‹ Sur le physique du globeChapitre 78 sur 169 · VARIATION DIl'RXF · texte numérisé non relu

VARIATION DIl'RXF

Examinons maintenant ce qui se rapporte à la variation diurne de la force horizontale du magnétisme terrestre, et indiquons en même temps la température diurne de l'appariement où se faisaient les observations. Cette température , pendant les six années de 1842 à 1847, a été observée, avons-nous dit, au moyen d'un thermomètre de Fahrenheit qui ne variait guère que de 2 à 3 degrés dans l'espace de vingt-quatre heures. L'effet produit sur le barreau par cette correction est donc extrêmement faible; la moindre altération des chiffres pouvait faire naître des différences relativement grandes sur les résultats calculés.

Par suite, nous n’avons pas cru devoir chercher à estimer, avec des nombres si faibles, les mutations produites dans la force annuelle du barreau aimanté. Nous avons posé toutefois les quatre premières colonnes de la même manière quelles ont été données précédemment pour le calcul des variations annuelles; mais nous avons déduit ensuite les corrections du coefficient 0.104, déjà obtenu par nos calculs antérieurs.

L'effet thermométrique et l'intensité magnétique se trouvent indiqués dans le tableau ci-après: nous donnons, à la suite, les effets diurnes des températures et du magnétisme qui nous servent à calculer les nombres des colonnes suivantes.

l'anation diurne de la force magnétique horizontale de 1843 à 1847 inclusivement.

Les températures mensuelles et les intensités magnétiques correspondantes, avec les différences de ees nombres et cens de 10 heures du matin, sont données, comme nous l'avons dit, dans les quatre premières colonnes numériques du tableau précédent. La valeur 34°, 8, température moyenne des six années, scst présentée à 40 heures tlu malin et à 40 heures du soir, dans l’appartement fermé où se faisaient les observations; les températures du jour étaient supérieures à cette moyenne et celles de la nuit lui étaient, au contraire, inférieures.

Dans la cinquième colonne, on trouve les effets de la température observés sur l'intensité horizontale : ici, nous nous sommes servi de la formule de correction déjà adoptée, en tenant compte , d’après l'expérience, qu’à une variation de 4 degré Fahrenheit correspond un changement de déclinaison égal à 0,404 de division : ainsi , à 4 heures de la nuit, on comptait, pour 0“,8 d’abaissement du thermomètre, un abaissement correspondant dans le degré de l'échelle égal à 0.08.

Dans les colonnes 6, 7 et 8, on trouve les valeurs calculées et leur différence avec les valeurs réduites. On verra, dans la ligure suivante, les valeurs observées et réduites qu’indiquent les nombres des colonnes 3 et 6. .Nous n'avons pas représenté les nombres calculés qui se confondraient avec les valeurs réduites.

■ th,m. * h » «h « Ik ■ Kk ■ HUI lh.1. «... « b I. )kl. Hki. Wuu.

I.a ligne pleine indique les nombres tels qu’ils résultent de l'observation directe : la ligne ponctuée, au contraire, donne la courbe, quand on a égard aux variations de température, en admettant les corrections que nous indiquons et qui ont servi aussi à réduire les observations mensuelles.

Nous allons essayer maintenant de lier par une courbe tous les points désunis, c'est-àdire que nous chercherons à représenter, par une ligue, la marche de l'intensité magnétique dans le cours de vingt-quatre heures et d'après les valeurs moyennes de l'année. A ecl effet, nous avons employé la rormule suivante, dans laquelle m représente successivement 0°, 30», 60», 90», etc., pour les heures paires du jour, telles que minuit.

6", etc. : ce qui donne

jr = 8.1 1 -t- 0,25sin(m I27-) — 0,l5»in (2m 138*) — U,08sin 3m -+■ 0.04 ain (4m 3(t*).

Les valeurs déduites de cette formule, [tour les heures paires, sont inscrites dans le tableau donné plus haut, en même temps que les nombres observés et les nombres calculés, en ayant égard à la correction pour la température.

Si l'on considère l'intensité magnétique horizontale, en admettant la distinction des saisons et en ayant égard à la variation diurne, on trouve des résultats assez remarquables. En faisant d'abord abstraction de l'effet des températures, on voit que pendant l'hiver, c'est-à-dire depuis le mois de décembre jusqu a celui de mars, l'intensité horizontale reste à peu prés invariable : cet élément atteint son minimum entre 10 heures et midi: il se

relève faiblement jusque vers 4 fi 6 heures du malin, où il s’élève au maximum pour redescendre ensuite. En tenant compte de l’effet des températures , ce mouvement de l'aiguille s'explique sans peine, sauf cependant le minimum, qui se présenterait avant midi au lieu d’arriver après, si l’aiguille obéissait exclusivement aux effets thermométriques.

Pour les trois mois d’hiver, la différence entre la température maximum de 2 à 4 heures de l'après-midi et la température minimum de 6 ù 8 heures du matin, est 1»,1 seulement. La différence des deux valeurs magnétiques extrêmes était de 9,64 — 9,36 « 0,28.

Durant les trois mois du printemps, les effets se passent à peu près dans le même ordre, mais ils sont beaucoup plus prononcés. Le minimum magnétique se présente également après 10 heures du matin, et le maximum arrive pendant la nuit, mais plus tôt que pendant l’hiver. La différence des deux valeurs extrêmes est 8.68 — 7,86 ™ 0,82, entre 10 heures du soir et 10 heures du matin. Il est vrai que nous ne tenons pas compte de la différence des températures; celte différence, comme on peut le voir, est presque nulle pour les deux instants que nous indiquons; et, dans la valeur maximum , entre 4 heures de l’après-midi et 6 heures du malin, elle est de plus de 2*, 9 Fahrenheit.

Pendant les mois d’été, le minimum de magnétisme tombait encore vers 10 heures du malin et le maximum entre 8 et 10 heures du soir. La différence de ces deux quantités donnait 7.52 — 6,25 — 1,07. Ln différence des températures extrêmes était de 2".8 Fahrenheit, à peu près comme au printemps, bien que la différence magnétique fut plus considérable,

Enlin, dans les mois d'automne, le minimum de l'intensité magnétique s’est encore présenté sers 10 heures et le maximum vers 6 heures du malin, comme en hiver. La différence de ces termes extrêmes a été 7,72 — 6.91 =0,81 , et la différence des températures, pendant les vingt-quatre heures, n’a été que de 2”,0 Fahrenheit.

On peut déduire de ce qui précède que les différences entre les deux termes extrêmes a été, pendant les quatre saisons de l'année :

tirrlanci ru mm utxlau

pendant «a jwir.

SAISONS

Thir— imèlrs

QMItMt.

labrtahcil.

1 Ili»W ...

. 1ÎI

i Printemps

Été

[ Automne ...

0,Hl

MAGNÉTISME TERRESTRE

D'après ces nombres, la différence des intensités n'est pas en rapport avec la différence des températures. L’heure du minimum magnétique conserve une valeur à peu près constante pendant les quatre saisons de l'année; elle tombe un peu après 10 heures du matin et ne se présente conséquemment pas à l'heure de la température la plus élevée. Quant à l’heure du maximum , elle se porterait plutôt avant minuit, surtout pendant les mois les plus chauds de l'année. On pourra mieux s’expliquer les mouvements de lu courbe par le tableau numérique et la ligure que nous donnons ci-après.

I nient tir diurne de la force magnétique horizontale par toison* ( 1842 à 1847, sir années. J

HEURES

rivais*.

uu * ut.

m* a auii».

nuvaaimi.

rivaiaa.

UU 4 Ut.

«lit 4 tOÛt.

aotaaau.

Minuit ....

3 heure» . . .

SJ,»

es,»

Midi .

3 heures

Page 1