‹ Sur le pneumogastrique des oiseauxChapitre 1 sur 28 · BUT DU TRAVAIL. DIVISION · texte numérisé non relu

BUT DU TRAVAIL. DIVISION

Les principaux travaux ayant trait à la physiologie du nerf pneumogastrique, ont été faits sur des mammifères. En tous cas, aucun travail d'ensemble n'a encore été entrepris, touchant la physiologie de ce nerf chez les oiseaux.

Les recherches que nous avons faites, sont destinées tout d'abord à combler cette lacune, et présentent par conséquent un certain intérêt au point de vue de la physiologie zoologique.

Mais ce n'est pas ce but unique que nous avons poursuivi. Nous avons pensé qu'en dirigeant nos études sur un groupe d'animaux différent de celui sur lequel on a expérimenté ordinairement, nous pourrions peut-être en retirer certains résultats importants au point de vue de la physiologie comparée du nerf.

Nous avons donc eu surtout l'intention dans ce travail, d'élu* cider différents points de la physiologie comparée du nerf pneumo* gastrique. Aussi, n'avons-nous pas borné exclusivement nos recherches aux oiseaux; et bien que nous nous soyons occupé principalement de ce groupe, nous avons institué quelques expé-

U Diversité de Lyon. — ii. c. 1

riences comparatives, sur les mammifères, les reptiles et les batraciens.

Dans ces recherches exclusivement physiologiques, nous n'avons eu recours qu'à deux méthodes pour la détermination des différentes fonctions du nerf vague : les sections, et les excitations soit du bout central, soit du bout périphérique. Ces deux méthodes d'ailleurs, qui se complètent Tune l'autre, puisque l'une supprime l'effet du nerf et que Tautre l'exagère, ont toujours paru suffisantes aux physiologistes.

Dans de récentes études sur le nerf pneumogastrique (2), MM. Arthaud et Butte ont employé un troisième procédé, celui des névrites. Les résultats auxquels ils sont arrivés, montrent combien ce mode d'expérimentation peut être précieux pour les pathologistes, car ils en ont tiré les résultats les plus intéressants relativement à la pathogénie de certaines maladies, telles que le diabète et l'albuminurie,

Mais ces études de physiologie pathologique offrent plus d'in* térêt pour les médecins, que pour ceux qui s'occupent de sciences pures, car il est bien difficile, dans l'état actuel de la science, de préciser le déterminisme du procédé employé. Cela est tellement vrai, que les auteurs précités ont obtenu, par les névrites, dans certains cas, des résultats analogues à ceux de la section; dans d'autres cas, au contraire, des phénomènes identiques à ceux que produit l'excitation. Il est évident qu'il n'y a là que des contradictions apparentes. Mais comme il nous semble assez difficile de les expliquer pour le moment, malgré tout l'intérêt des résultats obtenus, nous avons cru devoir nous en tenir aux sections et aux excitations simples. Les phénomènes produits dans ces conditions sont souvent déjà assez difficiles à expliquer, sans qu'il soit nécessaire de faire intervenir de nouvelles complications, par suite du procédé expérimental employé.

Nous avons divisé cette étude en trois parties :

Dans la première, nous faisons un court exposé anatomique, introduction indispensable à toute étude physiologique. Nous avons fait dans cet exposé de fréquents emprunts» aux travaux de

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