Sur le chondriome de la cellule végétale. A propos d'une note récente de M. Dangeard; (Suite)
Mémoires des savants (Outschonyi Zapiski) de l’Université Impériale de Kazan. Année 1913, Kazan, 1913.
Une édition antérieure de ces Schedulæ (19il) doit être considérée comme nulle et non avenue.
Mereschkovsky (C.), Additamenta ad lichenographiam Rossiæ, II.
Annuaire du Conservatoire et Jard. botan. de Genève, t. XXII (à l’impression).
L auteur mentionne 34 espèces formes et variétés.
— ISote sur une nouvelle forme de Parmelia , vivant à l'état libre.
Bulletin de la Société Botanique de Genève, 2® sér., t. X, 1918, 26-34- (avec une figure dans le texte).
— Note sur quelques Ramalina de la Russie. Bulletin de la Société
Botanique de Genève, 2 e sér., t. XI, 1920, p. 151-153 (avec une figure dans le texte).
L’auteur décrit une nouv. var. avec 2 formes.
— Notes critiques sur quelques espèces de Lichens de la Crimée mentionnées par plusieurs auteurs. Annuaire du Conservatoire et Jard. botan. de Genève, t. XXII (à l’impression).
— Enumeratio Lichenum in peninsula Taurica hucusque cogni-
lorum. Bull, de la Soc. botan. de France, t. LXVII, 1920, p. 186 et 284.
— Contribution à la flore lichénologique de la Crimée. Annales des
sciences natur. Botanique, 1921 (à l’impression).
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Sur le chondrlome de la cellule végétale.
A propos d’une note récente de M. Dangeardj
(Suite ] 1 : \
PAR A. GÜILLIERMOND.
Ainsi il est presque toujours facile de reconnaître le chou driome dans une préparation, il est beaucoup plus malaisé de définir les relations qui peuvent exister entre les mitochondries e t les grains de sécrétions coexistant avec ces éléments.
II y a cependant dans les cellules des Phanérogames unt
- *• Voir plus haut, p. 171.
SÉA.NCE DU 8 OCTOBRE 1920.
cause d’erreur importante, c’est la présence dans les cellules de certains méristèmes d’un système vacuolaire <jui présente tout à fait l’aspect d’un chondriome. Ce système vacuolaire au début de sa formation présente sur le vivant, le plus souvent des formes qui ressemblent tellement aux mitochondries qu’il est difficile de ne pas le rattacher au chondriome. C’est ce système
vacuolaire que nous avons dans
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nos premières recherches décrit comme dérivé du chondriome. Ce système vacuolaire ressemble tellement au chondriome qu’au moment où nous l’avons décrit pour la première fois, il était naturel de le considérer comme appartenant au chondriome. Nous avons montré des préparations vitales de ce sys-
tème vacuolaire au
Congrès
des
Anatomistes de Lausanne en 1913
et personne n’a songé à nous
r | 1 ^ Fig* 4. — File de cellules de certaines régions du média-
stème du cylindre central de la racine de Ricin, fixées e * c °l° r ^ es P ar méthode de Regaud. On y voit, en VT* dehors des métachondries granuleuses, courts bâton*
nets et chondriocontes (Ch), des éléments filamenteux ou granuleux, situés autour du noyau, qui sont colorés comme les mitochondries. On les distingue cependant des éléments du chondriome par le fait qu’ils sont toujours entourés d’une zone hyaline. Ils représentent de jeunes vacuoles dont le contenu plus fluide que le cytoplasme s'est contracté sous l’influence du fixateur. Dans les cellules du milieu, ces éléments se renflent à leurs extrémités. On peut donc se daman* der si ces vacuoles ne résultent pas de la fluidification de certaines mitochondries ou si au contraire elles n’ont d’autres relations avec te chondriome que leurs formes.
faire la moindre objection sur sa nature mitochondriale. C’est cette même analogie de forme qui a conduit M. Dangeard
4 décrire ce système vacuolaire comme équivalent au chondriome de la cellule animale et à le séparer du véritable chondriome,
celui qui comprend les plastides et qui lui seul est identique au chondriome de la cellule animale. Or, ce système vacuolaire qui se présente sous forme de filaments tout à fait semblables
A. GUJLLIER.V10ND.
à des chondriontes, dans certaines plantes que nous avons observées se fixe et se colore comme les mitochondries par les méthodes mitochondriales (fîg. 4). Il se distingue cependant du chondriome par le pouvoir de fixer énergiquement les colorants vitaux. M. Dangeard a eu le grand mérite de consacrer une étude très précise à ces formations que nous avons signalées pour la première fois et de démontrer que dans les Phanérogames toutes les vacuoles dérivent d'éléments présentant 1 allure de mitochondries, mais cependant se distinguant par d autres caractères des mitochondries qui donnent naissance aux plastides. Cependant, nous ferons remarquer que ce système vacuolaire n’apparaît avec des formes mitochondriales que dans les cellules les plus jeunes du méristème et que très rapidement ces éléments se gonflent, s’arrondissent, prennent l’aspect de vacuoles typiques et cessent de se colorer par les méthodes mitochondriales, si bien que dans les coupes fixées «t colorées, ces formations passent ordinairement inaperçues. Le plus souvent d’ailleurs, elles sont fort mal fixées par ces méthodes, pevdent leur aspect mitochondrial ou ne se colorent pas, si bien que les dangers d’erreur d’interprétation se trouvent extrêmement limités. 11 ne semble pas que ce système vacuolaire ait d’équivalent dans la cellule animale autant que semblent le montrer certaines recherches que nous avons pu effectuer. En tous cas ce que nous pouvons affirmer par une révision de travaux de cytologie animale, c’est qu’il n’a jamais été confondu avec le chondriome.
Ce système vacuolaire des Phanérogames, bien étudié par
chondriome
de la cellule animale, est donc une formation nouvelle inconnue jusqu’ici Nous faisons remarquer toutefois que la question de ce système vacuolaire, n est pas résolue et que M- Dangeard n’a pas apporté la démonstration que ce système vacuolaire n’a pas une origine mitochondriale comme sembleraient l’indiquer ses formes initiales. L observation vitale ne
1* Guilliermond, Sur les cléments fi jurés du cytoplasme. C. H. Ac. îles Sciences, 1920. Sur l’origine des vacuoles dans quelques racines. C. K. Soc. biologie, 1920.
(séances) 20
T. LXVll.