‹ Sur le physique du globeChapitre 99 sur 169 · IC. finaiaa .1 JUtUr lunan · texte numérisé non relu

IC. finaiaa .1 JUtUr lunan

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Midi. . . .

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Les valeurs précédentes, déterminées pendant des voyages faits en Allemagne, en France et en Italie, ont été publiées déjà dans des écrits particuliers insérés dans les Mémoires et dans les Bulletins de f Académie royale de Bruxelles : on conçoit, dès lors, que je ne dois en présenter ici que les résultats, pour éviter des longueurs inutiles. Ces résultats sont reproduits, sans développement, pour permettre quelques comparaisons entre les nombres obtenus successivement; il peut être intéressant, en effet, de comparer les valeurs déterminées à neuf ou dix ans d'intervalle; comme, plus loin, on pourra rapprocher ces mêmes valeurs de celles obtenues trente ans après. Les lignes magnétiques changent successivement de direction, il est donc nécessaire de déterminer la position qu’elles occupaient antérieurement et de reconnaître les étals par lesquels elles ont successivement passé ; c’est ce qui a été fort bien compris , dans ces derniers temps, par quelques observateurs expérimentés.

Pendant un second voyage que je Ils en Italie, durant l'année 1859. je m'occupai de déterminer à la fois la force horizontale et l’inclinaison de l’aiguille aimantée. J'employai à cet

MAGNÉTISME TERRESTRE

effet quatre aiguilles magnétiques : deux, de forme cylindrique et d'environ 6 centimètres de longueur, appartenaient à M. le major Sabine, et avaient déjà été employées dans différentes expéditions scientifiques; les deux autres, également de forme cylindrique et d’environ 8 centimètres de longueur, m'avaient été confiées par M. le capitaine Duperret, qui avait fait usage de l une d'elles dans le cours de scs voyages.

Pendant les expériences, les aiguilles étaient sus|icnducs , comme d'ordinaire, à un fil de cocon, et abritées par l'appareil bien connu de ifansteen. lin thermomètre, placé dans la boite où se faisaient les oscillations, indiquait la température des aiguilles, qui notaient observées que quand il était permis de croire qu'elles avaient pris la température de l'air ambiant.

Les tableaux qui suivent contiennent les résultats obtenus au moyen des quatre aiguilles : les lieux et les dates y sont indiqués en même temps que les heures des observations; on conçoit qu'il serait difficile d'éliminer les perturbations accidentelles, surtout quand les observations sont prises en voyageant. La troisième et la quatrième colonne indiquent les temps employés par chaque aiguille à faire 100 oscillations, et les températures qui s'y rapportent. Les temps sont calculés d'après 300 oscillations, en commençant avec une amplitude de 30 degrés. Les deux dernières colonnes donnent les valeurs corrigées des effets de la température, et ramenées à une température commune de GO degrés Fahrenheit, ou 12", 5 Réaumur, au moyen des deux formules ;

Pour la 1" aiguille T » T [I — 0,0000073 (t - f)].

Les coefficients avaient été préalablement déterminés par des expériences; nous supposons les températures I et V ramenées à l'échelle de Réaumur, qui était celle de mon thermomètre.

Pour les résultats obtenus au moyen des aiguilles 3 et 4, on a fait usage également de l’échelle de Réaumur, et les réductions se sont faites au moyen des formules suivantes :

Pour la S"* aiguille T — T [I — 0,00081 (t — fjj.

On trouvera les résultats calculés dans les tableaux ci-aprcs :

ïl 0 I . Formule de correction T = T [ 1 — 0,0006075 ( t — #') ].

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Paris (*)

Id

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Id

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0 septembre. .

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Rome

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Florence

Venise

Inspruck

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MAGNÉTISME TERRESTRE

S* 5. Formule de correction Ts=T'[l — 0,00081 (I — t') ].

En prenant pour unité la valeur de l’intensité de la force magnétique horizontale, déterminée à Paris, les valeurs correspondantes i, pour les autres lieux, ont été obtenues par la formule i= dans laquelle r' et t expriment les temps employés par l’aiguille, à Paris et dans ces lieux, pour faire 100 oscillations. C’est donc relativement à la valeur trouvée dans cette dernière ville que je donne les différentes valeurs obtenues en Italie, en Belgique et en Allemagne. Je n’ai pas cru, dans ce voyage, devoir rechercher les valeurs exceptionnelles que présentait le Vésuve, comme j’avais essayé de le faire en 1850.

En rapprochant les nombres, qui expriment les valeurs relatives du magnétisme, on

'2 il)

pourra mieux reconnaître les perles faites par les barreaux, pendant l'intervalle du voyage.

LIEUX

ISTEISITi HOklzOWTAI.il

AIGUILLE

AIGUILLE

AIGUILLE

AIGUILLE 1 A. f

Paris

Brucelles .

losprudt

Turin

! Venise. ....

1 Griw*

Pise

| Naples

1 Hume

Florence ....

Uru utile* (retour | . .

il semblerait résulter de ce tableau que l'aiguille n" i a fait une'prcntièrc perle de force dans le transport de Gènes à Naples, et qu’elle a continué à perdre entre Rome et Florence. Elle donne, en effet, pour valeur relative de l'intensité magnétique horizontale à Naples, une quantité sensiblement moindre que les autres aiguilles, et cette différence se trouve augmentée encore à Florence; puis elle conserve la même valeur, pendant le retour, jusqu'il Bruxelles.

J'ai cru plus prudent, par ce motif, de ne pas faire usage des résultats donnés par l'aiguille n° i pour les déterminations moyennes qu’on trouvera dans le tableau ei-joinl :

LIEUX

ISTtlMTÉ MAGNETIQUE NOftlZOXTAML 1

AIGUILLE »° »

AMÏDktK

AIGUILLE

H rituelles

Pari*

Inspmck ...

Turin . .

Venise. . .

Gûnts

Plie

Florence ...

Rome ...

Naples

MAGNÉTISME TERRESTRE

2 il

Les valeurs pour Bruxelles sont les moyennes de celles obtenues avant et après le voyage. Il est à remarquer que le plus grand écart de la moyenne ne s’élève pas à plus de 0.005, ce qui doit paraître suffisant dans des déterminations aussi délicates.

Si l'on compare les nombres obtenus, dans les mêmes localités, à neuf années d'intervalle, on trouve quelque différence : ainsi, l'intensité horizontale de Paris, par rapport à celle de Bruxelles, était, en 1830.de 1 à 0,9697 ; et elle est devenue, en 1839, de 1 à 0,9603. par conséquent plus grande. Au contraire, pour toutes les stations du midi, en général , la différence est devenue moindre; par exemple, |K>ur Rome, elle était, en 1830, de 1 si 1,2471 ; et elle est devenue, en 1839, de 1 à 1,2130, par conséquent plus petite. Il en résulterait donc que, pour Paris, la valeur, à l’une des époques, a pu être un peu défectueuse, mais la différence est faible; la véritable variation provient plutôt d’une modification dans l'ensemble du système.

11 me reste à parler des observations faites sur l'inclinaison magnétique : différents appareils ont été employés il cet effet, mais celui qui m'a le plus généralement servi, et que je portais avec moi pendant le voyage, a été construit par le mécanicien Robinson. Sa forme ne diffère pas essentiellement des appareils ordinaires, destinés au même usage; le limbe du cercle principal est divisé avec beaucoup de netteté de 10 en 10 minutes; il a environ I 8 centimètres de diamètre, et permet, par l'estimation , de lire les valeurs angulaires sans avoir à craindre des erreurs de plus de 2 à 3 minutes. L’nc aiguille de déclinaison qui s'adapte à l'instrument, sert ;1 placer le limbe dans le méridien magnétique; le cercle azimutal est divisé en degrés seulement. L'instrument est muni de deux aiguilles. C’est le il" 2 qui m'a généralement servi; cependant, je me suis aperçu vers la fin du voyage qu'une petite altération, survenue à l'axe, pouvait donner lieu à des erreurs de près d'un demi-degré, en plaçant l'aiguille dans un certain sens; cc qui lient a une petite tache de rouille presque imperceptible, qui fait dévier l'aiguille quand elle vient se placer sur l’agate, taillée en biseau. Il est très-facile de remédier à cet inconvénient en déplaçant un peu l’aiguille parallèlement à elle-même. Avant le départ, j’avais mesuré l'inclinaison avec l'appareil dont il vient d’être parlé, et au moyen de l'excellent instrument de Troughton et fiimnis ('). Les deux déterminations obtenues ont été parfaitement d'accord. L'inclinaison pour Paris ma été donnée par MM. Dabadie et Mauvais, qui venaient de la déterminer. A Naples, l’observation a été faite avec un appareil de Gamliey, que M. Capocei a eu l'obligeance de mettre & ma disposition.

Toutes les déterminations présentées dans le tableau suivant sont les résultats de huit observations partielles. Deux étaient fuites en observant l’aiguille sur ses deux faces, avec

(*) Voycv le Mémoire j »r le magnétisme de la terre, M£*oi»f.s de L'AoitCmr boyale k Hiuheiu:-. lome XII.

le limbe tourné A l'est , deux autres avec le limbe tourné à l'ouest; puis quatre observations semblables avaient lieu après le retournement des pôles.

(Hncrvations de t'inclinaiton magnétique.

LIEUX

d'<*D8EMAT10S

IIEIP.E.S

inclina mon

axe l« paialf M,

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