OBSERVATIONS XIV-XX VIII
Mais autant notre réserve est absolue sur ce point (ulcère de l’estomac), autant nous serons affirmatif au sujet des différentes formes de dyspepsie que nous avons observées à Ahusquy. Dans une dizaine de cas au moins, les estomacs délabrés paraissaient se reconstituer sous nos yeux; à l’arrivé», l'appétit était nul, l'ingestion des aliments douloureuse, les digestions lentes et pénibles; après chacun des repas, la région épigastrique se distendait; il y avait des aigreurs acides et nauséeuses, du pyrosis, parfois des vomissements rebelles. Dès les premiers jours du traitement, ces symptômes s’affaiblissaient pour disparaitre bientôt et la guérison ne tardait pas à s'affirmer. Un de nos confrères nous racontait que pour lui l'amélioration fut presque immédiate ; or, les accidents étaient d’une certaine gravité, son estomac supportait avec peine les plus légers aliments; il vint à Ahusquy; au bout de huit jours, il mangeait avec plaisir et ses digestions devenaient régulières. Ce n'est plus par besoin, mais par reconnaissance qu'il y retourne chaque année... Je ne saurais passer sous silence les observations importantes que nous à communiquées notre confrère M. Baudéan, médecin à Lucq; j'ai sous les yeux quatre fails recueillis par lui; les accidents étaient si graves que les parents hésitaient à tenter le voyage. Le premier a trait à une jeune fille soignée pendant longtemps par les sorcières qui y épuisèrent leur formulaire varié, Lorsqu'elle fut confiée à M. Baudéan, les vomissements étaient incessants, la diarrhée continue et la malade n'était soutenue que par des lavementsalimentaires ; on la transporte à Ahusquy dans cet état ; elle manque succomber pendant le trajet; une fois arrivée, il lui est impossible de monter à la fontaine et on doit lui descendre l’eau pendant quelque temps. « Dès le septième jour, elle commence à manger du bouillon, du lait, des œufs, et au
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bout de trois semaines, elle rentre complètement guérie. » La deuxième et la troisième observations, que la brièveté de cette étude nous prive de reproduire, montrent des guérisons aussi rapides. Il en est de même pour la quatrième, fort intéressante d'ailleurs, et où les symptômes éprouvés par le malade nous paraissent évidemment se rapporter à une gastrile d’origine alcoolique; pourtant, cette fois encore, notre confrère peut enregistrer un succès (Reclus).
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CONCEUSIONS
1. — La source d’'Ahusquy, très réputée dans le pays basque, a été étudiée par MM. F. Michel, Reclus, Feuillié et Foveau de Courmelles. Son histoire est mal connue.
II. — Elle est située dans les Basses-Pyrénées, en un petit hameau de montagne, entre Mauléon et Saint-Jean-Pied-de-Port, à 1.100 mètres d'altitude.
IT. — Elle jaillit d'un terrain calcaire, creusé par les eaux et desséché, de formation albienne, avec quelques intercalations diverses.
IV. — Cette source, probablement artésienne, est d'un débit faible et irrégulier. Elle est mal protégée par un captage rudimenlaire et incomplet.