de l'inclinaiso* maonétmjck
Je ne pense pas que l'inclinaison magnétique eût jamais été déterminée, dans ee royaume, avant les premières observa lions faites en 1828. I, instrument employé à cet effet est de MM. Troughton et Simms. de Londres; il me sert encore (mur les observations de Rrtixcllcs, et je le considère comme un des meilleurs que I on ait construits. C’est aussi l’avis de plusieurs savants qui ont eu occasion de l'employer ou d'en examiner les résultats (*).
Ne pouvant facilement déplacer un pareil instrument, ni m’en servir dans des voyages un peu longs, j’ai senti la nécessité de m’en procurer un moins grand et d'un transport plus commode : il a été construit par M. Robinson, de Londres, qui l’a exécuté avec tout le soin possible, quoique sa valeur ne réponde pas A celle du précédent.
L'appareil d'inclinaison magnétique de MM. Trougliton et Simms ne diffère pas des appareils de ce genre; il se compose d’une boite cylindrique qui porte l’aiguille et qui peut tourner autour d’un diamètre vertical, au-dessus d'un cercle horizontal fixe indiquant ses azimuts. « L'aiguille et le diamètre du cercle vertical où se font les lectures, ont un peu plus de deux décimètres de longueur. Le cercle est gradué de 13 en 13 minutes; le cercle azimutal est plus grand, et permet de lire les minutes au moyen d'un vernier. L'instrument est muni de deux niveaux pour assurer l'horizontalité du cercle azimutal et celle de l’axe de l’aiguille, pendant le cours des observations.
o On commence par placer l'instrument dans le méridien magnétique, au moyen d'une aiguille de déclinaison et de deux |>oints de repère que porte le cercle horizonlal. Ces points de repère sont sur une droite parallèle au plan que décrit l’aiguille d'inclinaison, quand elle est en expérience. Dans cette opération préalable, l'aiguille de déclinaison est abritée des agitations de l’air par une boite garnie d’une glace à sa partie supérieure.
» Quand l'instrument est dans le méridien magnétique, on plan; l'aiguille d'inclinaison sur deux couteaux ayant des échancrures pour recevoir les tourillons de l'aiguille, puis on abaisse doucement ces couteaux au moyen d’une vis : les échancrures sont faites de manière que l'aiguille vient se placer, au centre du cercle vertical, sur deux agates polies; les surfaces de ces agates sont cylindriques, de sorte que les axes, également cylindriques, de l'aiguille ne reposent, de chaque côté, sur des coussinets que par un seul point, le point de contact dis deux cylindres qui se croisent A angle droit (’). »
(') On peut voir aussi ta comparaison de notre appareil avec plusieurs appareils étrangers faite par VI. Vlahmoud Etfcndi, dans son Mémoire sur l'état actuel île s lignée ieoelinigues et isodynamigues tlane la Grande-Bretagne , la Hollande, lu Belgigue et lu Fronce, tome \ X [ X îles Mémoires couronnée et Mémoires îles suçants étrangers de l’Académie royale de Belgique, page 31 .
(*) Sur l'état du magnétisme terrestre, (wige 1 3; Mémoires de l'Académie royale de Bruxelles, I. XII On j trouve d’autres renseignements que je ne crois pas devoir reproduire ici.
En général, les observations ont eu lieu dans le plan du méridien magnétique; quatre d'entre elles élaienl faites avant le retournement des pôles de l'aiguille, et quatre autres après le retournement de ces mêmes pôles. La première observation, par exemple, se faisuit en tournant la face de l'instrument vers l'est; la seconde, après avoir fait faire à l’instrument un demi-tour sur lui-méine, de manière que la face destinée aux lectures était à l'ouest. Pour la troisième observation, je retourne l'aiguille sur les tourillons sans loucher à l’instrument; enfin, pour 1a quatrième observation , je remets l’instrument dans sa position première, de sorte que j’obtiens ainsi les quatre positions differentes que permettent les faces de l’aiguille et celles de l'instrument.
Quelques observations ont été exécutées cependant en faisant dévier l'instrument du méridien magnétique et en suivant les procédés généralement indiqués dans les traités de magnétisme terrestre; mais, pour les observations faites aux mêmes lieux et à des époques différentes, on a préféré continuer à employer la première méthode, qui suppose l'aiguille dans le méridien magnétique.
M. Hansteen que l'on peut regarder, à juste titre, comme un des savants les plus distingués qui se soient occupés du magnétisme terrestre, a bien voulu tourner son attention vers les observations qui ont été faites à Bruxelles et s'occuper à différentes reprises de leurs calculs. II nous a transmis ses remarques à ce sujet ; nous les citerons avec d’autant plus de plaisir qu'elles vérifient entièrement les résultats auxquels nous étions parvenus, de notre côté, par l'expérience (').
La formule qui a été employée pour les calculs de vérification est la suivante ; le coefficient du facteur (f — 1827) varie selon les époques indiquées dans les deux dernières colonnes de la page ci-contre :
i 89-r,S96 — 3’,3îl(> (r— I8Î7) •*- 0,017071 (t-l8ï7)*.
D'après M. Hansteen, le minimum de l'inclinaison devrait se présenter en 1924,29, c’est-à-dire pendant la première partie du siècle prochain. Déjà le minimum s’est présenté dans quelques localités orientales : il se rapproche de plus en plus de nous, et passera par Paris et Londres, après avoir produit ses effets en Belgique. Nous n’avons malheureusement pas les éléments nécessaires pour calculer, d’une manière précise, la longueur de cette période : les éléments relatifs à son commencement nous font entièrement défaut. Voici les résultats que le physicien norvégien a déduits de nos observations.
(•) Voyez les réflexions do te savant sur les observations de Berlin, de Bruxelles, de tibltingue et de Hambourg, dans les Bulletins de l’Académie /loyale de Belgique, série, tome tll, n° 9, 1877. et tomeV, n* If, 1838, du même recueil.
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MAGNÉTISME TERRESTRE
Inclinaison magnétique à Bruxelles.
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