continue, ensuite toute la surface est couverte d’une pellicule épaisse mais dans laquelle on discerne encore le réseau.
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On sait que les impuretés dans un métal se rassemblent entre les cristaux dans l'espace intercristallin, or c’est précisément par là que débute l'attaque.
H semble y avoir deux phénomènes distincts : l'attaque des impuretés d’abord, puis du métal ou de l'alliage ensuite (attaque à l’intérieur du réseau). Les températures de début semblent être différentes d’une quarantaine de degrés.
b. Le magnésium commence à s'attaquer dès 300 degrés. H apparaît sur toute la surface de l'échantillon, une grande
Fi. 26. — Laiton 600°, 10. — CHOH + CH5OH combustion, Piqüres dans & au voisinage immédiat de p-
uantité de petits points noirs répartis d’une façon quelconque me photo 24).
Les points qui se trouvent dans l’espace intercristallin se développent, ils grossissent et tout autour se forme une zone d'attaque circulaire puis l’action se propage le long du réseau et présente cet aspect de «tracé des vers du bois» que l’on aperçoit sur la photo 25.
Les autres points situés à l'intérieur ne sont pas développés.
C’est donc à partir de l’espace intercristallin que se déclanche l'attaque. Cette corrosion diffère de celle de l'aluminium par laquelle le métal s’attaquait lui-même dans l'espace intercristallin indépendamment des impuretés. Ici ce sont les impuretés qui propagent l’action.
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Nous croyons pouvoir expliquer pour quelle raison l’attaque se propage dans l’espace intercristallin. À une température de hao degrés nous avons observé une zone de dislocation autour du réseau (voir fig. 17). Des petites fissures partent du réseau et pénétrent dans la masse k métal. C’est par ces fissures que s’infiltre l'attaque.
Cette dislocation est provoquée par la chaleur et nous pensons que c’est une des raisons qui expliquent la différence de corrosion des magnésiums à froid-par l'alcool méthylique. Nous en reparlerons plus loin.
Fire. 27. -— Bronze fondu ordinaire. — 90°, 1/4 d'heure. — C?H°OH combustion. Attaque de à et de « riche en cuivre.
e. Le laiton est remarquablement stable dans l’ensemble bien que déjà vers 200 degrés apparaisse une légère attaque de x, puis de 8 à 300 degrés.
À oo degrés des petits points de corrosion apparaissent très nombreux, ils présentent la particularité de se trouver sur « au voisinage immédiat de 8. Si nous examinons la E 26 nous voyons en effet ces points noirs près des zones claires qui représentent 8. Avec l'air, « est le plus attaqué alors que les alcools et leurs produits de combustion agissent plutôt sur &.
b. Bronze. — C’est le constituant 9 des bronzes qui semble attaqué le premier déjà à 200 degrés.
SAMOÉ ee
Ensuite la corrosion porte sur æ& et devient bientôt sélective. Les parties pauvres en Cu qui environnent 9 sont en général peu attaquées, mais ce sont les parties riches en Cu sur lesquelles portent l’action des gaz et vapeurs. Entre ces deux zones se trouve une région à concentration intermédiaire qui n’est généralement pas attaquée. |
Cette différenciation de «x en 3 zones devient surtout très nette à partir de 4oo degrés. Comme on peut le constater sur la figure 28 le contour des 3 régions est nettement marqué surtout celui de la zone riche qui est soulignée d’un trait.
Fi. 98.
Bronze ordinaire. — 420°, 1/4 d'heure. — C?HSOH + CHSOH sans combustion. Attaque de d, de & riche (fortement) et de & pauvre (faiblement).
L'attaque est uniforme dans cette région riche alors qu’au voisinage de d'elle est progressive.
Les variations dans l'intensité de la corrosion quand on passe d’une région à l’autre sont brusques.
On peut se faire une idée de cette action d’après le dessin 30, cette représentation n’est que schématique puisqu'on ne saurait attribuer une valeur à l'intensité de l'attaque. Pour la zone pauvre la corrosion est maximum au voisinage de d, elle décroît légèrement jusqu’à un certain pourcentage en cuivre pour lequel l'attaque est presque nulle. Elle reprend brusquement à un autre pourcentage jusqu'à une certaine valeur à partir de laquelle elle devient sensiblement constante.
MO
Dans le cas des bronzes phosphoreux nous avons même obtenu une séparation très nette entre les 3 zones précitées (essai à à ; l'éthanol sans combustion à 530°).
e. Acier et fonte. — L'attaque ne commence guère qu'à partir de 300 degrés et porte principalement sur la perlite pour l'acier et aussi sur la ferrite de la fonte. À Aoo degrés le tout est fortement corrodé.
VE Le cuivre au-dessous de 250 degrés se couvre d’une pellicule épaisse d’oxyde. |
Fire. 29.
Bronze phosphoreux. — 430°. 1/4 d'heure. — CHSOH + CHSOH sans combustion. Attaque de à (forte) et de « riche (à peine visible).
Il est à remarquer la bonne résistance à chaud des bronzes, de l'aluminium, et du duralumin.
Au sujet des bronzes nous pensons qu'il y aurait mtérêt, au point de vue corrosion, à utiliser des alliages contenant surtout «, mais un & assez pauvre en cuivre de façon que sa corrodabilité se trouve fortement diminuée. Avant tout il ne faut pas nuire aux propriétés mécaniques recherchées par l’alliage étudié. Or,
récisément, les bronzes à solution « ont une malléabilité et une résistance intéressante, tandis que ceux contenant æ + à sont durs mais fragiles. On a donc intérêt, du point de vue des propriétés mécaniques et de la corrosion, à employer un alliage à
10 p. 100 d’étain environ. L’échantillon essayé ne contenait que 6 p. 100 Sn, il ne possédait que peu de 9, mais par contre son « était surtout riche en cuivre. Une augmentation de la quantité d’étain de 5 à 10 p. 100 produirait un peu plus de à sans
— Sÿ &E KL