ANIMAUX
#lntrr«
•HCXKLLU. Llifc*
Vcspertilio pi pi* treillis.
25 février.
8 mars.
10 mar».
3 avril.
Rana (emporaria . .
27 marv.
21 mars.
Melolootha rulgarit .
23 avril.
1 niai.
7 mai
K mai
24 avril
Colias rfaamni . .
0 mtn.
1 1 man.
Alosa cnmtnunis
1 1 avril
Clupea barengus . .
10 oclob.
l.ii chauve-souris pipistrelle s'est montrée. à Bruxelles, onze jours plus tût
et treize jours plus tùt qu’à Gand : l’avance est de beaucoup plus grande par rapport à Ostcndc , où l'on n'avait d'ailleurs que deux observations à comparer à celles de Bruxelles.
Il en est à |ieu pris de même de la grenouille à tempes noires (Rana lemporaria), qui a été observée également onze jours plus tôt à Bruxelles qu'à Liège. Les observations particulières, du reste, s'accordent assez bien; mais celles de Bruxelles sont en nombre double de celles de Liège , et les différences tombent plus particulièrement sur des aimées observées d'un côté et négligées de l’autre. En prenant les dates pour les mêmes années, où l’on observait des deux côtés, on trouve le C mars pour Bruxelles et le 1 1 mars pour Liège; ees nombres s'accordent mieux et se rapportent à la date du 8 mars, à peu près la même que celle que donne le mémoire de H. de Sclys-Longcliamps, à la vérité pour moins d'observations que celles que nous présentons ici.
La date pour Nuniur s'écarte assez sensiblement de la moyenne; mais le résultat ne repose que sur deux observations. Stavclol présente un écart plus grand encore, mais qui est du sans aucun doute à la température plus froide, à laquelle la grenouille doit être trèssensible à l'époque de son réveil.
Le Meloloulha vulgaris, ou le hanneton commun , s’est montre le 23 avril à Bruxelles , à peu près comme à INamur, où on l’observait dès le 24; à Liège, il n'a paru que le I" mai, et à Gand et Ostcndc le 7 et le 8. D'après les six années d'observations que présente M. de Selys-Longchamps dans son premier mémoire, (toine XXII des Mémoirex de l'Académie de Belgique ), le hanneton, avant 1847, ne s’est montré que le 27 avril, ee qui tient à peu près la moyenne entre les nombres de Liège, Nuniur et Bruxelles.
Le Colias rhamni (papillon citron) u'a été observé qu’à Liège ét à Bruxelles, à peu près pendant les memes années; en moyenne, son apparition a été marquée dans la première ville le 1 1 mars et dans la seconde le 6 mars. On trouve encore une avance de cinq jours en faveur de Bruxelles.
Il est impossible d’établir des comparaisons entre les localités pour les poissons qui ont été observés : le Clupea harengus, qu’on ne trouve que dans les mers, a été vu à Ostcndc le 10 octobre. D'une autre part, l'alose commune a été observée à Liège le 1 1 avril, sans que la date ait beaucoup changé dans un intervalle de dix-huit années. Ce poisson remontait généralement la Meuse à celte époque, et les deux plus grands écarts ont été le I er et le 23 du même mois.
Afin de trouver des différences assez prononcées pour qu'on puisse leur attacher une certaine importance, il est nécessaire que les stations soient distantes et que des différences se remarquent surtout dans les latitudes. L'habileté et le savoir des observateurs est aussi une des conditions essentielles: car la détermination des dates offre des difficultés beaucoup
DES PLANTES ET DES ANIMAUX
plus grandes dans le règne animal t[tie dans le règne végétal : d'une part, on peut observer le sujet à loisir et le voir avec toute l'attention possible; de l’autre, il faut l'attendre, et bien souvent sc fier nu hasard |K>ur marquer sa présence fugitive au moment où on parvient à la saisir.
Voici les principaux résultats que nous avons recueillis en Europe :