‹ Sur l’autoxydation de complexes organo-métalliquesChapitre 23 sur 54 · RS % 72079 % F · texte numérisé non relu

RS % 72079 % F

Ces résultats suffisent à faire apparaître une différence dans la marche de l'oxydation (voir page 39 hydroxydes libres).

Il est probable que la faible vitesse initiale de certains essais est due à une rupture incomplète ou trop lente de l’ampoule au début de l’agitation. Alors la formation du corps oxydable n’est pas complète et 1l en résulte un diagramme m — f (t) déformé et au-dessous du diagramme réel. Du moins les différences de vitesse observées en faisant varier un des facteurs de la réaction : température, composition du système, agitation, sont nettement supérieures aux écarts ci-dessus.

Quant aux deux autres conditions précédemment posées et qui témoignent de la saturation permanente du système en cours d’oxydation, nous n'avons jamais pu les réaliser : la vitesse observée augmente toujours avec l'intensité de l'agitation, jusqu’à la vitesse limite de l'appareil (environ 1.000 tours /minute) ; au contraire, si l’on diminue de moitié le volume total de suspension d'hydroxyde, les masses d’oxygène absorbées dans un même temps diminuent un peu moins et d'autre part, l’erreur relative augmente. Aussi bien on peut douter que, pour des solides en suspension dans un liquide, l'expression «saturation permanente » ait encore un sens. Quant aux complexes manganésés tartriques ou mannitiques, qui, eux, sont en solution, au moins après quelques secondes de réaction, leur oxydabilité est sigrande qu’il doit être bien difficile de les saturer d'oxygène.

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