‹ Sur Le Volvulus Chronique Du Côlon SigmoïdeChapitre 13 sur 18 · À LA · texte numérisé non relu

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effet sur les autres opérations possibles deux avantages importants. ”

Le premier est de comporter un danger minimum. En

effet, s’il est des opérations d’une exécution plus facile,

on n’en peut pas concevoir qui fassent courir moins de risques au malade. Cette considération est particulière-

ment importante si l’on songe que nous avons affaire à des malades chroniques. Que, dans un cas. d’ocelusion aiguë, on fasse subir au malade, pour lui sauver la vie,

une intervention comportant par elle-même quelques risques, cela est très compréhensible. Mais cela le deviendrait beaucoup moins chez des malades chroniques, :

dont la vie n’est pas immédiatement menacée. £

En second lieu, la Bxation simple a sur la résection en plusieurs temps l’avantage d'éviter cette infirmité quest l’anus iliaque gauche à type d’anus définitif, dont la cure est parfois longue, ce qui oblige le malade à un séjour prolongé, se comptant par mois, à la clinique ou à Phôpital. 3 ;

Pour ces deux raisons, le malade à qui on aura expliqué la nature de l’opération qu’on lui propose acceptera facilement celle-là, tandis qu'il aurait refusé quelque

chose de plus dangereux ou de plus compliqué.

Réfutons maintenant les objections

qu'on pourrait soulever :

La colopexie, dira-t-on, même suivie d’un bon résultat en tant que fixation, ne met pas nécessairement fin aux troubles intestinaux accusés par le malade ? Si. Elle le guérira si on a bien choisi son cas. c’est-à-dire, si, comme nous le disions tout à l’ heure, on est sûr que le

'ibe ne souffre que de mobilité du côlon sigmoïde et pas d’autre chose. : :

E La colopexie, dira-t-on encore, peut être insuffisante. E # Elle peut laisser après elle, dit le P' Lecène (1) « des

douleurs, un relâchement avec formation de brides péri-

| tonéales dangereuses, la possibilité de récidives du vol-

Ici, nous répondrons que M. le P*' Lecène, s’il a attiré ? l'attention des chirurgiens sur les dangers des colopexies mal faites, n'a pas pour cela condamné la colopexie en général et qu ilest d’ailleurs si peu dans son inten-

dit la considérer comme indiquée dans certains cas. Nous. dirons donc, en résumé, que la colopexie doit être préférée toutes les fois qu’on n’a pas l'impression que, celle-ci une fois faite, le malade continuerait à souffrir d'autre chose que de la mobilité de son côlon. © Sur la technique même de la colopexie, sans décrire avec une précision une lechnique qui, en réalité, est un peu variable suivant les cas, nous attirerons seulement

l'attention du lecteur sur les points suivants :

2à + VENT di

1° Il nous paraît nécessaire d’aviver la paroi en inci- Sant le péritoine, du moins en certains points et de fixer le côlon ou son méso aux éléments musculaires ou apo-

névrotiques sous-jacents. Ainsi, on évite d’attacher le côlon ou son méso à un simple feuillet péritonéal, lui- ; même très mobile et pouvant se prêter à des glissements

; % Î « Es Contribution à l'étude du volvulus du gros Intestin. (Aeruwe de chirurgie 1910.)

LEFLAIVE , 5

3 vulus autour d’un point de fixation pris comme axe »..

> 5. __ tion de la condamner qu’au cours du même article, il

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secondaires, ce qui équivaudrait à une non-fixation. D'autre part, on obtient par l’avivement de la paroi une coalescence définitive, beaucoup plus solide que celle obtenue par l’accolement de deux surfaces revêtues chacune de péritoine. C’est peut-être pour avoir méconnu ces principes que certains ont eu des mécomptes. (1)

2 La difficulté propre à la fixation d’un dolichocôlon est de loger celui-ci dans le petit bassin et la fosse iliaque gauche, étant donné qu’on le trouve s’étendant-dans la grande cavité abdominale, le sommet de l’anse pouvant alleindre la face inférieure du foie. C’est pourquoi il est nécessaire, poursobvier au manque dé congruence entre les deux parties à suturer, de gagner un peu, à chaque point, sur le côlon, de façon à le froncer régulièrement dans le sens de sa longueur, sans former à aucun endroit une coudure dangereuse. |

3° Autant que possible, car, nous le répétons, c’est une question d'espèces, on suturera à la paroi le mésosigmoïde plutôt que le sigmoïde lui-même ; autrement dit, on fera une mésosigmopexie de préférence à une colopexie proprement dite. Il y a avantage, en effet, à ne pas appliquer le côlon trop étroitement contre la paroi. On évitera ainsi, au cas où un processus de péritotonite adhésive se produirait dans la région, consécutivement à l'intervention,que des replis péritonéaux n'ail-

(4) Vizuerre, dans la première des obvervations que nous avons citées de lui plus haut, précise bien qu'il a avivé.la paroi en cinq points différents et le résultat parait avoir été bon, autant qu'on en peut juger par une observation post-opératoire de quinze mois.

lent recouvrir complètement l'intestin et ne déterminent de nouveaux troubles mécaniques.

Li incision- pourra être une incision médiane sous: om- 4 bilicale, comme dans le procédé de colopexie que Quénu et Duval ont décrit pour la cure des prolapsus du rec-

8 tum ; mais une incision verticale para- -ombilicale gau- “2 2 che, passant juste en dehors de la gaine du droit, analoe- - gue à celle de Walter pour l appendicéefomie nous pa- ee hs + rail préférable comme donnant plus de jour sur la fosse

12 iliaque gauche RES ie «

A la colopexie, on ajoulera, bien AM ne en cas de méso-sigmoïdite rétractile, le débridement du méso. Les

= observations de Lesniowski, auxquelles nous avons déjà fait allusion plus haut, sont Lout à fait probantes quant 228

Due au résultat qu’on peut attendre de ce eue (2). | ô

(4) Voici ce que nous avons trouvé (Revue Médicale de la Suisse Ro: mande 1894, n° {} comme description dés premières colopexies faites par : Roux, qui nous parait avoir été le promoteur de cette opération dans le cas de volvulus : « Pour l'S iliaque.. ilsufit de fixer à la paroi abdomi- Es nale, dans le flanc gauche, ou en avant à gauche, soil le méso pres de son insértion à l’ intestin, soit l’'S iliaque elle-même {sigmo ou colopexie) . pour empêcher absolument celle-ci de réilérer le mouvement fâcheux », Comme on voit, la description est sommaire et beaucoup de points ne % X * sont pas précisés. Voici, d'autre part, les comptes rendus des deux opérations déjà failes au moment où parut son article : 1 3 4° Louise B.Pour éviter un nouvel accès, nous suturons la face externe. “# : du méso, vers son insertion à là partie flottante de l'idlestin, à Ja pa- - roi abdominale antérô-latérale. | 2e Mme Marg. G. On fixe le mésosigmoiïde à la paroi abdominale par une suture continue au catgut accolant le méso,vers son insertion à l'in É Rte avec le péritoine antérolaté ral.

{2} Pour plus amples renséigne ments, nous renvoyons à cet ouvrage “(Presse Médicale) du 28 avril 1923 : Lesniowski : Mésentérite fibreuse de 5 rR4 la sigmoïde). Une des conclusions qui se dégagent de son étude est que 2 la ‘sigmoïde rétractile étant une lésion de la surface et non de toute

Îl va de soi que la technique employée sera variable d’un cas à l’autre suivant l’étendue et la disposition des brides cicatricielles. D’une façon générale, on devra avoir soin de reconstituer le revêtement séreux d’une façon aussi parfaite que possible à la surface du mésosigmoïde, de façon à éviler une nouvelle rétraction.

Dans les cas complexes.— C'est-à-dire lorsquele mégacôlon s'associe au volvulus (quels que soient les rapports qui existent entre les deux, soit que le volvulus vienne compliquer un mégacôlon préexistant,soit que le mégocÔlon résulte du volvulus), la question se trouve déplacée. C’est celle du traitement du mégacôlon qui se pose, c’està-dire que l’on est amené à faire une résection.

Quel procédé convient-il alors d'employer : colectomie en un temps — ou en plusieurstemps ? Les deux méthodes ont été employées et comptent chacune de belles séries de succès à leur actif. Par leurs avantages et leurs inconvénients respectifs, elle se présentent à peu près à égalité. Aussi semble-t-il que le choix de la méthode doive être suriout considéré comme une question d’espèce, la décision du chirurgien étant commandée par des facteurs particuliers, tels que Pétat de maigreur ou d’obésité du sujet, l’état de son cœur et de ses reins, sa résistance générale. Lorsque toutes les circonstances se trouveront favorables, la balance penchera du côté de la colectomie en un temps, opération plus brillante,qui n’immobilisera le sujet à l’hôpital ou à la clinique que le mi-

l'épaisseur du méso, on peut supprimer la rétraction pat de simples incisions du feuillet séreux rétracté.

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nimum de PE Dans le : cas contraire, la prudence fera préférer une opération dont les suites peuvent être longues à cause de la difficulté de la cure de l’anus contre nature, mais qui a plus de chances de pouvoir être bien supportée par le sujet (1).

Il. — Au cours des épisodes subaigus

Au cours des épisodes subaigus, c’est-à-dire en cas gus,

d’obstruction intestinale, on pourra parallèlement recourir à la simple détorsion suivie de colopexie toutes les fois que, après évacuation du contenu de l’anse sig-

moïde au moyen d’une sonde rectale, on constatera que

le diamètre et la longueur de cette. anse ne sont pas excessifs.

Dans les autres cas,c’est à la résection en trois témps

que l’on aurait recours.

Il. — Dans les accidents aigus “ ) /

Quant aux accidents aigus, ce serait sortir du cadre de ce travail que d'entreprendre une discussion détaillée de leur traitement, d'autant plus que cette question a élé surabondamment discutée dans ces dix dernières

4) Nous laissons de côté les procédés de colectomie abdomino-anale par invagination qui ont été décrits en Allemagne par Grekow, Sawkoff, Perthes,etc.,mais qui ont été trop peu souvent employés en France pour que nous puissions avoir une opinion sur leur valeur. Quant à la sigmoïdéo-anastomose (anastomose entre les deux branches de l'anse sigmoïde), elle est tout à fait illogique et n'a donné que des mécomples à ceux qui y ont eu recours.

lecteur (1).

années et que tous les arguments pour et contre la ré-

section immédiate ont été exposés magistralement dans

le Mémoire du Prof. Forgue, auquel nous renvoyons le l \

Si, parmi tous les traitements proposés — réduction

par détorsion, avec ou sans colopexie, entéroanastomose de dérivation, résection de l’anse volvulée, cæcostomie palliative — on fait l'élimination nécessaire,on se trouve, là encore, amené à choisir entre la détorsion avec colopexie et la résection. Mais alors, deux nouveaux facteurs appartenant en propre au volvulus aigu entreront en ligne de compte ;

1° La septicilé du contenu intestinal, très augmentée par l’état d'occlusion, et qui n’a pu être combaltue par aucune préparation préalable du malade, doit faire, à notre avis, el malgré le succès remarquable de Guimbellot {2), renoncer aux colectomies en un temps.

2° Le sphacèle ou la menace de sphacèle de l’anse peut rendre nécessaire une extériorisation, destinée à être complétée ultérieurement par la résection. En sorte que, sicertains Cas particulièrement favorables,notamment en raison de la précocité de l’intervention,autoriseront parfois la simple détorsion avec colopexie,c’est en réalité le plus souvent à la colectomie en plusieurs temps que la prudence commandera d’avoir recours.

(4) FORGUE. Quelques précisions sur le volvulus de VS iliaque (Eee Médicale 10 janvier 1920).

(2) Soc. chir. Paris, Bull. du 21 décembre 1920. Rapport d’ Alglave. Volvulus de l’S! illaque ên occlusion aiguë traitée avec succès-par résection et suture immédiate,

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