‹ Sur le physique du globeChapitre 63 sur 169 · XX · texte numérisé non relu

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La variation magnétique qui. pendant les quatre années de 1848 à 1831 , avait produit des valeurs un peu plus grandes que pendant les six années précédentes, a commencé à donner des changements moins prononcés en 1832.

Cette différence s'explique en admettant la loi de vnrialion de onze années dont nous avons parlé précédemment : c’est en effet de 1818 à 1831 que se présentaient les variations maxima.

Le grand abaissement des variations de 1833 à 1837 tient autant à la loi que nous avons indiquée plus haut qu'à une variation survenue peut-être dans l'appareil. Il m'a paru vraisemblable que le 111 de suspension a rencontré un obstacle à sa marche; et que, pour avoir les vraies oscillations du barreau, il faut multiplier les variations qu'il indique par un coefficient qui, du reste, semble avoir conservé, jusqu'en 1837, la même valeur depuis l'affection que je signale. La grandeur des excursions a changé, mais le sens de la courbe et ses instants critiques sont restés les mêmes.

Nous prendrons maintenant les valeurs obtenues pendant les deux premières années de 184(1 et 1841; et nous les comparerons à celles que nous venons d'obtenir pour les périodes de 1842 à 1847 et de 1848 à 1837.

Nous remarquerons d'abord que, pour le cours de l'année, il n’est guère possible d'en

faire usage. Soil qu'il y ait eu des mouvements dans le pavillon magnétique , soit par une autre cause quelconque, les indications suivies de l'instrument n’ont pas eu assez de régularité pour que nous puissions les employer cl compter sur l’exactitude des résultats.

il n’en est plus de même pour la période diurne. On peut comparer les valeurs obtenues dons le cabinet du jardin avec celles qui ont été constatées dans l’intérieur de l'Observatoire, pendant les six années de 1842 à 1847. Voici les résultats observés :

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Les observations, faites des deux parts, s'accordent assez sensiblement pour les valeurs et les instants des maxima et minima : ils doivent différer quant è la force, à cause de la période que nous avons reconnue plus haut dans la variation des intensités.

Pendant les sept derniers mois de 1842, pour plus de sûreté, les observations ont été faites comparativement à l'intérieur et à l’extérieur de l’Observatoire, nu moyen de l'instrument qui avait servi d'abord et de celui qui devait servir ensuite.

Pour compléter la discussion des propriétés qui appartiennent à t’aiguille de déclinaison, nous avons fait connaître sa marche annuelle et les variations régulières qui l'affectent, soit pendant le cours d'une année ou d’une période plus longue, soit encore pendant le cours d'un jour. Mais l'aiguille subit aussi des variations irrégulières qui l'affectent sans parailre se lier à l’ordre des temps: ees inégalités magnétiques ont été déterminées avec autant de soin que pouvait le permettre le personnel restreint de l’Observatoire. Les valeurs ont été données dans les /lunules de l’établissement. Nous avons eu l’occasion de reconnaître eu général que les perturbations étaient rarement locales: on peut les retrouver en même temps sur les différents points du globe, imprimées d’une manière plus ou moins sensible, et souvent en seus opposé, selon les localités. Ce qu'on peut reconnaître surtout, lors des perturbations, c'est que le mouvement extraordinaire qui se manifeste tend à jeter l'aiguille vers l’est plutôt que vers l'ouest. Ce genre d'étude mérite une attention particulière, cl si nous ne nous y livrons pas ici, c'est que ce travail a été généralcmcut fait, et avec des documents plus complets que ceux que nous pourrions produire.

MAGNÉTISME TERRESTRE

Je finirai en donnant, dans le tableau qui suit, la différence de déclinaison magnétique observée entre les villes de Munich et de Bruxelles. La discordance que je trouvais entre les nombres annuels, en ne tenant pas compte de la variation périodique dont il vient d’étre parlé, produisait des différences assez sensibles. Elles avaient également frappé un physicien habile dont le jugement est d’un grand poids à mes yeux; j'étais d'abord disposé à croire, comme M. Hansleen, que des erreurs accidentelles s’étaient glissées dans nos observations. Je suis loin, sans doulc.de supposer nos résultats à l’abri de toute erreur, mais leur concordance avec les valeurs de Munich me semble assez remarquable. Je n'ai reçu ces dernières observations qu’au moment de l’impression et par l’obligeance de M. I ..amont, à qui je les avais demandées (').

Différence de la déclinaison magnétique entre Druxelles et Munich.

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(‘) Quand j'ai voulu rnmparer les déelinuisons magnétiques absolues de Bruxelles avec 1rs valeurs analogues des principales stations, j'ni été assez étonné, je l'avoue, de tic pus trouver ces dernières valeurs. M. Lloyd de Dublin, qui se trouvait alors i Bruxelles et à qui j'eus l’occasion d’exprimer rues doutes, me dit qu’il avait en effet remarqué comme moi une lacune h eel egard. J’en écrivis alors à M. (.amont en particulier, qui voulut bien me communiquer en manuscrit ses résultats dont je fais usage pour la déclinaison et pour l'intensité magnétique.

Résumé des observations sur ta déclinaison magnétique en 1840 (*).

MOIS

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