Sur La Structure De L'épillet Et De La Fleur Dans La Famille Des Graminées
quablc, c’est le rameau inférieur qui est favorisé et qui fournit les éléments du sympode.
Un dernier caractère essentiel à noter dans le Pot an 10 g et on trichoides , est celui en raison duquel j’avais autrefois proposé le nom de/*, monogynus, alors que je croyais avoir affaire à une espèce nouvelle. Le P. trichoides est, en effet, le seul Potamot qui, avec un périanthe et un androcée tétramères, ait le gynécée réduit à un seul ovaire. Ce n’est point, comme dans beaucoup de Potamots, la suite d’un avortement tardif qui arrête dans leur développement quelques-uns des quatre ovaires, en conservant leurs rudiments sur le réceptacle de la fleur. Non , l’avortement est ici congénital et l’ovaire normalement unique, quoique toujours excentrique, comme il convient à une fleur destinée à quatre ovaires. Ce caractère est tellement constant qu’après avoir examiné plusieurs centaines de fleurs, fraîches et sèches, et dans tous les états, même dans le plus jeune bouton , je n’ai pu enregistrer un seul exemple de fleur quadri- ou même tri-ovariée. Trois exemples de fleur bi-ovariée ont été le seul fruit de la chasse que je fais depuis vingt-deux ans aux anomalies florales du P. trichoides.
Il résulte de ce qui précède que le P. trichoides diffère profondément du P. pusillus , dont il a le port et à côté duquel Chamisso le plaçait. II en diffère par ses rameaux fasciculés à l’aisselle des feuilles alternes, par ses dichotomies où c’est le rameau inférieur qui est favorisé, et enfin par ses Ileurs monogynes. Ce dernier caractère le distingue en même temps de tous les Potamots connus de moi. Les deux autres lui sont communs avec les P. pectinatus et fliforynis , dont pourtant il s’éloigne beaucoup par ses stipules axillaires, libres en apparence et non pas longuement soudées avec le limbe de la feuille.
Dans le fruit du P. trichoides, une bosse très sensible se fait remarquer à la base de l’angle axile. C’est encore là un caractère essentiel de notre plante et le seul dont Chamisso ait eu connaissance.
M. Germain de Saint-Pierre lait à la Société la communication suivante :
par M. E. GERMAIN DE SAINT-PIERRE.
Il suffit sans doute pour qu’un fait ou l’explication d’un fait soient acquis à la science, que ce fait ait été signalé et décrit, que cette explication soit juste et ait été clairement exposée; mais il ne suffit pas toujours qu’un fait soit acquis à la science pour qu’il ait cours dans la science. Bien souvent, au contraire, soit routine, soit indifférence, l’observation signalée passe inaperçue, et fou n’en tire aucun avantage, jusqu’à ce que de nouveaux obser-