‹ Sur la géométrie non-EuclidienneChapitre 12 sur 35 · Nous avons déjà posé · texte numérisé non relu

Nous avons déjà posé

Posons en outre

e* — e'^ , sh ;r . ch ^

sha?=: , thar^z—- — , coth.r=:-r —

2 en a? shx

On en déduit

ch*a? — sh*cr = i,

ch(d7-+-/) =:chxchy -hshxshy,

sh(j? -H/) = sh^ch/ H-ch^sh/.

Ceci posé, soient a: A/ (y?^. lo) un angle aigu, Bun point de Aa?, C un

point de Aj; menons CD perpendiculaire sur AB; les triangles rectangles ACD, BCD donnent

chBC = chCD ch(AB - AD),

, ^^ ch AC chCD= , . ,. ; chAD'

(3o) d'où

oh KC

chBCi= ^J|^(chABchAD — shABshAD)

=z ch AB ch AC - sh AB sh AC ^^4? '

th AG

De même, en abaissant BE perpendiculaire sur ÂC, on a

chBC = ch AB chAC - shAB shAC^J^^.

tiiAB

Donc

thAD ihAE , thAC~lhAB^

comme les longueurs AB et ÂC sont quelconques, il faut en conclure \

que la valeur du rapport , .^ ne dépend pas de la longueur AC, mais

seulement de l'angle A : c'est cette valeur qu'on appelle le cosinus de l'angle A et qu'on désigne par cosA, de sorte que

chBC = ch AB ch AC — sh AB sh AC cos A.

Si l'angle A est obtus, le pied de la hauteur CD tombe sur le prolongement de BA; on trouve, dans ce cas,

chBC = chAB ch AC -f- shAB shAcl^54S;

th AC

et, en posant, par définition,

cosA=i— rzrrn =" cos (2 droits —A), In AL

on retombe sur la formule précédente.

Ainsi les côtés a, 6, c et les angles A, B, C d'un triangle sont liés par les trois relations

ch a = ch ^ ch c — sh 6 sh c cos A, ch ^ = ch c cha — sh c sha cosB, chc =chach6 — shash6 cosC.

Ensuite, en définissant le sinus d'un angle A aigu ou obtus comme

la valeur positive du radical v^i — cos^A, et en définissant la tangente et la cotangente par les formules

. sinA

tangA=: T-,

° CCS A

^ . cosA sinA

on déduit des trois relations précédentes

sha

sinA sinB

shc smC

shacosB = chôshc — chcsh6 cosA, coth a sh ^ =: ch 6 cos C H- sin C col A,

cosA= — cosB cosCh- sinBsinCcha.

En particulier, si Ton suppose que le triangle ABC est rectangle en A, on a

cha^= ch6chc, th^ = shc tangB,

sh^nr shasinB, cha = cotBcotC,

th^ = thacosC; cosB = ch6sinC.

Formules d'addition.

14. Soient a = xOy^ p :=yOz {fig> 1 1) deux angles aigus; supposons pour fixer les idées a > p, et d'un point A de Ox abaissons AC

perpendiculaire sur Oj; comme p < a, le prolongement de cette perpendiculaire rencontre nécessairement Oz en un point B. Les trian-

gles OAB, OAC, OBC donnent

shOA shOB cos(a -+- P) = chOA chOB — ch (AC -+- CB),

1 ir- unry chOAchOB chACchCB=: TTTw^ — i

ch-OC

d'où

shAC shCB = shOA shOB sina sinp,

cos(«-+- P) =zcolhOAcolhOB ( i ûTrïr ) ~^ sinasin(5

lh»OC . ^

"= lhOAthOB "^'"^^^"P-

ou

CCS (a-h P) zn cosacosp — sinasin(3.

On trouverait de même

ces (gc — (3) = cosacosP -h sina sin|3.

Si les angles a et p sont complémentaires, cos(a-i-P) est nul, donc

ces a ces (3 = sin a sin (3,

d'où

osa sina /cos*a -h sin*a

lïïp ""• côsp ■" V sin»j3 -h cos*p " "^ ''

cos sin

puisque a et ^ sont aigus; donc

sin (3 = cos«, ou, en désignant par D Tangle droit,

sin(D — a) = cosa.

Toutes ces formules sont établies dans Thypothèse où a et p sont aigus; mais, si Ton définit le sinus et le cosinus d'un angle quelconque A par les formules

cos A = (— i)'»cos(A — 2/iT)), -sin A =ir ( — i)" sin (A— 2/iD),

en désignant toujours par D l'angle droit, et par n un entier positif

(33) OU négatif tel que o<A— 2/iD<!2D, on démontre sans peine que

sin (D — A) = cosA, cos (A -+- B) = cosA cosB — sinA sinB,

quels que soient A et B.

On retrouve ainsi toutes les formules de laTrigonométrie ordinaire, excepté cependant celles qui dépendent du choix de l'unité d'angle.

15. Pour établir ces dernières, considérons les fonctions C(.r) et S(.r) définies par les égalités

ÇAx) — - — — z= I —

f»ix ___ ff~ix S iœ) =. : =LX —

Si l'on fait varier a: de o a 2, la fonction S(j?) reste positive et moindre que a?, et l'identité

montre que la fonction C(ir) est continue et constamment décroissante dans l'intervalle considéré. Or

donc il y a une valeur de x comprise entre o et 2, et une seule, qui vérifie l'équation C(a?) = o; c'est cette valeur qu'on représente

par - :

Ensuite, en désignant par D l'angle droit et par w un nombre en tier, on peut trouver un nombre a et un seul tel que

r. / X B , TT

C(a) = cos— et o<a<n 2

(*) Voir Géométrie de MM, Rouché et de Coinberousse (Note II, 6* édition). G. 5

En s'aidant des relations

C[09-hi)«]:r:2C(/?a)C(a)-C[(/;-i)a],

COSip -H l) — = 2C0Sp — COS COS(/? — ï) — >

on en déduit

Page 1