‹ Sur La Toxicologie Du PentachlorophénolChapitre 13 sur 26 · VOIE HYPODERMIQUE · texte numérisé non relu

VOIE HYPODERMIQUE

x pe CHU MOTARD or re COUDE | POS | aminisuee xtogranme RGSUItS kilogram. | grammes grammes 4 7 1118/8 | 7,500! 1,125 | 0,15 |Dyspnée. Fablesse. Mort en 18 heures 2131/10| 6,100! 0,78 0,12 id. Mort en 6 heures 3113/11/16 1,60 0,10 id. Morten 12heures 4| 5/12)11 0,55 | 0,05 id. Survie.

4110/12/11 0,77 0,07 id. Morten 21 h.env.

at 12110 0,60 | 0.06 id. Survie.

Dose Toxique moyenne : 0 gr. 07 par kilogramme VOIE GASTRIQUE :

, Dose | dose par | [ N| Date | Poids mr Kilogramme RÉSUIIAIS ES Kilogr. | grammes grammes GA) 10 8 1,60 | 0,20 |Polypnée. Faiblesse. Mort en 8 h. environ

Polypnée. Survie.

Dose toxique : Entre 0 gr. 15 et 0 gr. 20 par kilogramme

Pour l'administration, le sel est enfermé soit dans des capsules en gélatine, soit dans des cubes de viande que le chien happe. Mais comme le goût du pentachlorophénol est très mauvais, 1] faut que la surface externe des cubes ou capsules ne soit souillée d'aucune trace de produit: le chien a qui on à donné une « gobe » mal préparée la rejette et se méfie. |

Les symptômes les plus caractéristiques que nous ayons observés sont les suivants :

Exemple : chien n° 6, ayant succombé à une dose de 4 gr. 60 par voie gastrique. — Le poison est administré à 14 heures dans une capsule en gélatine, l'estomac étant plein. A 15 heures, inquiétude; aboiements, Le chien se

couche, et la dyspnée commence. A 15 h. 30, vomissement que le chien mange. A 16 heures, le chien mange un oiseau eru qu'on lui présente, mais sans grand appétit. A 16 h. 30, nouveau vomissement. A 17 heures, encore un vomissement. La polypnée est intense : 168 à la minute. A 20 h. 30, le chien vomit encore une fois. La respiration tombe à 144 à la minute, mais elle est plus entrecoupée, plus irrégulière. Le chien ne se lève pas. Mais, mis sur ses pattes, il peut encore marcher et descendre des escaliers. Il meurt vers 22 heures sans manifester d’autres symptômes.

Chien n° 2, ayant succombé à une dose de 0 gr. 73 administrée par voie hypodermique.

L’injection est faite à 9 heures, à la face interne de la cuisse droite. Deux heures après, apparition des premiers symplômes : Dyspnée. Le chien bave avec abondance. Ea respiration, de 17 à la minute, avant l'injection, est passée à 72. Le pouls, de 80. passe à 98. A 12 h. 45, le chien a ces symptômes accrus : Respiration 136, cœur 130. À 13 h. 45, la polypnée est à son maximum : 148, et le cœur est à 126. Le chien meurt à 15 h. 7, après avoir poussé quelques faibles aboiements, sans que la polypnée ait diminué.

Les symptômes révélés par l'autopsie sont les suivants : (exemple, chien n° 2, autopsie pratiquée par M. Barral).

Région de l'injection : hyperhémiée, avec suffusions sanguines. Lésion probable d'un petit vaisseau

Poumon : très hyperhémié. Couleur très sombre. Le sang du poumon est noir. Pas de cirrhosilés des alvéoles ni des bronchioles. Le poumon est beaucoup plus noir à la périphérie qu'au centre.

Cœur : En éréthisme. De gros caillots dans les oreil-

lettes, et beaucoup de petits dans les ventricules. Le sang est presque entièrement coagulé dans les vaisseaux.

Foie : Gorgé de sang.

Pancréas : Normal.

Estomac : contracté, rempli de mucosités, hyperhémié dans la partie inférieure de la grande courbure, qui est contractée.

Intestin grêle : Normal. Le bol alimentaire est déjà presque complètement liquéfié.

Reins ; Très congestionnés, surtout dans la zône corticale.

Encéphale : Congeslionné.

Chats. — Nous ne mentionnons que deux essais faits sur des chats, au hasard de nos captures. Celles-ci ont élé tôt limitées. De plus, l'injection d’un produit très douloureux à de tels animaux ne va pas sans inconvénient pour l’expérimentaleur ; nous avons été obligé de souinettre les chats à une anesthésie rapide, qui durait le temps de l'injection. Cependant, si nous n'avons pu établir de dose toxique limite pour ces animaux, tout au moins l'observation des effets de l’intoxication a-t-elle bien confirmé les symptûmes déjà connus :

Chat 2 kgr. injecté à la dose de 0 gr. 15 par kilogramme. Respiration 40. 3 heures après, respiration 144. Brusquement, la polypnée s’accentue : 228 à la minute. Inquiétude, irritabilité. Mort en à heures.

Chat 3 kgr. 450. Injecté à la dose de 0 gr. 12 par kilogramme à 7 h. 20. A 9 h. 30, pas de phénomène d'intoxication (respiration — 30 à la minute). A 10 heures, dyspnée. La respiration est de 53 à la minute. A 10 h. 15: Respiration = 402 — A 10h. 30. Respiration = 224,

Elle se régularise. Quelques minutes plus tard, commence une période de rémission. Mais la dépression est grande. La respiralion est de 192. A 14 heures la respiration, quoique précipitée /216 à la minute) est devenue lrès régulière.

Mort à 14 h. 20. en 7 heures, sans phénomènes particuliers.

Poules. — Ce n’est que bien fortuitement et contre nolre gré que nous avons eu à nous occuper d'intoxications d'oiseaux par le pentachlorophénol. Au mois d'août, un chien auquel nous avions administré par voie gastrique 2 gr. 25 de produit, élait attaché à un grillage dans une grande cour où nous-même étions installé, notant nos observalions. Le chien avait déjà vomi deux fois. Nous dûmes abandonner quelques instants notre faction. Les poules du voisinage, que nôtre présence n'effarouchait plus, vinrent picorer ce que ce chien avait rejeté, el le lendemain le jardinier de la propriété sient nous annoncer le malheur qui frappait sa basse-cour: le matin avant d'ouvrir son poulailler, il avait trouvé une poule morte. Une autre gisait à terre, tombée de son perchoir, les plumes ébouriffées, et ne se tenait qu'avec peine sur ses pattes. Celle-ci

survécut.

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