‹ Sur la determination du coefficient de self-indectionChapitre 32 sur 38 · FIG. 29 FIG · texte numérisé non relu

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les contacts pour d’aussi faibles résistances peuvent introduire des erreurs, il était indispensable de déterminer directement cette résistance avec unegrande approximation. Cela était d’autant plus nécessaire que cette résistance servait à déterminer l’intensité du courant, par l’observation de ladifférence de potentiel aux extrémités.

Pour faire cette mesure, il suffit de remplacer la machine par une résistance bien connue ; nous nous sommes servi d’un étalon ayant exactement la résistance d’un mètre de mercure de 1 millimètre de section (unité Siemens).

Cette résistance peut s'adapter, sans fil d’attache, dans les godets de mercure: il sufhit donc d’enlever les fils de la machine et de lesremplacer par l’étalon, Nous avons trouvé ainsi pour la résistance : R’ = 0,0510 ohm. La méthode était assez sensible pour qu’une différence de 1/10000 d’ohm produisit un déplacement très appréciable de l’image du galvanomètre. Quant aux boîtes qui forment les résistances BC et C D, nous n’avons vérifié que la plus forte résistance : elle s’est trouvée exacte à moins de 1/1000 près.

Comme source d'électricité, nous avons pris une série de 30 accumulateurs Faure; quelquefois nous avons employé ces accumulateurs con- Jointement avec des piles Bunsen. Pour arriver, par exemple, aux fortes

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intensités de 30 à 45 ampères, les accumulateurs seuls ne sont plus suffisants : nous avons employé la disposition suivante (fig. 31). Nous avons accouplé les 30 accumulateurs en 2 séries de 15, puis nous avons mis en opposition 30 éléments Bunsen; prenant alors le contact en Pet N, nous avons eu un potentiel assez constant et nous avons pu arriver ainsi à des intensités de 44 ampères.

FIG. 32.— ([Erratum. Lire : | = 4717 ohms, l' = 573 ohms’ R' = 0,0510 ohms]

Pour mesurer l'intensité du courant on emploie le même galvanomètre qui sert à établir l'équilibre du pont, comme nous l’avons exposé plus haut. Connaissant d'un côté la résistance R'—0,0510 ohmet d’autre part la f. é. m., on a l'intensité d’après la loi d'Ohm. Si l’échelle estgraduée en centièmes de volt, il faut dans notre cas multiplier environ par 20. On a d’ailleurs pris soin de vérifier directement la graduation de léchelle

avec des daniells, dont on a comparé la f. é. m. à des éléments L. Clark. Dans ce qui suit nous donnons toujours l'intensité corrigée. Comme la détermination de l'intensité de courant était un point capital, nous avons tenu à vérifier la méthode précédente, qui est cependant rigoureuse. Nous avons mesuré avec un voltamètre industriel la différence de potentiel aux bornes de la machine et nous avons été surpris detrouver des différences allant du simple au double ; pourtant la graduation devait

être bonne. Nous n'avons pas tardé à découvrir la cause de ce désaccord.

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