‹ Sur la determination du coefficient de self-indectionChapitre 34 sur 38 · PRE · texte numérisé non relu

PRE

L'erreur relative de ces deux résultats n’est donc que de S6o 0

et l’accord entre les deux méthodes est très satisfaisant.

Ayant ainsi déterminé le coefficient de self-induction des inducteurs, nous allons examiner si, dans le cas d’une machine Gramme, la proportionnalité entre l’extra-courant et l’intensité du champ magnétique a toujours lieu.

Il faut donc déterminer l’intensité du champ magnétique. Or, dans une machine dynamo, ce champ est très complexe, mais pour nous il suffit de connaître l’intensité moyenne en un point quelconque.

Il existe très peu de moyens directs pour la mesure de l'intensité du champ magnétique d’une dynamo. Quelquefois on déduit l'intensité moyenne d’après la f. é. m. développée par la machine : c’est ainsi que M. Kittler (!) arrive à des intensités de 4,000 à 6,000 unités C. G. S. M. Marcel Deprez (?) assure, au contraire, d’après l'effet mécanique produit parla machine, que le champ magnétique n’excède pas 2500 C. G.Ss. Il serait donc intéressant de pouvoir contrôler directement ces divers résultats. Comme, dans notre cas, nous n’avons pas à déterminer l’intensité en valeur absolue, il nous a suffi de faire passer un fil entre l’anneau et les pièces polaires et d'observer l’impulsion que reçoit le galvanomètre, lorsqu'on coupe le courant dans les inducteurs; cette impulsion est proportionnelle à l’intensité du champ.

Nous nous sommes servi à cet effet d’un galvanomètre Deprez-d’Arsonval avec un cadre de faible résistance (0,57 ohm); comme le fil qui entoure l’anneau de la machine n’a aucune résistance sensible, on obtient des impulsions considérables : on peut les diminuer par l’introduction d’une résistance. La résistance totale du circuit restant invariable, la mesure de l'angle d’impulsion peut servir de mesure à la quantité d'électricité produite; les mesures sont comparables entre elles, tant que la résistance du circuitne varie pas.

Le tableau suivant montre que l’accord est parfait; pour la facilité des comparaisons, on avait intercalé une résistance telle que, pour une

certaine intensité, les impulsions des deux galvanomètres étaient les mêmes.

2m mme

(1) Kirrrer, Electrotechnic, p. 460 et 470, 1886. (@) Derrez, La Lumière Électrique, t. 18, p. 11. 1885,

TrHOIETE Extra-courant et intensité du champ magnétique

Intensité du

Intensité champ

du courant Extra-courant magnétique ampères q F 2,6 1,4 1,4 52 — 3,0 SA SET — 6,4 — Ste) 7-8 a à 49 8,0 4,5 = HO — 50) 13,4 6,7 ns 1e si) 16,2 0 19,0 ; 8,4 KE 20,0 — 8,8 he 8,8 — 24,0 9,4 ca 24,6 + 97 26,2 9,8 = 28,0 —— 10,1 29,2 10,3 = 30,0 — 10,5 SL, 10,6 — 34,6 10,9 ce

Les résultats précédents sont mis en évidence sur la figure 36. Le champ magnétique est désigné par la lettre F, et l’extra-courant par la

11 Fran eue 10 CEE IST RSBRANPE HE RUN LEE |

Ampères

lettre g. On voit que la loi de la proportionnalité se vérifie très bien dans ces conditions.

Nous terminerons ce travail par la mesure du coefficient de selfinduction de l’anneau de la machine. Nous avons fait ces déterminations dans deux conditions distinctes : d’abord sans excitation des

en 0 CE

inducteurs, puis en lançant dans les inducteurs un courant énergique de 30 à 35 ampères.

Les deux courbes ci-jointes montrent les résultats de ces expériences : on voit que le coefficient diminue, lorsque les électros sont excités, ce qui est d'accord avec la théorie.

Pour un courant de 20,4 ampères dans l'anneau, nous avons trouvé :

L = 0,0287 X 10° cm. sans excitation

L — 0,01%2 xX 10° cm. avec un courant de 31 ampères dans Îles inducteurs (fig. 27).

La résistance de l’anneau était de 0,47 ohm. On voit, sur la fig. 37, que

DRARARRREN PC" RATE

VA IIndictebrs fon éxcit CRE | 191 | LT Coëfiicient del self ingucion Z | L47 | | Cobraht dns Jes/nducteurs:$

0] Z is 6 8 10 12 14 16 18 20 22 24 26 28 30/Anpères FIG. 37

les courbes représentant l’extra-courant sont des lignes presque droites : lorsque les inducteurs sont excités, la ligne est parfaitement droite et le coefficient de self-induction est une constante. Sans excitation des électro-aimants, la ligne est légèrement convexe, mais cn voit que, même pour des courants de 27 ampères (et le régime normal est de 25 ampères), il n’y a pas trace de saturation. En toute rigueur, il faudrait, pour tirer des conséquences de ces expériences, répéter les mesures sur l’anneau enlevé de la machine, afin de constater l'influence des inducteurs. Quoi qu’il en soit, il est un fait remarquable : c’est que, dans l’anneau, les électros étant fortement excités, le coefficient de self-induction est tout à fait constant et indépendant du courant qui circule dans cet anneau.

ui JR

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