DORE
pour cette intensité, le fer est presque saturé : on peut donc considérer la valeur de F — 1700 C. G. S. comme valeur maximum normale. Nous pouvons ajouter que pour un des galvanomètres Deprez-d'Arsonval à aimants permanents, nous avons trouvé pour l'intensité du champ magnétique la valeur de 805 C. G.S.
L’inspection des courbes qui représentent l'intensité du champ magnétique et l’extra-courant montrent que la saturation commence déjà avant 2 ampères et qu’elle est complète vers 5 à 6 ampères. Au-delà de cette intensité, les deux courbes tendent à devenir des droites s’inclinant sur Paxe des x. On voit que la proportionnalité n’est pas tout à fait rigoureuse dans ce cas, mais on constate toutefois que les variations de lextra-courant rendent bien compte des variations et de l’état de saturation des électro-aimants.
Pour déduire de la courbe précédente celle qui représente les variations du coefficient de self-induction, on peut, comme nous l’avons fait dans les autres cas, construire la courbe :
LAC à Le
On obtient ainsi la courbe tracée sur la fig. 15. Les ordonnées de cette courbe représentent la valeur du coefficient de self-induction.
Notre intention était de suivre également la variation du coefficient de self-induction du cadre mobile et de voir comment varie ce coefficient lorsqu'on augmente l'intensité du courant dans les inducteurs. La faible valeur de ce coefficient, jointe à la résistance relativement considérable du cadre (128 ohms) n’a pas permis d’effectuer ces mesures. La quantité d'électricité fournie par l’extra-courant, quantité qui sert de mesure au coefficient de self-induction, a pour expression
TE
1vrn
dans laquelle r' est la résistance extérieure. On voit que, sir est grand, g peut devenir si petit qu’on ne peut plus le mesurer par les méthodes ordinaires. On voit d’ailleurs que si r — 0, l’extra-courant est inversement proportionnel au carré de la résistance de la bobine. Ce fait explique pourquoi il est difficile de déterminer le coefficient de self-induction dé grandes bobines enroulées de fil fin. On voit, d’ailleurs, que dans des machines dynamo-électriques à fil fin, l'effet dû à la self-induction doit être moins considérable que pour des bobines à gros fil. Ce fait a été mis en évidence par les expériences de M. Marcel Deprez.