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Sur La Diffusion De Quelques Espèces De Lichens

Nouveau mémoire sur la question relative aux Ægilops triticoides et speltæformis.

h° De la part de M. F. Anibrosi, du Valsugana :

Flora del Tirolo méridionale, t. II, l re partie.

5° De la part de M. C. Billot, de Haguenau :

Annotations à la flore de France et d'Allemagne (suite).

6° En échange du Bulletin de la Société .

L’Institut t avril 1857, trois numéros.

M. J. Gay présente à la Société la deuxième partie de l’ouvrage de M. de Tchihatchef, intitulé ; Y Asie Mineure , description phtisique, statistique et archéologique cle cette contrée , et ajoute les observations suivantes :

Cette seconde partie traite de la Climatologie et de la Zoologie, et, en raison de la première de ces matières, elle doit être considérée comme une introduction nécessaire à la partie botanique du même ouvrage, à laquelle l’auteur doit consacrer les deux volumes suivants, sous le titre: 1 égétation de l Asie Mineure , accompagnée d’un coup d’œil sur le caractère de la végétation de l'Orient en général.

Deux chapitres de cette deuxième partie ont d’ailleurs un rapport, étroit

avec la botanique, puisque l'un d’eux (le chapitre VIII) est consacre aux

Limites des neiges perpétuelles et de la végétation arborescente , tandis que

I autre (le dixième) traite du Déboisement et du développement des marécages .

Au nombre des faits botaniquement importants consignés dans le chapitre VIH, sont entre autres les limites supérieuresde HO espèces ligneuses, indiquées d’après les propres observations de l’auteur, dans des contrées jusqu ici à peu près inconnues aux naturalistes.

M. de Schœnefeld, vice-secrétaire, donne lecture de la note suivante, adressée à la Société par M. Nylander :

s,, a LA DIFFUSION DE QUELQUES ESPÈCES DE LICHENS, par M. !<■ If NYI.ANiDF.lt.

(Paris, 2;i avril 1857.)

A la dernière séance de la Société, \I. Martin» a rappelé l’hypothèse qui, P°ui expliquer les différences que présentent entre elles les flores de i>o\s Se parés par de grandes distances, admet plusieurs centres de création. Qu il

3?*2 somktk botaniqi.’e ni; francf.»

me soit permis de l'aire observer à ce sujet que la distribution géographique des Lichens ne parait nullement être en harmonie avec cette théorie. Kn effet ces végétaux à vie si tenace, et qui souvent semblent se confondre en quelque sorte avec la roche qui les porte, offrent un grand nombre d’espèces qui se trouvent répandues sur tous les points du globe et sur chaque ilôt qui s’élève au-dessus de la mer, quelque isolé qu’il soit. On remarque aussi (pièces espèces, éminemment cosmopolites, sont en général celles qui montrent le plus d'indifférence pour la nature de leur substratum : les rochers, la terre, les écorces, le bois leur conviennent à peu près également; cependant la plupart d’entre elles sont principalement saxieoles.

Comment expliquer ici l’immense diffusion par le transport de graines? Il parait certain que les cellules délicates qui constituent les spores des Lichens ne peuvent pas être transportées par les courants marins ou du moins qu’elles s’altèrent promptement dans l’eau salée, et à plus forte raison dans le tube digestif des oiseaux. Admettre le transport des spores par les agents atmosphériques, à l’aide des brouillards et des vents par exemple, serait encore une opinion fort hasardée. D’ailleurs, il ne laut pas perdre de vue que ee sont surtout certaines espèces que l’on trouve répandues sous toutes les latitudes, et il est évident que les agents auxquels nous venons de faire allusion ne vont pas choisir les spores de celles-là plutôt que celles de toutes les autres.

Voici quelques chiffres qui expriment la proportion dans laquelle les espèces européennes se retrouvent dans quelques pays exotiques :

Hans l’Amérique boréale, les espèces européennes forment. 78 p. JOUA | i £

Dans la Nouvelle-Zélande..(J8 — f |

Au Chili.50 — > “ | |

Dans la Polynésie.,80 — ) " 2 ÿ

A Java.25 —-

La théorie des centres multiples de création semblerait donc s’appbq uer mal aux Lichens, puisque l’eloignement des pays entre eux n’est pour rien

dans la distribution des espèces. Il serait au moins plus juste d’admettre,

comme conséquence de ce qui précède, Vunité d’action de la force créatrice, manifestée par lu présence de certaines formes identiquement les mêmes sur tous les points de la terre, et avec lesquelles viennent se combiner en proportion plus ou moins grande, dans les diverses régions, d’autres formes appartenant en propre aux grandes zones géographiques, pour constituer les flores spéciales dont la composition se modifie selon les lieux. Chaque région se créé ainsi sa flore qui, considérée isolément, n’est qu’un fragment •l’une création végétale unique et générale, qui s’est faite sur toutes les parties du globe, produisant pour chaque localité les organismes qui y trouvaient un milieu convenable à leur existence.

SEANCE DU 2/j AVRIL 1857.

Les flores qui sont, relativement aux phanérogames, le plus sensibles aux influences locales et qui, sous ce rapport, peuvent offrir les dissemblances les plus grandes, ne présentent souvent, en ce qui concerne les Lichens, que des différences peu considérables.

M. Boisduval présente à la Société plusieurs plantes en lleur, qu’il est parvenu à cultiver avec succès : Raminculus Thora, B alpestris,Orclns mascula, O. Morio,Ophrys Araneola, Bchh.— M. Boisduval dit que le Raminculus Thora est d’une culture 1res difficile, ainsi que YOrchis Morio, qu’il cultive dans un mélange de Sphagnum et de terre sablonneuse. — Il fait remarquer la précocité de YOphrys Araneola , qu’il a reçu du département de la Dordogne, et qui est déjà en (leur, tandis que VO. aranifera ne fleurit dans ses cultures que vers le 10 mai au plus tôt.

M. de Schœnefeld dit qu’il a vu avec M. Cosson, a Port-Villez (Seine-el-Oise), le 22 avril 1851, une forme déjà fleurie de YO. aranifera, qui lui paraît la même que celle que M. Boisduval cultive sous le nom d’O. Araneola. La forme de Port-Villez a été décrite par M. Cosson, sous le nom d’O. aranifera , var. Pseudospeculum.

A l'occasion de ce qu’il vient de dire sur la culture dos Orchidées, M- Boisduval signale ce fait curieux, que le Goodyera repens ne peut

vegeler que tant que le terreau dans lequel il est piaulé contient du mycélium de Champignons. Quand le mycélium manque, la plante

meurt.

M. Prillieux a constaté le môme fait à l’égard de plusieurs Orchidées, notamment du Neottia Nid us avis. Les Spiranthes sont dans le môme cas, et la racine si profonde du Limodorum est aussi entourée do mycélium. Ce mycélium pénètre quelquefois dans le tissu des racines, mais il vient évidemment de l’extérieur.

M. de Schœnefeld est d’avis que h.* développement de certaines Orchidées et la présence du mycélium peuvent ôtre des faits concomitants, sans avoir l’un avec l’autre des rapports de cause à effet.

M- de Bonis rappelle que quelques horticulteurs emploient l’ammoniaque dans l’arrosage des Orchidées. Le mycélium pourrait jouer ’ ! " "de analogue à celui de l’ammoniaque, en raison de ia quantité d’azote qu’il contient.

M- Me ni ère ne pense pas que la présence du mycélium soit nécessail(> pour le développement des Orchidées, car dans les serres on (, dti\elp.s plantes de cette famille sur du liège ou sur d’autres corps

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