CHAPITRE X
Conclusions.
De l'étude comparative des principaux procédés de dosage de l'acidité urinaire d’une part, et de nos propres expériences de l’autre, on peut ürer les conclusions suivantes :
I. — L’acidité de l'urine est bien due: 4° aux phosphates monométalliques ; 2° à des acides organiques indéterminés.
Il. — L'acidité absolue, c’est-à-dire celle qui correspond à la saturation totale de toutes les valences acides des phosphates mono et dimétalliques, n’est qu’une acidité purement théorique ne présentant aucun intérêt pour la pathologie. Néanmoins, nous avons montré que le meilleur procédé pour la déterminer est encore celui de Jégou.
II. — Au terme d’acidité apparente adopté par certains auteurs, il convient de substituer celui d’acidité réelle, comme l’a proposé Jégou, parce que cette acidité réelle correspond à la somme de l’acidité monovalente des phosphates monométalliques et de l'acidité organique.
IV. — La détermination de l'acidité réelle peut se faire très exactement par un simple dosage acidimétrique, en présence de phtaléine, si on prend soin d'éliminer la chaux de l'urine et de corriger par la méthode de Ronchèse l'erreur apportée par la présence des sels ammoniacaux.
V.— Nous avons déterminé expérimentalement la technique à suivre pour effectuer ces corrections et pour opérer le titrage dans les meilleures conditions de sensibilité.
VI. — En faisant suivre le titrage direct à la phtaléine d'un dosage de l'acide phosphorique urinaire par les méthodes classiques, nous avons montré qu’un simple calcul permet d'établir:
40 L’acidité réelle ;
90 L’acidité absolue ;
30 L’acidité phosphatique ;
40 L’acidité organique ;
50 La teneur de l'urine en phosphates monométalliques;
60 La teneur de l'urine en phosphates dimétalliques.
VIL. — La part qui revient à l'acidité organique dans l'acidité réelle totale peut être établie à l’aide d’un rapport dont la connaissance ne peut manquer d'offrir un grand intérêt pour la clinique.
Vu : Bon à imprimer. vo Le Président de la thèse, Le directeur de l'Ecole, GRIMBERT. H. GauTIER.
Vu et permis d'imprimer :
Le Vice-Recteur de l'Académie de Paris, L. LiaRp.