LATE
tique employé comme tel dans le cours des maladies infectieuses dès 1865 par le docteur Déclat, est également un antipyrétique et il possède, tout comme la toxine tétanique, une affinité pour les centres nerveux au point qu'il s'y fixe dans la proportion de 0,026 % tandis que les reins n'en retiennent que 0,013 % et le foie 0,009 % (Giés). Agissant à hautes doses c’est un poison paralysant, mais à doses thérapeutiques il semble plutôt (chez l’homme tout au moins) exercer une action sédative et modérer les réflexes. Ce furent d’ailleurs ces propriétés qu'il connaissait qui suggérèrent à Baccelli l’idée d'employer ce corps contre le tétanos. C'est enfin un antitoxique, et de plus un désintoxiquant de l'organisme par la diurése et la sudation abondantes qu'il provoque. ‘
Ces faits, disions-nous, sont en général à peu près généralement admis. Où la divergence d'opinions se montre sérieuse, c’est lorsqu'il s’agit de les appliquer au cas particulier de la thérapeutique du tétanos confirmé. Ce sont ces opinions que nous allons maintenant examiner.
$ 4er, — La Clinique
Si nous regardons du côté de la clinique, nous trouvons à l'actif de l’acide phénique un grand nombre de £as de guérisons. Dans notre chapitre IIT nous en avons relevé plusieurs. Le docteur Roerich, pour sa part, en “expose 234 qu'il a retrouvés depuis les débuts de la méthode. Nous-même enfin en avons eu 5 et comme nous: l’exposions en terminant leur publication, c'est à l'acide
phénique que nous attribuons uniquement ce résultat, le sérum employé aux jours critiques n'ayant eu que le rôle d’adjuvant précieux mais secondaire que nous avons alors défini ; et d’ailleurs, à plusieurs reprises, nous avons signalé pour tel ou tel de nos malades une reprise des phénomènes morbides coïncidant avec un abaissement des doses de phénol le ou les jours qui précédaient : rien de semblable lorsqu'on supprima le sérum : l'observation IT nous semble à ce sujet la plus démonstrative.
Le docteur Faivre dans sa thèse, se basant sur ses propres expériences, conclut aussi à la curabilité du tétanos même très grave par les injections d'acide phénique ; il attribue son action sédative à ce que ce corps agissant sur la moelle produit chez l’homme d’abord un peu d’hyperexcitabilité, puis de l’hypoexcitabilité et. enfin de l’insensibilité.
Mais si maintenant nous regardons du côté des expériences tentées dans les laboratoires, nous n’en trouvons guère qui viennent confirmer l’action curative de: l'acide phénique.
: $ 2. — L'expérimentation
A. Résultats Fatorables
Quelques résultats cependant viennent appuyer la clinique humaine. En 1891, Tizzoni et Kitasato recherchant l’action réciproque de la toxine tétanique et de: l'acide phénique, montrent qu’une solution phéniquée