I.e grand paddock à Colombes
On peut apprendre partout à passer un obstacle, et la pratique de la chasse à courre habitue le cavalier à ne demander à sa monture aucun effort inutile, mais la science du train ne s'obtient que sur l'hippodrome, et, pour l'acquérir, il faut posséder une expérience difficile à se procurer à domicile.
Ce n'est pas en galopant en tète à tète avec soi-même qu'on apprend à
SUR LE Tuur.
juger le plus ou moins de facilité que chacun des concurrents met à suivre l'allure à laquelle une course est menée, et l'on peut être un écuyer émérile sans avoir aucune notion de la chance qu'on possède dans une épreuve de celte nature.
Si habile cavalier que puisse être un débutant, il lui sera impossible de proliter d'une foule d'indications qu'un plus expérimenté recueillera au cours de la course, et qu'il pourra utiliser pour augmenter ses chances de succès.
Ce n'est pas l'adresse qu'il possède pour manier un cheval qui lui indiquera le moment précis auquel il devra lui demander un effort, et, s'il gagne dès sa première monte, ce ne sera pas à sa valeur d'écuyer qu'il devra son succès, mais bien à la supériorité de l'animal qu'il aura piloté : — hypothèse d'autant plus invraisemblable qu'aucun propriétaire n'aura l'idée de confier à un débutant un champion de quelque valeur.
11 résulte de ces différents motifs que l'apprentissage d'un cavalier avide des émotions du turf ne va pas sans difficultés, et qu'à m oins d'être personnellement possesseur d'animaux de prix, il a de grandes chances de voir ses aspirations demeurer à l'état de velléités irréalisées et même irréalisables.
Ce qui revient à dire que le cavalier de fortune modeste doit :
ou renoncer à monter un bon cheval, ou se résigner à l'acheter, éventualité doublement lâcheuse puisqu'il lui faut, ou renoncer à la satisfaction de son goût, ou se
résigner à une dépense au-dessus de ses ressources : fatal cercle vicieux dont
la Société de sport lui a seule permis de sortir !
— C'est déjà trois ans que je
Pour obvier à un inconvénient dont bien des gens s'étaient depuis longtemps préoccupés sans trouver le moyen d'y remédier, il lui a suffi de créer
des épreuves assez nombreuses et suffisamment rémunératrices entièrement réservées aux gentlemen.
Cette première innovation ne réalisait qu'une partie du programme de la Société, à savoir : encourager les membres de la jeunesse mondaine qui avaient le goût de l'équitation à affronter l'épreuve
,, llei ,lil(ils publique et à prendre aux courses
uue part active ; restait à trouver le
moyen de former de nouveaux jockeys
destinés à renforcer le nombre beaucoup trop restreint de ces spécialistes.
Les membres du comité, convaincus qu'en poursuivant ce second résultat ils reluiraient non seulement à l'institution des courses, mais aussi aux propriétaires et aux entraîneurs un véritable service, se mirent à étudier les procédés par lesquels ils pourraient l'atteindre, et comme, pour la plupart, ils avaient à la fois l'expérience et la bonne volonté, ils
ne (ardèrent pas à découvrir uue série de combinaisons qui devaient assurer la réussite de leurs projets.
Les poids légers exigés des concurrents, d'une part, et le petit nombre des courses antérieurement gagnées par les jockeys admis à prendre part aux épreuves, en excluent naturellement ceux qui ont acquis une expérience suffisante pour qu'on recberebe leur monte sur les autres hippodromes.
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Colombes est la petite classe de l'école dont les premiers sujets d'Auteuil et de Longcbamps seraient les rhétoriciens.