‹ Sur le Traitement de la Tuberculose de l'ÉpididymeChapitre 7 sur 16 · SON PRINCIPE · texte numérisé non relu

SON PRINCIPE

La Méthode de Durante est basée sur l’action sclérosante d’une solution iodo-iodurée, injectée au niveau des parties malades. Primitivement Durante utilisait une solution voisine de la solution iodoiodurée de Lugol : 1 à 2 centigrammes d’iode métallique pour la même dose d’iodure de potassium.

Cassuto ajoute à cette solution 4 à 5 centigrammes de gaïacol, auquel il fait jouer un rôle anesthésiant.

Le docteur Pacreau, considérant le rôle anesthé-

PATES siant du gaïacol comme négligeable, et d'autre part la facilité avec laquelle ce produit forme un précipité susceptible d’obstruer laiguille et de gêner l'injection, a adopté très rapidement la formule suivante, qui lui a donné toute satisfaction :

Iode métalloïdique.......... 0,10 cg.

Iodure de potassium........ 0,15 cg.

Eau distillée bouillie......... 10 cc TECHNIQUE :

On se sert d’une aiguille courte 1 cm. 5, très fine, 5/10 mm., d’une seringue hypodermique ordinaire de 2 cc ayant un ajustage bien étanche et de préférence un piston plein car il est parfois nécessaire d'exercer une forte pression sur le liquide que lon veut faire pénétrer dans les tissus en voie de sclérose.

De la main gauche on immobilise dans le scrotum le testicule malade, et par pression entre les doigts, on fait saillir lépididyme. On palpe soigneusement toute sa surface de facon à se rendre compte de l'étendue des lésions et de l'emplacement des « royaux ». On pique la peau, dans un espace avasculaire, et dans un deuxième temps on fait pénétrer l'aiguille dans le noyau à infiltrer. L’aiguille en place l'injection doit être poussée très doucement. Lors des premières séances on se contentera d’injecter 1/4 ou 1/2 ccÿ, en plusieurs points, sans retirer l’aiguille de la peau, en lui imprimant sous celle-ci des chan-

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gements de direction. Plusieurs noyaux peuvent ainsi être infiltrés dès la première séance.

Dans une de ses observations le docteur Pacreau a utilisé avec succès cette méthode en présence d’une tuberculose fistulisée. Dans ces cas il recommande de traiter d’abord les points les plus excentriques par rapport à la fistule et de se rapprocher progressivement de celle-ci.

La quantité à injecter doit être augmentée peu à peu de 1/ 2 cc à 1 et parfois même 1 cc 5, ou 2 ec en cinq ou six endroits différents.

Au début du traitement les séances sont faites tous les trois ou quatre jours, et par la suite suivant l’état local on les espacera tous les six, huit ou quinze

jours.

L’injection sclérosante n’est pas aussi douloureuse qu’on pourrait le craindre. Parfois surtout lors des premières séances, on constate une légère réaction scus forme de gonflement de la glande. Mais ceci n’est pas constant et en tout état de cause est parfaitement supporté par le malade, et ne doit pas interrompre le traitement.

Plus souvent lors de l'injection le malade ressent une douleur irradiant sur tout le trajet du cordon. Cette douleur est parfois vive, mais elle est toujours fugace. Lorsqu'elle est trop vive, il vaut mieux ne pas continuer l'injection en ce point, ou plus simple-

ment déplacer légèrement laiguille.

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Pratiquement le docteur Pacreau ne s’est jamais trouvé dans l'obligation d’interrompre le traitement.

Un point plus difficile à préciser est celui de Pétat du foyer infecté. « Avec un peu d'habitude, écrit Pacreau, on se rendra très bien compte au cours même de l'injection de l’état du noyau infecté. En effet, au début du traitement, pour un noyau donné, l'aiguille pénètre très facilement et donne limpression que lon pique soit dans une cavité soit dans un Ussu spongieux. Au fur et à mesure de la sclérose, ces tissus deviennent plus fermes, plus résistants à la pénétration de Flaiguille, et un réel effort est nécessaire pour pousser l'injection. »

Il considère ces « noyaux durs » comme des foyers sclérosés guéris.

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