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est immédiatement frappée d’une sorte d’inhibition qui suspend complètement son développement.
Cet arrêt complet de développement des cellules embryonnaires imaginales persiste ensuite pendant toute la durée des stades larvaires et ne cesse qu’au début de la nymphose. Le rudiment, jusqu'alors inhibé, se développe alors rapidement, et l’organe se trouve complètement formé au moment de l’éclosion imaginale.
Troisième catégorie. — Les rudiments de la troisième catégorie sont ceux des organes dont les parties fonctionnelles larvaires sont détruites, en partie ou en totalité, pendant la nymphose et sont complétées ou remplacées, pendant cette période, par des parties fonctionnelles imaginales.
Ces rudiments se divisent, eux aussi, chacun en deux portions : l’une larvaire, l’autre imaginale.
Le rudiment larvaire se développe rapidement, devient fonctionnel dès le début de l’état larvaire, et reste fonctionnel pendant toute la durée de cet état. Mais, à la différence de ce qui se passe dans la deuxième catégorie, la partie larvaire est complètement histolysée pendant la période nymphale.
La portion imaginale du rudiment reste au voisinage de l’organe fonctionnel de la larve. Elle demeure à l’état embryonnaire pendant toute la période larvaire, et, se développant pendant la nymphose, constitue une portion imaginale entièrement nouvelle.
C'est ce qui se passe pour la glande labiale, pour les tubes de Malpighi.
Quatrième catégorie. — Les rudiments de la quatrième catégorie sont ceux des parties qui ne sont fonctionnelles que chez
imago.
Les pattes, les ailes, les gonapophyses, ainsi que les musculatures correspondantes, chez les Muscides et chez les Hyménoptères porte-aiguillon, en sont des exemples.
Les rudiments imaginaux de cette catégorie ne sont pas frappés d’une inhibition larvaire aussi prononcée que les rudiments imaginaux des catégories précédentes. Ils subissent seulement un ralentissement de leur ontogénèse. Ils commencent à se développer à un moment précoce de la période larvaire et l’orga-
TONER
ne, déjà largement ébauché au moment où débute la période nymphale, n’a plus, pour arriver à son développement complet, qu’à parachever une ontogénèse déjà bien avancée,
Homodermie des organes larvaires et des organes imaginaux
bomologues
Puisque l’origine des rudiments des parties exclusivement larvaires, celle des rudiments des parties qui fonctionnent à la fois chez la larve et chez l’imago et, enfin, celle des rudiments des parties exclusivement imaginales, remontent au début de la période embryonnaire, il faut admettre, pour toutes ces parties, la spécificité des feuillets embryonnaires, c’est-à-dire l’origine homodermique des organes larvaires et imaginaux homologues.
Nous n’admettrons donc pas que les rudiments de muscles imaginaux puissent dériver de cellules d’origine ectodermique, mais bien, qu'ils dérivent, exactement comme les muscles larvaires, de cellules d’origine mésodermique. Les cellules ectodermiques qui accompagnent le rudiment d’un muscle imaginal ne sont autre chose que les cellules formatrices des trachéoles de ce muscle.
Nous considèrerons, en conséquence, aussi bien chez la larve que chez l’imago, comme dérivant uniquement du feuillet ectodermique de l'embryon : l’épiderme du tégument, l’épiderme (épithélium) du stomentéron, du proctentéron, ‘des trachées et des canaux glandulaires; les cellules trachéales; les glandes; les œnocytes; le système nerveux; et, comme dérivant uniquement du feuillet mésodermique : les membranes basales et les diaphragmes; tous les muscles y compris le vaisseau dorsal; les leucocytes; les adipocytes et les cellules péricardiales.
Durée de la période embryonnaire
La durée de la période embryonnaire est très variable, chez une même espèce, suivant les circonstances, surtout suivant la température. Une durée, normalement courte, peut-être considérablement allongée par le défaut de chaleur.
Chez le Frelon, qui fonde sa colonie au mois de mai, j’ai constaté, pour cette durée :