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CONCLUSIONS

1. Le chancre mou, qui a subi une recrudescence généralisée depuis 1916, exige une action énergique pour arrêter son développement.

2. Le traitement prophylactique social est celui de toutes les maladies vénériennes, c’est-à-dire le retour aux principes fondamentaux de la morale. Il nécessitera beaucoup de temps, de prosélytisme et surtout de sens pratique.

3. l'efficacité du traitement prophylactique individuel, est surtout en rapportavec le milieu social qui l’emploie.

h. Le chancre mou ne doit plus être le parent pauvre de la vénéréologie.

». Le médecin ne devra jamais affirmer à un malade qu'il n’a qu’un chancre mou, mais, au contraire, toujours faire des réserves car 70 fois sur 100, c’est un chancre mixte.

6. Chaque chancre a son malade et chaque malade a son chancre ou plutôt ses chancres.

7. Le nettoyage du chancre, principalement avec de l’éther, est un temps capital qui doit précéder toute application de médicament. |

8. De la manière d'appliquer le traitement dépend sa réussite. Z 9. Pour le traitement local, on se trouvera bien d'adopter

la méthode suivante :

Le matin : a) détersion du chancre à l’éther ; b) enfu-

mage iodé ; c) poudrage à l’iodoforme à l'hôpital — au diodoforme en ville.

Le soir : a) détersion à l’éther; b) poudrage à l’iodoforme. Au bout de quelques jours, ne faire l’enfumage que tous

les 2 jours et quand le chancre aura l’aspect d’une plaie, cesser, c’est-à-dire au bout de 8-15 jours.

10. Les soins d’hygiène sont indispensables pour activer la guérison et prévenir les complications.

11. Le médecin devra toujours songer à la période préphagédénique et parfois à la neurasthénie génitale. 12. Il faut donner aux femmes les moyens de se faire

soigner, en favorisant l’hospitalisation volontaire par la création d’hôpitaux modernes. =

13. La fiche de conseils pour le traitement du chancre mou est à préconiser, surtout pour les malades des dispensaires.

Vu, bon à imprimer :

Le Président de la Thèse, W. DUBREUILH.

Vu : Le Doyen, D' SIGALAS.

Vu et permis d'imprimer :

Bordeaux, le 5 février 1927.

Le Recleur de l’Académie, Pour le Recteur, le Doyen délégué,

D' SIGALAS.

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