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à 0 gr. 13 par kilogramme. L'animal présente un peu de faiblesse, une légère dyspnée, et il se rétablit rapidement. 48 heures après, il reçoit une nouvelle dose de 0 gr. 07, ce qui correspond à O0 gr. 15 par kilogramme. Le cobaye présente de l’affaiblissement et de la dyspnée. 12 heures après, 11 va beaucoup mieux. Il mange avec avidité, Tout semble être revenu dans l’ordre, quand il est trouvé mort 48 heures après l'administration de toxique. Nous n'avons pu l’autopsier.
Dans la première expérience, le cobaye a supporté une dose totale de 0 gr. 31, répartie en 6 injections espacées de 48 heures, sauf entre la deuxième et la troisième où il y à un intervalle de 6 jours. Après quatre injections à doses nettement inférieures à la dose mortelle, le cobaye supporte une dose de 0 gr. 13 par kilogramme, c’est-à-dire supérieure de 0 gr. 03 par kilogramme à la dose mortelle Il succombe, mais en 24 heures, à une dose de 0 gr. 17 par kilogramme.
Dans le second cas, un cobaye, après l'administration d'une seule dose de 0 gr. 08 par kilogramme, a pu supporter trois injections faites à la dose mortelle, à 48 heures d'intervalle. Au total, ce cobaye a supporté sans mourir 0 gr. 15 de produit, soit en moyenne 0 gr. 88 par kilogramme.
Enfin, nous avons voulu voir, dans une dernière expérience, comment se comporterait un animal ayant acquis une accoutumance par administration gastro-inteslinale, si on lui faisait subir par voie hypodermique une faible dose de produit.
Un cobaye, du poids de 540 grammes, reçoit le 10 décembre 0 gr. 016 (1 em“, 6 de solution à 1 0/0) de pentachlorophénol par voie gastrique, ce qui correspond à 0 gr.03 par kilogramme. Le lendemain, il reçoit la même dose) par kilogramme, toujours par voie gastrique. Puis les trois
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jours suivants, il reçoit 0 gr. 025 par kilogramme. Entin, le 15 décembre, il recoit 1cm° de solution au 125° par voie hypodermique. Celte injection correspond à une dose de 0 gr, 008, soit 0 gr, O7 par kilogramme, car le cobaye ne pèse alors plus que 450 grammes. Il meurt en 20 heures environ, sans symptômes très accentués, si ce n'est une assez grande faiblesse et une légère dyspnée.
Le cas d’un animal, qui, accoultumé par voie gastrique, ne peut supporter, par voie hypodermique, une dose cependant très inférieure à la dose mortelle (0 gr.O17 contre 0 gr. 10 par kilogramme) confirme bien les faits remarqués et cités par Cloetta au sujet de l’accoutumance.
Effets Physiclogiques
Les effets physiologiques imputables au pentachlorophénol sont, dans toute la série d'animaux expérimentés, résumables en ces observations :
1o Rapidité de l’action. -
L'action du produit est assez rapide, et plus par voie hypodermique que par voie gastrique. Les premiers symptômes apparaissent au bout d’une demi-heure à trois heures. La mort survient en trois heures, quelquefois douze, une seule fois la mort est survenue en vingt et une heures.
2° Affaiblissement.
On observe toujours un affaiblissement marqué du sujet.
3° Paralysie des membres postérieurs.
La paralysie des pattes de derrière, plus ou moins marquée chez le cobaye, est courante chez la grenouille, nous ne l'avons pas observée chez le chien,
4° Trémulations.
Les trémulations, qui sont toujours observées avec les
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mono et dichlorophénols, sont très faibles avec le penta, et nous ne les avons jamais observées que chez la grenouille,
Répélant les expériences de Binet, privat-docent de l'université de Genève, sur les O0. et P. chlorophénols, nous avons cherché si l'action du toxique s’exerçait sur les centres nerveux. Pour celà, nous avons préparé une grenouille comme pour étudier l’action du curare, et l'avons injectée à la partie antérieure du corps avec 2 milligrammes de pentachlorophénate de soude. Au bout de 4 minutes, les pattes de derrière sont paralysées et sont ie siège de trémulations assez accentuées. On peut conclure de cette expérience que les trémulalions et la paralysie sont d’origine centrale.
5° Action sur la respiration et sur la circulation.
Voulant étudier d'une façon plus approfondie l'action du peutachlorophénol sur la respiration et le cœur, nous avons opéré sur des chiens, au laboratoire de physiologie de Ja Faculté de Médecine. Quatre chiens ont été expérimentés en vue de la prise des tracés de la pression artérielle et de la respiration. Il leur à été fait des injections intraveineuses de quantités croissantes de pentachlorophénol sous forme de sel de soude en solution au dixième, diluée dans trois fois son volume de serum physiologique. Nous avons constaté deux fois une baisse de pression de médiocre importance, el une fois une baisse suivie immédiatement d'une remontée de pression dépassant de trois centimètres la pression normale. La quatrième expérience n’a pas été réussie, le chien ayant succombé deux minutes après l'injection qui était trop forte (0 gr. O18 par kilogramme, alors que la voie mortelle est de O0 gr. 012). Néanmoins elle confirma ce que nous avions déjà constaté : en cas de mort provoquée par le pentachlorophénol, le cœur et la respiration s'éteignent en même temps.
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Pour ce qui est de la respiration, un seul des tracés permit de voir le brusque début de la polypnée, 10 minutes après l'injection.
Les animaux intoxiqués présentent de la Jyspnée ; le sang, à l'autopsie, est noir. Ces phénomènes ne semblent pas devoir être assimilés à une manifestation de phénomèmes asphyxiques. En effet, au moment de l’agonie, nous n'avons jamais constaté que le palient présentât un faciés asphyxique ; les gencives sont de coloration normale. De plus, l'oxygène est sans effets curatifs sur le sujet intoxiqué.
Un cobaye, du poids de 450 grammes, à été injeclé avec une solution contenant 0 gr. 05, soit sensiblement 9 gr. 11 par kilogramme. Une heure après l'injection, l'animal manifeste les premiers symptômes d'intoxication : faiblesse, dyspnée. Nous l’enfermons dans un grand récipient en verre, une sorte de bocal à trés large ouverture dont le bouchon est traversé par deux tubes : l'un amène de l'oxygène qui a passé dans un barboteur à eau pour qu'il n'arrive pas trop désséché, et dans un brûleur de Bunsen: la virole, plus ou moins tournée, permet de mélanger plus ou moins d'air Foxygène envoyé dans l'appareil. Le second des tubes qui traversent le bouchon sert à la sortie des gaz. Malgré l'oxygène, les symptûmes continuent, inchangés. La polypnée augmente ; nous augmentons la teneur en oxygène du mélange insufflé en agissant sur la virole du brûleur de Bunsen intercalé entre le barboteur et la cage. La polypnée continue, elle augmente même encore un peu. Bientôt, l'agonie est imminente, et c’est de l'oxygène pur qui est envoyé au cobaye. Il meurt 2 h. o’ après l'injection.
6’ Action sur la température.
Nous avons observé que la température des chiens expéri mentés au laboratoire de physiologie baïissait pendant le
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cours des expériences. Ilne doit pas être tenu compte de ces observations, car les chiens étaient anesthésiés. Nous avons tenu à nous rendre compte, sur des animaux non anesthésiés, de l'action qu'exerce le pentachlorophénol sur la température.
Un cobaye, pesant 450 grammes, reçoit le 15 décembre une injection hypodermique de 0 gr. 05 de pentachlorophénol, correspondant à-peu-près à 0 gr. 11 par kilogramme. La température rectale normale de l'animal, juste avant l'injection, est 371°,4. Elle est à 37,5 un quart d'heure après. À ce moment se déclarent les premiers symptômes de l’intoxication : faiblesse et polypnée. Le thermomètre révèle alors une température rectale de 38°1. Les symptômes s'aggravent, el l'animal a sa température augmentée : 39° trois quart d'heure après l'injection. Au bout d'une heure, l'animal est mort, en accusant une température à 40 °2.
Le 8 février 1924, un cobaye pesant 930 grammes est injecté avec une solution contenant 0 gr. 12 de pentachlorophénol, correspondant à 0 gr. 0126 par kilogramme. L'injection est faite à 9 h. 30, la température de l'animal est 37. A 9h. #45, la température est 40°1. A 10 h. 20, elle est 40°%. la respiration est alors de 188 à la minute. Prévoyant un dénouement prochain, nous prenons aiors plus fréquemment la température.
40h.27 température 41,6
10 h:30 » sara 10 h. 40 » 420,5 10 h, 48 » 40909 10h. 50 » 43,5
Nous ne pouvons plus suivre l'élévation de température à partir de ce moment, notre thermomètre n'étant pas gradué plus haut que 43°,5. Le cobaye meurt à 10 h. 53.
PEPC EE
Nous avons pu étabhr le graphique suivant indiquant l'élévation de température du sujet au cours de l'intoxicalion. Cette élévation de température est assez inattendue, car les dérivés du benzol passent tous pour produire de lhypothermie {Henrijean).
O, Bras 9, 1512 45 10 15 30.45 h
Examen spectroscopique. — Nous avons pratiqué l'examen spectroscopique du sang d'animaux venant de succomber au pentachlorophénol. Malgré la couleur noire de ce sang, cet examen ne nous a jamais révélé que de l’'oxyhémoglobine.
Examen histologique. — M. Paupert-Ravault a bien voulu nous transmettre le résultat siuvant, très voisin, du reste, de celui observé sur des sujets ayant succombé au tétrachlorophénol : Pas de lésions au rein. Par contre, lésions hépatiques faibles. Cellules hépatiques volumineuses, à protoplasme très acidophile. Quelques unes de ces cellules sont groupées en amas, la plupart sont isolées,
$ 2 Détermination de la dosetoxique minimale pour la levure de bière, pour divers micro organismes et effets sur la germination
de quelques plantes
1° Action sur la levure de bière
Dispositif .— A des tubes à essai de 20 cm° de contenance moyenne, nous avons adaplé des bouchons fermant bien lraversés par des tubes en U. Nous avons fait en sorle que le tube dépasse légèrement la surface du bouchon à l'intérieur du tube ; de la sorte, le mouvement du liquide chassé par la pression de l’anhydride carbonique dégagé, n’entraine pas au dehors la levure qui se dépose en grande partie sur le bouchon, par l'effet de la pesanteur.
Dans chaque tube, nous avons mis trois gouttes d'une émulsion de levure fréparée au moment de l'expérience ; puis nous avons ajouté 1 em°de solution de pentachlorophénol sous forme de sel de soude, contenant, en plus de l'antiseptique, 1 0/0 de glucose. Grâce à ce mode opératoire, dans chaque tube, pour 15 cm* de liquide, la quantité de levure est la mème, ainsi que la quantilé de glucose. Pour vérifier l'importance du dégagement gazeux. on mesure avec une éprouvette graduée le liquide restant dans le tube, et on soustrait le chiffre obtenu de 15. En général, dans nos expériences, les tubes étaient mis à l'étuve à 38-40° ; quelquefois ils étaient laissés à la température du laboratoire, engagés dans des porte-tubes, le bouchon en bas.
Nous avons observé que des doses faibles provoquent
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une excitation du pouvoir de la levure. L'excitation maxima a lieu pour la dose de 2 milligrammes par litre.
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La moyenne des résultats de nos observations peut être exprimée par la courbe suivante :
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T La dose toxique est localisee entre 70 et 100 millig. par litre
GOT 2 Action sur le colibacille
A. Détermination de la dose antiseptique par action directe du pentachlorophénol sur bouillon ensemencé
Les essais portent sur 2 cm de bouillon contenant e pentachlorophénol en solution sous forme de sel de soude et ensemencé par une goulte de culture de 24 heures sur bouillon. Les tubes sont mis à l’étuve et on reconnait ceux où le bacille n’a pas élé tué à ce que le bouillon se trouble au bout d’un temps variable.
1° essai : le 12 décembre 1923. Température : 35°. 24heures 48 heures 96 heures 2.000 milligrammes par litre — — 2