‹ Sur le physique du globeChapitre 23 sur 169 · TnEHMOHÈTBES OBÜI.XAIRES ET THEKSIOBÈTUES COLOBÉS · texte numérisé non relu

TnEHMOHÈTBES OBÜI.XAIRES ET THEKSIOBÈTUES COLOBÉS

Nous venons de voir comment la chaleur solaire agit sur l’nclinomètre, instrument destiné spécialement à faire connaître le rayonnement direct aux différents instants de l'année; nous avons pu reconnaître qu’il n'est pas possible de séparer entièrement l'action de ee rayonnement de celui que produisent les différentes couches atmosphériques déjà échauffées.

Voyons maintenant l’effet qui se manifeste sur le thermomètre, instrument dont on se sert habituellement pour juger, non pas le rayonnement solaire seulement, mais encore la chaleur des couches d'air qui nous entourent.

Quand un thermomètre est transporté à différentes hauteurs au-dessus du sol, soit au moyen de ballons, soit par d'autres procédés, on trouve que ses indications varient trèssensiblement, et qu’il s’abaisse en général d'un degré centigrade pour une hauteur de 170 à 190 mètres. Mais cette diminution continue-t-elle à être progressive avec les hauteurs? C'est ce qui n'est pas à présumer. Quoi qu'il en soit, on estime généralement que la température s’abaisse en s'élevant, et qu’elle descendrait à 00 degrés au-dessous de zéro aux dernières limites de notre atmosphère. Mais, en admettant une diminution d'un degré dans le thermomètre ceuligrade même, pour une élévation de 200 mètres, il suffirait de s'élever à la hauteur de 18,000 mètres dans nos climats, où la température moyenne est de 10" environ , pour arriver à la température des espaces célestes. Or celle hauteur serait quatre à cinq fois moindre que la plus petite hauteur qu'on attribue à l'atmosphère; il faudrait donc admettre ou que l'atmosphère est beaucoup moins élevée qu’on ne le suppose en général, ce qui n'est nullement probable, ou que le décroissement de température à la surface de notre terre est plus rapide que dans les parties élevées de l'atmosphère. Celle dernière hypothèse est plus vraisemblable.

On pourrait bien se demander encore si la température des espaces célestes ne tombe pas au-dessous de — 60 degrés, que Fourier leur attribuait d'après scs travaux; mais les

(* J Oa trouvera aussi, dans la septième partie du Climat de ta Belgique, des recherches que j'ai faites , au moyen du périhéliometre de M. Pouillet, pour déterminer le rayonnement solaire. J'ai indiqué, en même temps, les motifs pour lesquels j'ai préféré l'observation de l'aclinomètre, qui exigeait moins de temps pour l'observation.

preuves eilées en faveur île son opinion sont trop fortes pour qu'on ait songé & les révoquer en doute.

Examinons d’abord le thermomètre ordinaire, placé à l’ombre et à quelques mètres audessus du sol : c’est l'instrument par lequel on estime vulgairement la température moyenne de l’atmosphère. .Nous donnerons scs valeurs pour les trois années de 1854 à 1836 et pour l’heure de midi , alin de pouvoir les comparer plus sûrement aux indications des autres instruments que nous ferons connaître ensuite et qui n'ont été observés que pendant ces derniers lenqix; nous joignons en même temps à ces valeurs moyennes l’indication des miiiima de chaque jour.

A côté du tableau précédent, nous placerons les relevés du thermomètre à boule libre, exposé au soleil, sur le sommet de lu tourelle orientale de l'Observatoire ('). Nous donnons également la température moyenne pour l’heure de midi, en même temps que celle des observations mininia de chaque jour.

En moyenne, le thermomètre, au haut de la tourelle et sous la radiation solaire, n’indique qu’un degré de plus que le thermomètre placé au nord et à l’ombre. Cependant, quoique l’effet annuel ait été assez régulier, on trouve des différences très-sensibles sur les résultats des mois pris individuellement, à cause des jours sereins plus ou moins nombreux.

Cet avantage d’un degré d’élévation , à l’heure de midi , est compensé par un abaissement plus fort du thermomètre à l’instant du minimum : et, en ciïct, la moyenne des températures annuelles les plus basses, pour le thermomètre placé tout au sommet de la tourelle de l’Observatoire, est de 5°, 3, tandis que pour le thermomètre placé au bas de l’Observatoire et vers le nord , elle est de B»,». Il y avait donc , pour ces deux nombres, à peu près compensation exacte de ce qui s'observait à l’heure des températures moyennes.

Si l’on compare ensuite les indications de ce même thermomètre placé au bas et au nord de l'Observatoire, aux indications d'un autre thermomètre plaeé à même hauteur, mais au midi et sous la radiation solaire, on trouve des différences assez sensibles. Les observations, pour l’heure de midi , donnent au nord trois degrés de moins qu’au midi , et celle différence est à peu près constante d’une année à l’autre. Le thermomètre au nord, pour l'heure de midi, est inférieur d'un degré seulement à un troisième thermomètre placé également au midi et sous la radiation solaire, mais au plus haut point de l'Observatoire.

(') Au-dessus de la lourellr, on a placé une plate-forme d’un peu plus d’un mètre carré de surface. C'est à la rampe de rclte plate-forme d'un mètre de hauteur qu’on a plaeé le thermomètre, et c’est environ à !*,GO de hauteur que l’on prend, chaque jour, l'élcrtricitc de l’air au moment de l’observation. L’observateur s'incline un peu de manière que l'instrument soit placé plus Itaut que lut.

TEMPÉRATURES DE L'AIR ET DU SOL

Si l'on compare ensuite le thermomètre placé au midi, un mètre environ au-dessus du sol, et sous la radiation solaire, à trois autres thermomètres dont les houles ont été eolorées en blanc , en hleu cl en noir, on trouve des différences, mais qui sont moins grandes que celles qu'on aurait pu supposer. Ces différents thermomètres sont placés exactement à la même hauteur que le précédent et les uns à côté des autres. Voici quelles ont été leurs indications pendant les trois années que nous comparons :

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