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LA TAILLE

Dans la plupart des observations la taille est peu réduite et il convient d’apporter un correctif à l'expression «infantilo-nanisme » que nous avons employée. Il s’agit, en effet, plus que d’un nanisme vrai, d’une hypotrophie staturale, d’une réduction de la taille ; autrement dit, ces sujets sont petits et non franchement des nains.

— La taille varie entre 1 m. 21 et 1 m. 46 (1 m. 40 en moyenne). Cependant, selon DEL CASTILLO, ce syndrome n’est pas absolument accompagné d’une réduction de la taille : l’une de ses malades avait une taille normale, de même que deux malades d’ALBRIGHT. Îl n’en reste pas moins que la taille normale est l’exception. Plus exceptionnelle encore est la taille élevée (1 m. 71 chez une malade de LISSER, 1 m. 77 chez la malade de PEIA citée par LISSER).

— La manière dont apparaît et évolue le retard : de croissance varie avec les observations. Cependant, dans la plupart des cas, on a affaire à des enfants qui ont toujours été petites et dont le retard s’accuse avec les années. Parfois, nous dit TURKER, l'enfant cesse de grandir vers l’âge de 8-10 ans, et ceci est remarquable dans les familles dont tous

les autres membres sont d’une taille moyenne. SCHNEIDER et Mc CULLAGH- indiquent que la croissance, dans certains cas, paraît être normale jusqu’à la poussée de croissance pubertaire qui ne se fait pas, et alors la petite taille devient évidente. Cette hypotrophie staturale ne semble pas en rapport avec le poids à la naissance (TURNER).

— En général, le poids est excessif pour la taille. La graisse prédomine sur les fesses et les cuisses comme dans beaucoup d’insuffisances ovariennes.

—— Quelle que soit la hauteur de la taille, les proportions du corps restent harmonieuses : il n’y a pas d’allongement évident des membres inférieurs (macroskélie), comme chez les filles castrées avant la puberté. L’eunuchisme ne fait pas partie du syndrome. Il y a plutôt, au contraire, tendance à la brièveté des membres inférieurs (microskélie).

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