‹ Sur la pression artérielle: dans quelques cas d'œdèmesChapitre 6 sur 14 · CHAPITRE PREMIER · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIER

Aperçu rapide sur la valeur comparée de la pression maxima et de la pression minima.

La méthode que nous avons employée dans nos recherches est la méthode oscillatoire et l’appareil utilisé est l’oscillomètre de M. le professeur Pachon. C’est une méthode commode el très sensible, mais néanmoins assez délicate et nous avons cherché à nous entourer dans le maniement de cet appareil des précautions nécessaires, pour que les chiffres obtenus puissent se comparer entre eux avec le plus d’exactitude possible. Nous avons toujours pris la pression avec le même appareil, dans les mêmes conditions d’attitude répétant l'opération plusieurs fois et agissant toujours guidé par l’esprit impartial et consciencieux qui doit présider aux recherches expérimentales.

C’est surtout la pression minima que nous envisagerons au cours de cette étude : « La tension artérielle, dit Gallavardin, est une force créée par la contraction ventriculaire entretenue par la réaction de la paroi vasculaire à la disten-

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sion, réglée par la résistance des vaisseaux périphériques à l'écoulement du sang. » D'où, naturellement trois facteurs agissant sur la valeur de la pression artérielle : la contraction ventriculaire l’état des artères el la résistance périphérique; ce sont les deux derniers facteurs que mesure la pression minima. |

Pendant la diastole une certaine quantité de sang existe dans le système artériel et à chaque contraction ventriculaire #ne nouvelle masse sanguine est lancée dans la circulation, venant se surajouter à la quantité de sang existant dans les artères pendant le repos du cœur : D'où deux régimes de pression : une pression diastolique qui est constante et une pression systolique variable, intermittente. La première est la pression minima, la seconde est la pression maxima.

C’est à M. le professeur Pachon aue revient l’honneur d’avoir montré la valeur de cette pression constante. Jusque là on ne se préoccupait que de la pression maxima, mais celle-ci ne représente qu’un moment de la pression artérielle varie chez le même individu en très peu de temps et sous des influences variées et minimes. suivant que le sujet est au lit ou debout, à jeun ou en période digestive. La minima au contraire ne présente pas de pareilles variations, elle est beaucoup plus stable. La minima représente la charge réelle et constante supportée par les artères et représente la résistance que le cœur doit vaincre au début de chaque systole pour ouvrir les sigmoïdes et chasser le sang du ventricule.

S1 la pression minima est élevée, pour vaincre cette résistance, l'effort cardiaque devra être plus considérable.

Autre point important : la pression maxima varie d'un point à un autre du système artériel, ce qui fait que la valeur de la pression maxima vaut pour un point seulement du système artériel. Pour la pression minima, au contraire, elle présente une valeur décroissante très faible tout le long du système artériel; on peut considérer qu’à quelque niveau qu'on l’observe la pression minima a une valeur qui est valable pour tous les points du système.

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