I. — Isolement du précipité
Le sérum sanguin dont nous nous sommes servis était du sérum de cheval. Nous avons, en effet, disposé d’une abondante quantité d’ampoules de sérums périmés de l’Institut Pasteur. Nous avons essentiellement utilisé les sérums antipneumococeique et antigangréneux (datant de 1939 à 1941).
Ces sérums sont tyndalisés à 56° lors de leur préparation. Nous avons
. vérifié que ce traitement n’est pas responsable des modifications ultérieures
du sérum : en effet, des ampoules de sérum de lapin non tyndalisées, préparées par nous-mêmes, se sont comportées à peu près exactement comme Îles sérums thérapeutiques de l’Institut Pasteur : le précipité était seulement un peu moins abondant. Nous verrons plus loin l'importance que peut avoir la tyndalisation à 56° sur l'équipement enzymatique du sérum et ses répercussions possibles sur le vieillissement du sérum.
Il est aisé de recueillir le précipité par décantation de la plus grande partie du sérum, puis centrifugation à grande vitesse (6.400 t/min.). Le pré-, cipité ainsi obtenu contient du sérum, qu’il convient d'éliminer totalement par plusieurs lavages. Nous avons remis le culot en suspension dans une solution saline isotonique au sérum et contenant une quantité d’ions calcium comparabie à celle du sérum, pour éviter une dissolution possible du précipité riche en sels de calcium (CINa : 9 g. CkCa : 0,8 g. H:0 dist. q. s. p. 1 litre).
On centrifuge le précipité ainsi lavé. On recommence un tel lavage plusieurs fois. On termine par un lavage à l’eau distillée. Les centrifugations sont difficiles du fait de la densité du précipité peu différente de 1.