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Méthode de MousseroN et Mile Cros

Dans l'application de cette méthode au cas du sang, on incinère 1 centimètre cube du sang étudié à basse température, reprend les cendres par CIH, puis par l’eau, en évaporant chaque fois; on redissout ensuite dans l’eau. Le fer étant ainsi passé à l’état de chlorure ferrique, on le précipite par le ferrocyanure de potassium à l’état de bleu de Prusse, dérivé totalement insoluble en présence d’électrolytes, selon la réaction:

4 CFFe + 3 Fe Cy‘K' = Fe’Cy'Fet + 12 CIK : (I) Enfin, on dose ce précipité après l'avoir soigneusement séparé et lavé avec une solution faible de nitrate de potas-

sium (pour éviter qu’il ne passe en partie à l’état de « sol »), ce qui permet d'établir la correspondance en fer et en hémoglobine.

Pour réaliser ce dosage de bleu de Prusse, MOUSSERON et Mile Cros indiquent deux moyens:

a) On transforme, dans des conditions appropriées, tout l'azote du précipité en N ammoniacal par microkjeldablisation sulfurique, et on détermine simplement la quantité d’azote ainsi obtenue selon le procédé de ParNAs ct WAGNER.

b) On décompose à l’ébullition le ferrocyanure ferrique par l’ammoniaque en présence d’une quantité connue convenable d’une solution titrée de nitrate d’argent; on obtient ainsi les réactions:

Fe’Cy®Fet + 18 HONH“ — 18 CyNH* + 4 (HO)'Fe + 3 (HO)’Fe (IT) CyNH: + NOfAg = NOSNH: + Cy Ag

Après refroidissement, il suffit alors d’acidifier par l’acide azotique, en continuant à refroidir, et de doser le nitrate d'argent restant par la méthode classique de VOoLHARD- CHARPENTIER pour pouvoir calculer, grâce aux réactions (11), le résultat cherché.

De ces deux moyens, il semble préférable, pour plus d’exactitude, de n’utiliser que le premier car ie second est plus susceptible d’entraîner des erreurs, notamment par décomposition — surtout lorsqu'on refroidit insuffisamment — d'une partie du cyanure d’argent par l'acide nitrique.

Quoi qu’il en soit ,telle qu’elle est appliquée au sang, la présente méthode nous paraît présenter un petit inconvénient tenant au mode de minéralisation adopté; en effet (Dominic [25]), aussi basse que soit la température atteinte lorsqu'on incinère du sang, une telle manipulation risque toujours d’être à l’origine de pertes en fer notables en provoquant la volatilisation soit de chlorure ferrique formé

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