‹ Sur la route, chansons et monologuesChapitre 10 sur 40 · SUR BORDEAUX · texte numérisé non relu

SUR BORDEAUX

Que pourrais-jc bien vous écrire Sur Bordeaux, mon cher Benhelot?

J'y fus si peu... mais, à vrai dire, J'y fus comme le matelot De la chanson : Bonne cuisine, Les meilleurs crûs du meilleur vin, Puis, et surtout, la vieille fine Du chapon fin.

Ceci n'est pas une réclame, Mais je veux l'écrire en passant ; Quand on dîne bien, on le clame En estomac reconnaissant.

Certes, j'aime toute la France, Ses montagnes, ses villes d'eaux, Mais je donne la préférence A votre Gironde... à Bordeaux, Au citadin qui vous accueille Le verre en main, le rire aux yeux, Et dont la gaieté sent la feuille Du cep planté par ses aïeux; A sa franche et joyeuse mine; A ce gai Bordelais, enfin.

Auquel on doit la vieille fine Du chapon fin.

En désirez-vous des louanges?

En voilà, mon cher Berthelot.

Sur ce, pressez bien les phalanges De l'ami Toché-Gorenflot.

Il habite dans la cuisine Où, plus heureux qu'un séraphin, II déguste la vieille fine, Au chapon fin.

Page 1