‹ Sur la "Coramine"Chapitre 7 sur 7 · EXPÉRIENCE IV · texte numérisé non relu

EXPÉRIENCE IV

Lapin du poids de 2200 grammes.

Injection de 1,5 gr. d’uréthane à 14.80.

Trachéotomie. Canule dans la veine jugulaire. Animal attaché sur le plateau.

Heures Respiration Volume de l’air expiré.

16,00 20 en 15 secondes 205 cmc.

02 17 15 175 05 18 15 160 08 18 15 180 10 18 t 200 16,11 Chlorhydrate de morphine 0,02. Intraveineux 1 cmc. T0) PE 13 10 15 90 cmec.

Respiration régulière. Pouls 190.

17 10 15 90 eme.

Pouls 164.

19 Morphine 0,01.

PHRIA RES

Heures Respiration Volume de l'air expiré.

21 8 en 15 secondes 82 eme.

Respiration régulière. Réflexe de la cornée faible.

24 8 15 80 eme.

25 Morphine 0,01. Pouls 192.

27 9 15 75 eme.

28 Morphine 0,01. Réflexe de la cornée présent.

30 10 15 85 eme.

32 Morphine 0,01.

34 Morphine 0,02. Pouls 196.

36 14 15 105 emc.

98 14 To 100 41 12 15 85 42 Morphine 0,02.

16,44 16 15 105 cme.

48 Chlorhydrate de morphine 0,04. Réflexes présents. 50 Morphine 0,04.

52 17 15 95 eme.

54 Morphine 0,04.

05 17 15 50 cmc.

58 Coramine 0,05 intraveineux, soit 2? cmc, sol. 2,5 %. 17,00 30 15 40 cme,

Respiration très superficielle.

03 Camphémol Ciba 0,2 cme.

04 27 15 90 cme.

05 26 15 120 Convulsions.

08 Violentes convulsions.

10 32 15 89 CmMC.

Convulsions.

17,17 Convulsions continues, faibles. Pouls 185. 18 Respiration superficielle, très fréquente. 24 Expérience suspendue.

Dans les deux expériences effectuées sur le lapin déprimé par l’hydrate de chloral (Exp. I et II) nous constatons que la Coramine est restée sans effet, cependant que le «Camphémol Ciba» a considérablement relevé la respiration.

Dans la première expérience sur le lapin morphinisé (Exp. IT) nous avons constaté après une injection massive intraveineuse de morphine 0,04 un arrêt total et persistant

de la respiration, tandis que le cœur continuait à battre. Nous avons été obligés d'établir la respiration artificielle par compression rythmée du thorax, mais au bout de cinq minutes la respiration spontanée ne s'étant pas encore rétablie nous avons injecté 0,05 de Coramine.

Cette injection restant sans effet, nous avons alors injecté 0,2 eme. de Camphémol Ciba, à la suite de quoi la respiration spontanée s’est rétablie et a pris rapidement une grande ampleur.

Dans la deuxième expérience sur l'animal morphinisé (Exp. IV) la dose d'uréthane a été moindre que dans la première (Exp. IIT); et nous avons injecté la morphine non en dose massive mais réfractée.

Après avoir vu baisser, tant le volume que la fréquence de la respiration, nous voyons cette dernière se relever, tandis que le volume continue à baisser, et c’est au moment où la respiration est devenue tellement superficielle — au point qu'on ne peut noter le volume de l'air expiré — que nous avons injecté la Coramine.

Sous son influence, la fréquence des mouvements respiratoires s’est un peu relevée, mais le volume est resté le même. Ayant au bout de cinq minutes injecté 0,2 cme. de Camphémol nous avons observé une réaction immédiate sur le volume de l’air expiré qui passa de 30 cme. à 90 eme. et 120 cmc., ainsi que sur la fréquence des mouvements respiratoires.

Ces deux séries d'expériences nous donnent l’impression très nette que tant en ce qui concerne l’action sur le cœur que celle sur la respiration, la Coramine ne peut être comparée au camphre.

Ces conclusions concordent avec celles du travail de Lagier, qui s'exprime en ces termes: « Le pouvoir analeptique et vaso-constricteur réel, mais pas très prononcé, permet de comparer ce corps (la Coramine) au camphre, à la strychnine et à la caféïne, mais il paraît être bien inférieur à ces trois médicaments. »

Malgré tout l'intérêt qu'il y aurait pour le médecin pratiquant à posséder un « camphre soluble », nous ne croyons pas que la Coramine soit le produit auquel on puisse attribuer cette épithète.

Il n’est pas impossible que l’action analeptique de la Coramine puisse trouver un emploi utile dans certaines affections accompagnées de dyspnée, mais cette question étant d'ordre purement clinique, cette étude ne rentre pas dans le cadre de ce travail.

Bibliographie

LaGIER, E. — Etude pharmacodynamique de la Nicotyldiéthylamide. Thèse du laboratoire de thérapeutique expérimentale de Genève. 1922.

Fausr, Edwin-Stanton. Prof.-Dr, — Ueber Pyridin-Beta-carbonsäure-diäethylamid (Coramin) und dessen Veriwendung als Analepticum. — Schweiserische Medisinische Wochenschrift, 1924. No 10.

UHLMANN, Fr. — Uber Coramin (Pyridin-Beta-carbonsäurediäethylamid). Eine neue campher-ähnlich wirkende Substanz (Aus dem Biolog. Institut der Gesellschaft für Chem.-Industrie in Basel).— Zeitschrift für die gesamte experimentelle Medizin. 43. Band. Heîft 5-6.

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