‹ Sur l’absorption des rayons β par la matièreChapitre 16 sur 17 · DEL A · texte numérisé non relu

DEL A

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6 RITES ; 3 sé Et 12 2° Le coefficient ee relatif au phénomène initial est approxi-

mativement donné par la formule — — 43,2 + 0,406 .N.

Il est possible que son existence soit due cette fois, non pas au phénomène de dispersion, mais à la présence d’un deuxième groupe absorbable dans le rayonnement f de l'UX (voir chapitre II, $ 3).

3° Le relèvement final dû au rayonnement secondaire n'apparaît pas, même dans la courbe relative à l’or, métal lourd. Il est possible que le rayonnement secondaire produit soit trop pénétrant pour intervenir d’une façon appréciable,

$ 3. Décomposition du rayonnement du radium. —-Une méthode que nous ne décrirons pas ici en détails, et qui comporte l’emploi d’un champ magnétique, a permis à Mme J. S. Lattès (1) d'étudier séparément, dans le rayonnement complexe du radium, l'absorption des rayons Ê primaires, et de proposer une décomposition de ce rayonnement en « groupes principaux » tels que nous les avons définis plus haut (chap..Ier, $ 1), c'est-à-dire tels que pour chacun de ces groupes le coefficient d'absorption soit indépendant de l’épaisseur d’absorbant traversée.

Ces groupes ont été caractérisés expérimentalement par leurs coefficients massiques d'absorption dans les six corps simples suivants : C, Al, Ag, Pt, Au, Pb, cette partie du travail ayant été effectuée par : Mme Lattès en céllaboration avec nous, buses?

Les conditions expérimentales étaient très différentes de celles que nous avons décrites plus haut. D'autre part la: méthode elle-même supprimait les rayons secopdaires, de

(TS. LaTTès, Thèse de Doctorat, Paris TT. (Masson, édit.)

et Annales de PAUSE X° série t. VI, p. 102, 1926.

sorte que les courbes relatives aux corps lourds ne présentent pas de difficulté particulière.

$ 4. Résultats relatifs aux rayons £ primaires d’une ampoule de radium. — Les résultats ont montré l’existence de trois groupes principaux de rayons $. En réalité le groupe le plus absorbable correspond probablement au phénomène de dis-

persion, avec un coefficient e voisin de celui que nous

avions obtenu avec les rayons 8 du Ra E. Mais le groupe moyen correspond à notre groupe de rayons f du radium E

FN le le qe caractérisé par Ps 15 + o,142.N. A vrai dire ce groupe

moyen renferme surtout un autre groupe, à coefficient d’absorption très voisin, émis par le Ra B. Il n’en est pas moins remarquable que nous retrouvions ici, par une méthode entièrement différente, et malgré la complexité du rayonnement du radium, le groupe principal de rayons 8 de son descendant le Ra E, avec son coefficient exactement égal à celui que nous avons pu déterminer directement à l’aide d’une source de Ra (D + E). :

Enfin, le groupe le plus pénétrant est caractérisé par un coefficient massique d’absorption obéissant, lui aussi, à la loi linéaire sous la forme numérique :

Fe — 3,66 + 0,0348.N

on a en effet :

pr ; * , —— observé Numéro p € observé] E observé Absorbant |atomique| © calculé parl’auteur| P p p par

et Ë par Mmeattss Godlewski| Schmidt

Carbone . 6 3,87 3,9 Aluminium 13 &,ur lp 4,3 5,0 Argent 1 47 5,30 5:39 Platine. . 78 6,37 6,3 Or 79 6,41 6,4 Plomb 82 6,51 6,5

Ce groupe pénétrant semble être constitué en majeure partie par les rayons 8 du Ra C.

$ 5. Rayons 8 secondaires. — Mme J. S. Lattès a encore, dans son travail, fait une étude complète, par voie d’absorption, du rayonnement 9 secondaire produit par les rayons y primaires du radium. Ces rayons Ê secondaires, prenant naissance dans des radiateurs variés, étaient analysés par différents filtres. La technique par laquelle on a pu séparer les effets de « radiateur » et d’ « analyseur » des écrans a été indiquée en détail dans la thèse déjà citée.

Une première série d'expériences, effectuée avec des filtres invariablement en aluminium, a montré que, pour une forte proportion des rayons Ê secondaires produits dans un radiateur, la qualité de ces rayons est indépendante-de la nature du radiateur. Dans une deuxième série d’expériences, on a fait varier la nature des filtres analyseurs en même temps que celle du radiateur. On a donc obtenu les valeurs

du coefficient massique d’absorption “- du rayonnement B secondaire de nature constante, produit et absorbé dans les substances suivantes : C, Al, Ag, Pt, Au, Pb.

$ 6. Résultats relatifs aux rayons 5 secondaires. — Il était intéressant de savoir si les coefficients À obéissaient, eux

aussi, à une loi linéaire. Les résultats réunis dans le tableau suivant montrent que l'accord est excellent :

(2 Re # calculé Absorbant atomique N Fa EMA observé linéaire Carbone eee A 6 6,06 6,0 Aluminium ire 13 6,44 6,4 INRIA RENE 47 8,30 8,3 MP PatINer AE SN TR. 78 10,00 10,0 (CIE ENTRE er 79 19,09 10,1 POITIERS 82 10,22 10,3

A le 4 GEORGES FOURNIER

ÆEtla loi linéaire prend cette fois la forme numérique : + — 5,73 + 0.0547.N, forme très comparable à celle que

nous avons trouvée pour les rayons $ de l'uranium X

$ 7. Expression générale de la Joi linéaire. — De tous les résultats que nous venons de rapporter, il apparaît que la

PE Les u ; loi linéaire = 4 + b.N est applicable non seulement aux

rayons 8 du Ra E, mais encore à ceux de l’'UX, aux rayons P primaires d’une ampoule de Ra, et même à des rayons Ê secondaires. Voici, en résumé, les valeurs des coefficients a et b dans ces différents cas. Nous indiquons aussi les valeurs du rapport a/b de ces coefficients. Nous allons du rayonnement le plus pénétrant au plus absorbable :

Provenance des rayons £ a b a/b RadiumiGs(?]n etre 3,06 0,0348 105,2 SECOHTALT ES ME RE 5,73 0,0547 104,8 Uranium X. . CM 5,90 0,0562 105,0

Radium E (et Ra B9?) . 15 0, 142 105,6

Nous constatons dans ce tableau que le rapport a/b des coefficients de la loi est approximativement constant et égal

à 105 (Nous pouvons remarquer d’ailleurs qu’il en est de

PRX 2 » C} = même pour les deux coefficients des expressions de = ). La

loi générale — — a + b.N peut donc s'écrire :

Dans cette expression, que nous adopterons en définitive, le coefficient D caractérise la « qualité » des rayons Ê et le numéro atomique N caractérise la nature de l’absorbant.

Nous admettrons jusqu’à plus ample informé que cette formule est applicable à tous les rayons 8 dont la vitesse est comprise entre celle des rayons Ê du Ra E et celle des rayons 8 que nous avons attribués au Ra C, et qui sont environ 4 fois plus pénétrants: Nous admettrons encore que cette formule

représente également le coefficient 7 que nous avons inter-

prété comme coefficient de dispersion,

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