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seaux nains, les gros cailloux, les troncs d'arbres renversés et les débris de la forêt qui forment des barrières sur son passage, mais bientôt elle s’est élargie, a pris Son essor et a formé des baies charmantes que le chemin de fer contourne comme en les caressant.
Après avoir parcouru près de neuf milles à partir de la station Beaudet, nous arrivons à la station du Club Stadacona fondé par le plus artiste des photographes, par notre concitoyen M, Livernois. Le elub Stadacona a loué du gouvernement sur l’île du lac. Edouard un domaine d'environ quarante milles en superficie, semé de lacs, au nombre de cinq, qui 8e suivent comme un collier détaché et se déchargent par larivière aux Rognons dans la Jeannotte, laquelle porte leurs eaux accumulées à la rivière Batiscan. La voie ferrée passe au cœur même de ce groupe lacustre, en sorte qu’on pourrait pêcher chemin faisant si le train ralentissait convenablement sa marche. Le nombre des membres du club est limité strictement à douze ; il paie au trésor public cent dollars par année, mais il n’y a pas de limite à la contribution annuelle des membres qui, plus fortunés que Les douze apôtres, ont déjà versé d’assez fortes sommes pour l'amélioration et l’embellissement de leur domaine,
Le long de la voie, nous apercevons encore quelques ‘campes ” abandonnés dont les lambeaux de voiles, retenus aux montants enfumés, s’agitent avec fracas dans l’air que nous refoulons ; on voit qu’ils ont été laissés, comme ils ont été dressés, à la hâte, l'ouvrage se faisant si vite que les travailleurs n’ont guère le tomps que de se monter à la course des abris provisoires ; on
les voit pat groupes, ici ballastant la voie, là extrayant
‘des carrières la pierre des ponts et des ponceaux, une ‘pierre magnifique, le véritable granit laurentien, aux
grains serrés, scintillants, durs et fermes, capable de résister au choc de tous les tremblements de terre dont nous sommes prochainement menacés. Voici le loghouse du père Buchanan, une des maisons de pen-ion échelonnées sur la ligne; on y prend un bon repas pour vingt centins; le prix est le même pour tout le monde, car l'ordinaire ne peut être que le même pour tous ; du reste, ce prix est invariable dans toutes les pensions qui s’établissent au fur et à mesure que les hommes séjournent quelque peu dans un endroit. Le père Buchanan a une belle grande fille, une blonde anglo-raxonne, aux membres d’athlète, qui vous débite en trois coups de hache une énorme buche, et, l'instant d’après, vous servira gracieusement, «vec sa main redoutable, une assiettée de soupe ou un rosbif taillé
‘comme dans un billot. Ici, le sol est superbe pour la
culture des grains et des légumes ; on le voit bien aux couches jaunes, argileusces, pâteuses, que la pelle tranche et qu’elle rejette symétriquement de côté pour former les terrassements; mais cette région est aussi parfois tant soit pen marécageuse, comme il arrive partout où l’on approche de raurête de séparation des eaux; ces savanes toutefois ont peu de profondeur et un égouttement bien entendu en aura facilement raison. de | Messicurs, je laisse de côté quantité de détails, d'in-
cidents en apparence futiles et qui, pourtant, m'ont paru sur l’hcuré extrêmement instructifs et piquants.
Je ne puis m'y arrêter dans uno conférènce qui ne doit durer qu'environ ure heure et quart, temps réglementaire, rigoureusement prescrit par la patience des auditeurs ; mais pormettez-moi de remarquer seulement combien il y a d'enseignements à tirer, même d'un tout petit voyage comme celui que je vous raconte, quand on observe bien. Une foule de choses différentes se présentent à la fois dans un cadre étroit. Tout est intéressant dans un pays neuf ; on y voit les hommes dans leur nature même, aux prises avec tout ce qui les entoure. Le moindre petit fait y prend un intérêt qui nous touche de près, et c'est ainsi que nous apprenons à connaître par le détail intime comment se sont formées les sociétés qui, plus tard, vivent en pleine civilisation. L'histoire du monde n’est pas autre chose, et c’est depuis qu’on a commencé l'étude de cette vie intime qu'on a apporté dans les recherches historiques un élément nouveau, absolument indispensable pour connaître l’origine, la formation et les développements successifs des: s0ciétés, élément bien autrement considérable et important que le récit fastueux des grands événements, des actions éclatantes, des batailles, des conquêtes et des règnes de princes la moitié du temps ineptes, ignares, réfractaires à tout progrès et incapables de faire que que ce soit, pas même des log-houses.
Parfois on traverse des espaces ravagés par le feu. Quel spectacle grandiose et mystérieux en apparence que le feu dans les bois ! Vous le voyez s’allumer subitement, à droite, à gauche, devant vous, sur vingt points à la fois, poussé par une force inconnue, dévo-
rant sans merci les arbres les plus robustes, tandis que les broussailles rampantes:lui échappent. L'air est plein d’une poussière ardente coupée de longues flammèches qui, en s’envolant dans toutes les directions, vont porter l'incendie dans des endroits jusqu'alors épargnés, pendant que d’autres, tout voisins du fléau, restent intacts. Là où le feu a pour ainsi dire sauté par dessus le dôme de la forêt pour aller au loin distribuer ses colères, apparaissent de grands arbres, secs et dénudés, solennels, impassibles comme des rangées de squelettes, sans une branche jusqu’à la mi-hauteur du tronc, et laissant tomber de leur moitié supérieure leurs feuilles mortes, une à une, lentement, par intervalles, comme les pleurs silencieux qu'on verse dans l'abandon.
Les bouleaux surtout sont démesurément longs et maigres, Le bouleau est le yankee des forêts du nord, avec une écorce beaucoup plus souple que la peau de nos chers voisins ; sa qualité supérieure est de pouvoir pousser dans n'importe quelle espèce de erre, surtoutt dans la mauvaise; c'est pourquoi il n'y a pas un pouce de terrain inutile dans notre pays, si ce n’est peut-être celui de l'ancienne caserne des Jésuites où les bouleaux vont bientôt sans doute faire leur apparition, à moins qu'on ne les prévienne par quelque nouvelle construction monumentale, surchargée ‘“d’extras ” et sillonnée d'avance de lézardes; comme les murs de notre palais législatif.
Nous voici arrivés enfin au lac Edouard. Nous n'irons pas plus loin ce soir, messieurs; mais, avant de terminer, il est nécessaire, indispensable, que je vous fasse connaître un projot extrêmement heureax que la Compagnie du Chemin de Fer nourrit depuis quelque temps et qu’elle a l'intention d'exécuter dans le plus bref délai. Maîtresse aujourd’hui de la position, après avoir surmonté les difficultés de la nature et celles encore bien pires qu'opposaient les hommes, sûre de pouvoir compléter sa ligne avant l'expiration d’une année, la Compagnie trouve déjà, comme il arrive toujours après les difficultés vaincues, que cette œuvre ne lui suffit plus, il lui faut davantage. Ce n’est pas assez d’avoir relié la capitale à la vallée du Lac St-Jean par un chemin qui traverse cinquante lieues de forêts et e montagnes, elle veut encore relier cette vallée à elle du St-Maurice par un embranchement à la voie rincipale, entre la station Beaudet et La Tuque, un mbranchement de trente milles seulement qui suffira coloniser cette vaste région, à en quintupler l’indusrie forestière, à y créer de nouveaux centres de trarail et de production.
Vous savez tous, messieurs, que le St-Maurice, un e nos plus beaux cours d’eau, débouche à Troisivières, après avoir parcouru trois cent soixante illes de pays, à partir des lacs où il prend sa source, ntre les 48e at 49e degrés de latitude nord, à seize illes seulement des sources de la Gatineau, et à 50 illes de celles de l’Ottawa. La descente du St-Mauice, de ses sources au fleuve St-Laurent, est marquée ar bon nombre de rapides et de chuter, entre autres
LES OR ÿ <elle de La Tuque, qui se trouve à cent milles de son embouchure. Des affluents assez considérables apportent leurs eaux à cette rivière, et arrosent des étendues de terrain très variables au point de vue agricole; nous n'avons à nous occuper que de ceux qui débouchent sur la rive gauche du St-Maurice, et qui sont les rivières Mékinac, la petite et la grande Bostonnais, la Croche, la Trenche, la petite et la grande Pierriche, et enfin la Windigo. La Trenche est la plus longue de toutes ces rivières; elle a un parcours de 102 milles, tandis que celui de la Petite Pierriche ne dépasse pas 22 milles. A Trois-Rivières on trouve une couche profonde de sable mobile, large dé deux à trois milles, qui s’'avance jusqu’à douze milles au nord, de chaque côté du St-Maurice; muis au-delà, l'aspect géographique du pays change soudainement et l’on voit pré dominer des plans élevés couverts de riches forêts. Le long des rivières, autour des lacs, près des marais et jusque dans les bas-fonds se voient des bandes de sol d’alluvion de la meilleure qualité, et l’on peut dire d’une manière générale que les deux-tiers de la vallée du St-Maurice sont susceptibles d'une culture profitable. L'espace compris entre le St-Laurent et la rivière Mékinac, dans les seigneuries de Champlain et de Batiscan, est depuis longtemps colonisé, cela va sans dire, mais au-delà, en remontant toujours le St- Maurice, on trouve le canton Boucher, puis le canton Carignan, puis le canton Malhiot qu’arrosent la petite et la. grande Bostonnais. Le chemin de fer des Basses Laurentides traverse une partie de cette région depuis le fleuve jusqu'aux Piles, une distancé de vingt-
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cinq milles. À partir de ce dernier endroit, le St- Maurice devient navigable, pour des bateaux d’un faible tirart d’eau, jusqu’à La Tuque, soixante-quinze milles plus loin.
Les cantons que je viens de nommer sont tous échelonnés les uns à la suite des autres le long du St-Maurice, et se terminent par le canton Langelier, le dernier de la série sur la rive gauche de cette rivière. Les terrains situés dans l’intérieur, c’est-à-dire entre les cantons qui bordent le St-Maurice et la rivière Batiscan, offrent cette particularité remarquable que la chaîne des Laurentides s’y est@n quelque sorte comme affaissée ; les plus hautes élévations n’y atteignent pas six cents pieds au-dessus du lac St-Jean; la descente vers le fleuve est à peu près insensible et la magnifique vallée de la Batiscan s’épanouit largement, librement, sous le regard. Tout l’espace compris entre cette dernière rivière et le St-Maurice, de l’est à l’ouest, et du nord au sud, entre la Tuque et les Piles, comprend ‘environ 550,000 milles carrés, dont 400,000, dit M. J.C, Langelier, dans son excellente brochure intitulée “Le Nord”, se composent d’un sol capable de faire vivre dans l’aisance une population de 30,000 âmes.
Au nord de cette région s'étendent les vallées de la grande Bostonnais et de la Croche, séparées par une chaîne de hauteurs. La grande Bostonnais a un par cours de-cinquante milles et la contrée qu’elle arrose une su perficie de 230,000 acres, dont 175,000 au moins se composent d’une terre facilement cultivable, ” Mais voici la va'lée de la rivière Croche, encaissée entre
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deux chaînes de hauteur, et qui n’a pas plus d’un demimille à deux milles dé largeur, sur environ quatrevingt-dix milles de lông. L'étendue de ectte vallée est par conséquent très restreinte, ne dépassant guère une soixantaine de milles en superficie, mais elle est d’une fertilité proverbiale, formée en maints endroits par des pointes d’alluvion qui produisent en abondance le foin et tous les grains que l’on récolte dans la vallée du St-Laurent. ‘C’est à peine si l’on pourrait trouver dans toute la province un sol plus fertile et plus pro. ductif que celui de cette vallée, ” ditun ancien rapport du commissaire des Terres Publiques; et pour mettre le sceau à la réputation de cet Eden national, citons le passage suivant du rapport d’un arpenteur de mes amis, en veine de poésie dythirambique : ‘ La Croche est certainement une belle rivière: semblable au serpent qui déploie mollement ses Anneaux sur la plaine verdoyante, elle décrit ses longs détours qui reviennent et retournent nécessairement vers sa source, des- ‘sinant dans la vallée unie et richement boisée qu’elle fertilise les contours sinueux deson paisible -et capricieux cours. .…..4."7 ‘
l'est inutile, n’ést-ce pas, messieuts, d'aller plus loin dans la direction du nord, et d'aborder les vallées de la Trenche et de la Windigo. Ce qui nous importe, c’est surtout la région complètement inhabitée atjourd'hui, qui s'étend entre la Batiscan à l’est ét le St- Maurice à l’ouest, depuis la rivière Croche au nofd, et au sud, les Piles, qui sont le point d’aboutissément'actuel du chemin de fer des Basses Laurentides; cette région contient une superficie d'environ 850,000 acres 8ur
lesquels peut s'établir à l’aise une population agricole de 50 à 60,000 âmes. Notons cependant qu'entre la vallée de la rivière Croche et celle de la rivière Windigo, du sud au nord, et, à l’est, jusqu'aux sources de la rivière Trenche ou, si l’on veut, jusqu’à la ligne de partage des eaux qui tombent dans le Si-Maurice d'avec celles qui tombent dans le Lac St-Jean, il y a encore une vaste étendue de pays d'environ deux millions d’acres, depuis longtemps exploitée par les concessionnaires de bois, et qui contient certainement un bon million d’acres de terre arable.
La Tuque est le grand centre de l’industrie forestière du vaste territoire qu’arrose le St-Maurice, industrie dont les produits se sont élevés jusqu’à deux millions de dollars dans les années prospères; mais, depuis quelques années, elle a subi une diminution considérable, et les intérêts manufacturiers et agricoles s’en sont cruellement sentis, Naguère on ne faisait pas
moins de aix cent mille billots dans le territoire du .
St-Maurice; maintenant on en fait à peine cent cin. quante mille. Il faut chercher la raison de cette décadence en partie dans le prix excessif du transport des provisions à La Tuque par terre ou sur des chalands, en partie encore dans les frais qu’entraîne la descente des billois depuis ce dernier endroit jusqu’à Trois-Rivières, dépenses qui diminuent énormément les profits de l’industrie forestière, maintenant que tout le pin de qualité supérieure a été abattu. Tous les possesseurs de concessions de bois sont d'avis que
si l’on construisait un embranchement de chemin de
fer du Lac Edouard à La Tüque, non seulement le
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prix des billots, à leur arrivée à Trois-Rivières, serait considérablement réduit, mais encore que cetembranchement nécessiterait à La Tuque même, où se trouve un des plus grands pouvoirs hydrauliques de la province, la construction de scieries et autres établissements propres à développer l’industrie forestière, On pourrait y travailler économiquement sur place tous les bois de qualité secondaire, y compris l’épinette, et les transporter à bon marché, soit à Québec, soit à Trois-Rivières, par le chemin de fer des Basses Laurentides. C’est ainsi que l’exploitation des vastes forêts d’épinette de cette région deviendrait une source de revenus pour la province, de travail pour le peuple, et un puissant moyen de colonisation pour les excel
lentes terres qui se trouvent dans les vallées ües affluents du St-Maurice, L'an dernier, quinze cents hommes ont été employés à l'exploitation du bois sur le parcours du chemin de fer du Lac St-Jean, là où, avant la construction de ce chemin, l’industrie forestière était nulle, et tous les propriétaires de scieries ont fait de l'argent, malgré le bas prix des madriers d’épinette, ce qui prouve que le meilleur moyen de rendre l'exploitation du bois profitable est de construire des scieries sur les lieux mêmes où le bois est abattu.
Il y a deux ans à peine, messieurs, que le chemin de fer du Lac St, Jean est construit jusqu’à la rivière à Pierre, eh bien! déjà, sur ce parcours, la production du bois à atteint l’année dernière 8,200,000 pieds de madriers, de planches et de dosses, celles-ci appelées ordi-
nairement croûtes, en anglais slabs, et 208,000 pieds ….)
ubes de (rs cela a été l'ouvrage de deux scie- x
ies seulemént, l'une établie au lac St. Joseph, l’autre la Rivière Noire: en ce dernier endroit il s’en est onstruit une nouvelle depuis l’année dernière, et les sens de la rivière à Pierre vont enfin avoir aussi la leur ans quekques semaines. Ajoutons que deux moulins scies et deux fabriques de bobines sont en voie de onstruction à la station Beaudet, où l’on songe à tablir également avant peu une fabrique de pulpe. nant au bois de chauffage, le chemin de ferena ransporté, dans le cours de 1886, 19,845 wagons, outre 14 wagons chargés de vergues de navires, de bois divers et autres marchandises de toute nature.
De La Tuque aux Grandes Piles le St-Maurice est avigable sur un parcours d’environ soixante-dix illes pour des bateaux à vapeur d’un faible tirant ‘eau, Tout le long de la rivière on aperçoit, çà et là, n bon nombre de petites colonies, qui sont entièreent privées de toute communication extérieure, quoiu’on leur ait fait la promesse, d'un bateau depuis ien des années, quoiqu'il y ait même dans les statuts ne disposition à cet égard depuis bientôt trente ans, h bien ! afin de donner une grunde impulsion à la olonisation du St-Maurice, réduire le prix du transort des provisions pour les chantiers et apporter au ‘ommerce de bois un élan et un développement noueaux, la Compagnie du “hemin de fer du Lac Stean est prête à établir un service de bateaux à vapeur ur la rivière St-Maurice et à le relier avec celui de ’embranchement qu’elle se propose de construire à La uque, pourvu que le gouvernement l’aide raisonablenent dans l'exécution de cette entreprise,
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Messieurs, en vous faisant part de ce projet, au moment de vous quitter ce soir, je ne fais que lever un coin du voile qui cache tout un ensemble de conceptions superbes, dont la réalisation changera complètement la face de tout le territoire qui s'étend au nord du St-Laurent, et fera de cette partie du pays comme la véritable épine dorsale de l'Amérique Britannique. C’est ce que je me propose de développer dans ma troisième et dernière conférence sur le sujet qui nous intéresse si vivement. Je vous demanderai seulement, mesdames et messieurs, de vous rappeler d'ici là ma dernière parole’: ‘C’est dans le nord que sera la force, la grandeur de notre pays et le boulevard infranchissable, inexpugnable de la nationalité française en Amérique.”
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