‹ Sur la préparation de monocristaux de fer de haute pureté et sur certaines propriétés de ce métalChapitre 31 sur 37 · TABLEAU IV · texte numérisé non relu

TABLEAU IV

Résultats des chargements en hydrogène cathodique.

Quantité d'hydrogène absorbé, en cm/100g

Nature du recuit

dans l'hydrogène Laminages et recuits Laminage direct alternés

24h à 950°C 8 175 + 6h à 800°C + 6h à 500°C Quelques soufflures Quelques soufflures

24h à 950°C 2 5 + 6h à 800°C + 16h à 300°C Pas de soufflures Pas de soufflures + 216h à 280°C

24h à 950°C + 12h à 800°C il 8 + 36h à 550°C ; + 24h à 450°C Pas de soufflures Quelques soufflures + 72h à 280°C

24h à 950°C, suivi d’un refroidis-

sement par paliers de 30°C par 1 5 jour depuis 850°C jusqu'à la en nes : Pas de soufflures Pas de soufflures

La méthode de préparation et de recuit est cependant inopérante si le métal utilisé n’est pas très pur: si on prépare et recuit une éprouvette de fer Armco de la manière que nous venons de définir, on constate que la plaquette absorbe 54 cm*/100 g alors que dans les mêmes conditions l’éprouvette de fer pur n’absorbait que 1 à 2 cm°/100 g. Le recuit dans l'hydrogène a éliminé la plus grande partie des impuretés métalloïdiques contenues dans le fer Armco mais non pas les impuretés métalliques si bien qu'il reste un grand nombre de défauts dans le métal.

L’absorption de l’hydrogène par le fer est donc en relation directe avec la présence de défauts dans le métal.

Si le fer est pur et si les éprouvettes sont préparées de façon telle qu’elles contiennent peu de défauts, l’absorption d'hydrogène est très faible.

Nous avons précédemment indiqué qu'il était facile de préparer des éprouvettes polycristallines de fer pur polygonisé et nous avons dit que la structure polygonisée présentait des sous-grains possédant peu de défauts, ceux-ci s'étant alignés pour former les sous-joints. Le fer polygonisé devrait donc absorber très peu d’hydrogène. Nous avons comparé l'aptitude au chargement d'éprouvettes de fer pur polygonisées et non polygonisées. Les différences observées sont très faibles, de l’ordre de grandeur de la sensibilité de la méthode de mesure utilisée. On ne peut donc rien en conclure pour le moment. Les monocristaux de fer pur donnent des résultats

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es à ceux obtenus avec les éprouvettes polycristallines. Immédiatement après leur préparation, c'est-àdire après un recuit à 850°C suivi d’un refroidissement en 12 heures, ils absorbent de 25 à 30 cm°/100 g

d'hydrogène. S'ils sont recuits plusieurs jours à 850°C et refroidis à raison de 30 à 40°C par jour, ils n’absorbent plus que 2 à 5 cm*/100 g d'hydrogène.

semblables

Influence des impuretés.

Dans le but de voir l'influence de certaines impuretés métalloïdiques sur l’aptitude au chargement en hydrogène cathodique du fer pur, nous avons préparé des éprouvettes contenant de petites quantités de carbone ou d'oxygène. La carburation était faite par la méthode précédemment décrite et l'oxydation soit dans le mélange H,-H,0 à 850°C, soit par recuit sous vide à 850°C après oxydation superficielle aux couleurs d’interférences. Dans les deux cas, les éprouvettes étaient ensuite recuites sous vide à 950°C puis refroidies lentement depuis cette température. Le tableau V donne les quantités de gaz absorbées par les plaquettes ainsi préparées.

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