‹ Sur la fréquence de l'évolution maligne des kystes de l'ovaireChapitre 23 sur 28 · OBSERVATION VIII · texte numérisé non relu

OBSERVATION VIII

M..., 29 ans, entrée le 31 mai 1898.

Pas d’antécédents héréditaires, Habituellement bien portante et bien réglée, a eu deux

enfants, le dernier il y a quatre ans.

eu

Il y a deux ans, cette malade ressent des douleurs très vives dans le ventre, surtout à gauche, qui lobligent à prendre trois mois de repos. |

A cette époque, son ventre a augmenté de volume d’une mauière notable, mais au bout de q uelque temps, diminution de la douleur et du volume de la tumeur.

Il ÿ a un mois, réapparition des mêmes symptômes, tumeur occupant presque tout l'abdomen, surtout à droite, très tendue, rénitente, proéminant nettement en avant.

Au toucher, utérus libre, mais peu mobile, corps difficile à atteindre. On ne sent pas la tumeur.

Intervention le 8 juin 1898.

Incision assez longue. Ponction avecle gros trocart, 1l s'écoule un liquide épais, brunâtre, par moments même des caillots obstruent le tube. La poche est donc remplie en grande partie par du sang.

Il ya peu d’adhérences à la partie noue. mats quelques-unes assez résistantes se rencontrent à la partie supérieure, Il se produit même üne déchirure de la poche qui est comme greffée au méso-côlon.

Enfin la poche est rapidement retirée et ligature est faite du pédicule. Ce dernier d’ailleurs, assez long et assez souple, était tordu une fois sur lui-même, ce qui a dû être la cause des douleurs récentes et de la présence de sang dans la poche.

On enlève encore quelques adhérences à la partie supérieure, mais c’est avec grandpeine que lon parvient à détacher la portion de la paroi qui est fixée sur le méso-

colon,

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