‹ Sur Le Prognostic De La CoquelucheChapitre 8 sur 22 · ARRONDISSEMENTS · texte numérisé non relu

ARRONDISSEMENTS

Là non plus, nous ne relevons pas d'épidémie qui serait soulignée par un plus grand nombre de décès. Leur moyenne est assez uniforme, excepté toutefois pour l'année 1908. Les décès se réduisent, en effet, à 15 sans que l’on trouve moins de coqueluches cette année-là au - Dispensaire. :

LÉGER nee

L'arrondissement le plus frappé est celui de Grenelle, et la mortalité y est expliquée par les lignes suivantes : « La <& réparülion de la coqueluche par arrondissement est très simple ; plus un arrondissement est pauvre et populeux, plus la coqueluche y fait des ravages. La règle est la même en temps normal et en temps d’épidémie (1) ».

Des 270 observations que nous avons réunies, 99 doivent être éliminées pour insuffisance de renseignements ; elles visent en effet, des enfants venus une ou deux fois au Dispensaire et non revus depuis. Parmi les autres observations, nous trouvons une forte proportion de coqueluches suivies, traitées, guéries, un nombre moindre de coqueluches suivies irrégulièrement, mais revues.depuis, donc valables au point de vue du pronostic et enfin les coqueluches suivies de mort.

Le total de nos observations utilisables se chiffre à 171, avec une proporlion de 11 décès. Parmi ceux-ci, nous nous permeltons d'en éliminer deux {obs. 72, 73). Dans l’une de ces observations, la coqueluche est apparue au cours d’une coxalgie avec abcès, accompagnée de lésions pulmonaires et n’a fat que modifier un état antérieur déplorable ; dans l’autre de ces observations, une méningite survenue un an après la coqueluche a emporté l'enfant; la mortalité se trouve donc réduite à 9 sur 171, soit 5,2 °/,. Des 9 décès, 5 sont dus à la broncho-pneumonie, 3 à la bacillose pulmonaire, 1 à des crises asphyxiques.

Pronostic de la coqueluche suivant la durée de la maladie. — Parmi les neuf décès que nous relevons au cours de la coqueluche, nul de ceux-ci ne peut nous donner

(1) Jacques BeRTILLON. Annuaire statistique de la Ville de Paris 1891, Paris, 1893, p. 123. Su

SRE LEE

d'indication bien nette, quant au pronostic lié à la durée de la maladie. La broncho-pneumonie nous apparaît comme la cause dominante ; dans 5 des cas elle a provoqué la mort d’une façon rapide ; dans trois autres cas, elle a favorisé le développernent de lésions tuberculeuses.

Nous nous servirons donc pour déterminer le pronostic de la durée des observations où la coqueluche a été suivie de guérison.

Il est en effet des broncho-pneumonies survenant dix ou quinze jours après l’éclosion de la coqueluche et qui évoluent de façon assez rapide pour emporter le malade en six ou huit jours : si nous nous en lenions aux dates plutôt qu'au sens de l'observation, nous arriverions à classer celle-ci parmi les coqueluches d’une durée moindre de un moIs, et à leur assigner une Ste toute particulière, partant inexacte.

117 de nos observations où la coqueluche a été traitée et

suivie de guérison, nous donnent des renseignements exacts sur la durée de celle-ci.

Tagzeau N° III

Pronostic de la coqueluche suivant la durée de la maladie.

È 4 A. Coqueluches ayant duré moins de 1 mois. .... 8 6,8 0 S <

ER \ de 4 à 2 mois... 91 — 77,9 jo

3 © |B. Coqueluches ayant duré 87,3 0}, Se de 2 à 3 mois... .. = 9,40)

Se No Coqueluches ayant duré plus de 3 mois........ 7 DOS

Plus des trois quarts des coqueluches répondent ici à la durée moyenne que leur prêtent les différents auteurs : six semaines à deux mois.

- Huit des coqueluches ont évolué en moins de un mois :

ET

sept au contraire ont duré plus de trois mois, 102 enfin

ont duré de un à trois mois, avec une très forte proporlion (91) de un à deux mois.

Tels sont les trois groupes répondant aux coqueluches bénignes, moyennes ou graves de la classification de M. Comby. , s

A l’imitation de Deschamps, nous avons tenu compte de l'influence de l’âge sur la durée de la coqueluche. 69 de nos observalions suivies ont trait à des nourrissons, prenant ce mot dans le sens qu'on lui accorde, de répondre

aux deux premières années de la vie.

TagLEau No IV

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