RÉSUMÉ ET DISCUSSION DES RÉSULTATS DE DIX ANNÉES D'OBSERVATIONS
Pour la théorie des halos, il est fort important de connaître le degré de fréquence de leurs divers aspects et comment il varie avec le lieu d'observation, la saison, l’heure, la hauteur du Soleil, etc.
D'une manière générale, c’est toujours par Pétude des variations des phénomènes qu’on parvient à la connaissance de leurs lois et de leur cause.
Dans le domaine de la Physique expérimentale, on produit et l'on fait varier à volonté les phénomènes. En Météorologie, au contraire, on ne peut ni les provoquer, ni les modifier, n1 même, bien souvent, les prévoir. On doit se contenter de les observer quand ils se produisent et de noter comment ils varient d’euxmêmes dans le temps et dans l’espace.
En ce qui concerne les halos, ces données sont d’une application particulièrement utile et directe.
La fréquence d’un phénomène étant nécessairement en rapport avec celle de la cause qui le produit, il devra exister un certain parallélisme entre la fréquence d’une forme de halo et celle du type de cristaux de glace qu’on considère comme lui donnant naissance.
Si plusieurs phénomènes sont dus aux mêmes cristaux, ils devront, pour une même hauteur de Soleil, accuser les mêmes variations de fréquence, en fonction de la saison par exemple.
D'autre part, les chances de voir une courbe lumineuse déterminée sont, toutes choses égales d’ailleurs, proportionnelles à la fraction de lumière transmise par chaque cristal producteur, et cette fraction varie en général avec la hauteur du Soleil. D'où l'importance de l'étude de la variation de fréquence avee la hauteur du Soleil, comme moyen de contrôler la théorie.
Nous verrons que la recherche de cette variation est inséparable de celle des variations diurne et annuelle.
à BESSON.