SÉANCE DU 28 JUIN J85A
partagent symétriquement la circonférence de la tige avec les feuilles normales. Ces feuilles normales se trouvent par conséquent déplacées (dans une série de veiticilles successifs), par le fait du dédoublement de l’une d’elles, et entrent dans une nouvelle combinaison symétrique.
M. Brongniart présente la communication suivante :
DES GLANDES NECTARIFÈRES DANS DIVERSES FAMILLES DE PLANTES MONOCOTYLÉDONES,
par M. AD. BllOXGYI lRT.
L’origine du fluide ordinairement visqueux et sucré, quelquefois presque aqueux, qu’on observe au fond de beaucoup de fleurs et qui constitue ce qu'on a nommé le nectar des fleurs, est loin d’avoir été bien constatée dans la plupart des plantes.
Si, dans plusieurs cas, on a observé des organes glanduleux extérieurs soit autour de la base de l’ovaire, soit vers la base des étamines ou des pétales auxquels on a pu attribuer cette sécrétion, il est d’autres cas fort nombreux où l’on n’a rien observé de semblable et où l'on a dû considérer le fond du tube de la corolle ou la base de l’ovaire comme l’organe sécréteur lui-méme.
La plupart des Liliacées, des Amaryllidéeset des Broméliacées paraissaient dans ce cas; car à l’exception des Fritillaircs et d’un petit nombre d’autres genres, on n’y avait pas observé d’organes sécréteurs extérieurs, et cependant presque toutes ces plantes offrent au fond de leurs fleurs un liquide abondant au moment de la floraison.
Il y a déjà fort longtemps que, cherchant à vérifier une hypothèse mise en avant sur la composition du pistil de diverses familles de monocotylédones, et d’après laquelle les carpelles ou parties constituantes du pistil ne correspondraient pas aux loges mais aux valves qui alternent avec elles, et la cloison ne serait qu’un repli du milieu de cet organe (t), j ai étudie la constitution des cloisons qui séparent ces loges, pour chercher à reconnaître si daus leur système vasculaire ou dans quelque point de leur organisation on trouverait une preuve ou de leur simplicité ou de leur formation par
l’adossement des parties latérales des carpelles.
Cet examen me montra que dans beaucoup de Liliacées, la cloison qui séparé les loges de l’ovaire présentait, dans son milieu et dans une étendue plus ou moins considérable, un dédoublement et une cavité étroite dont les parois étaient généralement appliquées l une contre I autre , mais u étaient
cependant nullement adhérentes.
La cloison est ainsi partagée, dans une étendue plus ou moins grande,
(1) Mémoire de M. Stcinbeil, Annales des sciences naturelles , deuxième série, l - h p. 99 (183/t).