DÉPART
Motacilla alUi . .
21 oct.
2 IMT.
8 oct.
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34 Kpl.
4 oct.
37 sept
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10 août.
13 août
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• départs.
31 sept.
34 sept.
35 sept.
En admettant que, pour une même espèce d’oiseaux, l'arrivée sc fasse le même jour par tout le pays , on ne peut supposer que ces voyageurs , plus ou moins nombreux . soient aperçus simultanément par tous les observateurs : on trouve des différences qui sont de cinq à six jours des deux côtés de la moyenne pour la même espèce vue dans des localités différentes. Bruxelles, comme nous l'avons dit, avance un peu en ce qui concerne les arrivées, mais les autres dates sont à peu près idcntiqucmemenl les mêmes.
En se servant d'une seule année d’observations, la Belgique est trop restreinte dans ses limites pour qu'on puisse bien reconnaître l'avance ou le retard produit, selon les localités, dans l’arrivée ou le départ des oiseaux; mais en faisant usage des documents de plusieurs années, on peut se servir avec confiance des dates moyennes; il est à douter que de nouvelles observations viennent les modifier d'une manière bien appréciable. La
Sl'B LA PHYSIQUE DU GLOBE.
Motacilla alba . par exemple, arrive moyennement le C mars: la différence In plus grande , en plus eomme en moins, est de cinq jours, d'après les oliscrvalions que nous avons réunies. Pour la Ruticilla titlnjs, la différence est moindre encore: elle n’est que d’un à deux jours. L'écart le plus grand est celui qui est donné par le Cuculus canorus , dont l’arrivée se présente moyennement le 121 avril: la différence en moins n'est que de trois jours pour Slavciot, mais la différence en plus pour Oslende est de dix jours. Le Cuculus eanorus arrive, comme nous venons de le dire, moyennement le 21 avril, et les observations d’Oslcnde donnent le 1" mai.
Pour ec qui concerne les départs, on ne retrouve plus une identité aussi bien déterminée : ainsi, pour la Motacilla alba, le départ est marqué au 8 octobre pour (Mende, tandis que, pour Liège, il n’est porté qu'au 2 novembre. On peut supposer que les départs ne sont pas aussi coïncidents que les arrivées, ou bien que celle simultanéité, si elle existe, pour un petit pays tel que le nôtre, ne se remarque pas avec la même facilité. Il a été impossible, du reste, d’établir une comparaison bien précise entre les moyennes généralcs des dates du départ, puisque deux localités seulement, Liège et Ostcndc, permettent d’établir une comparaison semblable.
Pour l' llirundo urbica, Garni fixe l’instant du départ au 5 septembre et Stavelot au 2 octobre : il y a près d'un mois de différence. .Mais il est juste de dire que les observations sont très-peu nombreuses; les nombres, qui ont été comparés, reposent sur deux observations pour Stavelot et sur trois pour Gand. En ce qui concerne, la Motacilla alba , dont il a été parlé plus haut, les observations sont moins nombreuses encore, puisqu’on n'en possède qu'une seule pour la ville d'Ostrnde, et qu’elle avait été faite en 1859, à une é|>oque où il n'existait pas d'observations pour Liège, qui était l’autre point de comparaison.
Les départs des oiseaux ont été observés avec moins d’activité que les arrivées, et se reconnaissent d'ailleurs plus difficilement: leurs dates, par là, doivent inspirer moins de confiance aux observateurs.
Il est une remarque assez curieuse et qui mérite l’attention, c’est que, pendant le commencement de 1845, une des années qui ont présenté les froids les plus vifs et les plusdurables, on ne voit cependant pas que l'arrivée des oiseaux ait été arrêtée. Dans l'espaeede vingt ans, la température moyenne de février n’a été que deux fois négative, en 1845 et en 1835; et, pendant la même période, elle n’a été négative qu’une seule fois en mars : c’était également en 1845 : la gelée a persisté jusqu’au 21 de ce mois. Sa valeur moyenne était — O".? h cette dernière époque; puis la température a repris son cours habituel. L’hirondelle des cheminées paraissait déjà à Bruxelles dès le 25 mars; à Garni , le 51 du même mois, et à Liège et YYaremmc, le 2 avril : les plantes les plus hâtives commençaient à peine à montrer quelques fleurs et quelque verdurr: les feuilles n'étaient pas encore développées, et déjà l'hirondelle avait prévenu leur arrivée. « Ne voit-on pas, dit M. de
DES PLANTES ET DES ANIMAUX
Selys-I.ongehamps. les hirondelles et d'au 1res oiseaux insectivores nous arriver souvent alors que nous sommes presque encore en hiver et que les insectes destinés à leur subsistance sont trop peu nombreux? Ne voit-on pas les fauvettes paraître à époques fixes, cl surprises de se trouver sans ombre et sans feuillage dans les bosquets (')? » La Bergeronnette blanche ( Motacilla alba), de son côté, avait reparu au milieu des gelées, le 24 février, à Bruxelles, et le 9 mars, à Liège et à Warcmme. « Pendant les hivers doux, ajoute M. de Sel y s ('), cet oiseau nous quitte à peine, et séjourne même dans plusieurs parties de l'Europe. On ne doit donc pas s'étonner du peu de fixité dans la date de l'apparition... J'ai aussi observé des exemplaires isolés, en décembre et janvier, pendant de fortes gelées: mais c'étaient évidemment des individus perdus qui n'avaient pu partir, et ils se laissaient en quelque sorte prendre à la main; ceci est arrivé, par exemple, en janvier 1848. » Cette circonstance, ainsi qu'on peut le voir, peut opérer d'une manière assez fâcheuse sur les nombres recueillis et donner lieu à de fausses dates. Elle répond à peu près à une erreur semblable qu'on peut faire en notant, comme appartenant à une année, des (leurs dont les boulons existaient déjà depuis la lin de l'année précédente, pour le Senrcin vulgaris, par exemple.
Nous rapprocherons encore, dans ce qui va suivre, les dates des retours de quelques animaux dont les apparitions sont également périodiques ; et, pour mieux juger des instants des départs en général , nous prendrons ensuite de préférence les valeurs moyennes des observations faites, et nous dégagerons le plus possible les valeurs individuelles des effets des causes accidentelles qui ont pu les avancer ou les retarder. Les annotations pour Bruxelles, comme nous l’avons dit, n'ont pas été faites par nous; elles sont dues à M. Vincent et à son fils, qui, dans le proche voisinage de la ville, ont pu les recueillir d’une manière plus sûre qu'à l'intérieur dis; murs de la capitale.
(•) Sur le* phénomène» périodique* du régne nnimat , page S, MInoikes m l •avil i ue Kd-
sique, tome XXI, 1818.
(*) Mt'rnr Mémoire, pngr ‘28.
no SUR LA PHYSIQUE DU GLOBE.
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