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Sur l'évolution des faisceaux vasculaires dans les différentes parties de la plantule des Phanérogames

Dans notre dernière séance, j’ai offert à la Bibliothèque de la Société, un Mémoire sur l ’appareil conducteur *. Ce Mémoire résumé des recherches poursuivies durant vingt années. Ace titre, sa présentation me semblait justifiée. Dans cette présentation d’ailleurs, j’exposai de façon synthétique les résultats

en les comparant seulement aux

fou

rnis

par

l'ontogénie

conceptions anatomiques qui se trouvent dans les traités classiques. Par conséquent, je n’avais aucunement mis en

cause M. Dangeard.

Aussi fus-je très surpris par la vivacité des protestations qu’il fil entendre. D’autre part, ses réclamations furent si nombreuses qu’une discussion à ce moment me parut devoir

( ‘tre forcément confuse.

Mais, comme je désire essentiellement que vous puissiez

apprécier la valeur des réclamations qui m’ont été faites, je • * *

vais en exposer l’origine devant vous.

Dans un travail déjà ancien 2 ,M. Dangeard a formulé des lois générales sur le mode d’union de la tiere et de la racine.

Ainsi, d’après lui, quand la racine possède deux faisceaux , il * a également deux faisceaux dans chaque pétiole des cotylédons quatre faisceaux dans l'hypocotyle.

Ces faisceaux dit-il « descendent verticalement et viennent s unir plus ou moins bas à la partie interne du faisceau corres-

*• Chauveaud (G), L'appareil conducteur des plantes vasculaires et les b ‘uses principales de son évolution. Ann. des Sc. Nat. 9° série, t. XIII.

, Bangeard (P.-A), Recherches sur le mode d'union de la tige et de la

ra cine. Le Botaniste, t. 1.

pondant de la racine : il en résulte une disposition en forme de T ou de V ; selon les familles et les genres, les deux faisceaux du pétiole restent plus ou moins séparés.

Si la croissance intercalaire est faible, il existe des traces des vaisseaux de la racine entre les branches du V jusqu’à la base des cotylédons. »

Parmi les exemples cités se trouvent les genres : Nigella, Solanum, A triplex, Chenopodium ; etc.

Dans la description qui précède, l’auteur n’a en vue que les faisceaux vasculaires ou ligneux, puisqu’à la page suivante il ajoute : « Tels sont les rapports généraux du système vasculaire. Les faisceaux criblés se conduisent entre eux comme les faisceaux vasculaires, mais leur réunion n’a pas lieu nécessairement au même niveau 1 . »

() r, j ai étudié les plantes indiquées par M. Dangeard et je n’ai pas pu confirmer les lois qu’il a établies. En particulier, les différents genres de Chénopodiacées ne présentent dans 1 hypocotyle que deux faisceaux qui sont d’ailleurs continués directement de la racine jusque dans les cotylédons 2 .

Pour décider si le cotylédon possède un ou deux faisceaux et si l’hypocotyle par suite en présente deux ou quatre, il vous suffira d’examiner à l'état très jeune une plantule appartenant à

l’un des genres énumérés ci-dessus.

Dans la radicule, les deux faisceaux vasculaires sont comme d’ordinaire diamétralement disposés et formés chacun par un petit nombre de vaisseaux alternes.

Au sommet de l’hypocotyle, vous trouverez également deux

faisceaux qui sont pareillement disposés et représentés chacun

par plusieurs vaisseaux alternes. (B, fig. 1).

Dans le cotylédon, à sa base, il existe un seul faisceau

représenté par quelques vaisseaux alternes (B, fig- -) d u * son * situés exactement dans le plan médian cotylédonaire.

En faisant des coupes transversales en série, on s assure que chaque faisceau est en continuité directe depuis la radicu t jusque dans le cotylédon.

Par conséquent, ainsi que je l’ai dit dans mon Mémoire, on

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