DE L'IMPRIMERIE DE MADAME HUZARD
(née VAI.LAT I.A CHAPEIiLb),
Rue de l'Eperon - Saint- Andrë- des -Arts y N". 7«
i8aa.
Extrait des Annales des Mines , 1821.
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AVEC l'application BE CES CARACTERES A I<A \ DETERMIITATION DB QUELQUES TERRAUTS DE
CRJtIJB (t).
Daks un rapport que j'ai fait à rAcadémie des Sciences en 1819 1 j'ai été conduit à lui prësénter un ensemble de faits que j'avais réunis pour appeler l'attention des naturalistes sur la ressem* blance remarauable des circonstances qui accompagnent cnaque sorte de terrain dans les f)ays les^plus éloignés, sous les latitudes et soûs es m(?rîaÎGns les plus di jférgns. f1f»<î rap n^nr}^^-
mens assez întTressans , qui alors n'aVaient pas encore été présentés, du ihoitis d'une manière aussi complète et aussi évidente, qui étaient dus en grande partie à des observations qui n'avaient pas encore été publiées, n'étaient cependant qu'une ébauche, et qu'une ébauche trop peu avancée alors pour que jq crusse devoir lui doi> ner , par la voie de l'impression , une publicité et une authenticité dont je ne la croyais pas encore susceptible.
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(1) Lu à r Académie des sciences , le 5 septembre i8aj.
Mais j'ai repris depuis lors quelques-uns des sujets exposés dans ce tableau général y et j'ai cherché à leur donner un déyeloppement et des preuves propres à en confirmer les résultats.
Le corps qui avait été le motif de ces rapprochemens était un trilobite envoyé dePAmérique- Septentrionale par M. Hosach : ce reste informe d'un animal de la classe des crustacés offrait une espèce et un gisement assez semblables à ceux qu'on a observés en Europe.
C'est sur l'emploi qu'on peut faire des débris organisés pour la détermination des formations que je reviens aujourd'hui^ en l'appliquant à une autre classe de terrain^ à un terrain qui fait partie de notre sol^ mais qui^ beaucoup plus ancien que celui qui en forme la surface^ s'enfonce souvent sous lui. Ce terrain est la craie. Mon but est de faire voir que les débris de corps organisés qui y sont renfermés offrent des caractères propres à le faire reconnaître dans des lieux très-éloigués les uns des autres lorsque ceux qu'on tire de la consistance^ du mode de stratification^ de la couleur |. etc. j oui did^at u , Cl luiSijue la superposition est ^ ou obscure^ ou incertaine^ ou difficile à reconnaître.
Te dois.rappeler que la masse de terrain qu'on rapporte à la formation de la craie se divise en trois soù^-formations : la supérieure^ qui est la craie blanche} la moyenne > qui est la craie grise o\i craie^tufau } et 1 inférieure, qui est la craie mêlée de grains verts, que M. Berthier a reconnus pour être du fer silicate avec eau et que je nommerai, en la considérant comme une roche mélangée , glauconie crayeuse ( c'est le green^ 5a/r^,ç(^$ géologues anglais).
Ces trois sortes de craie renferment des corps organisés fossiles qui sont généralement différens dans chaque sous-formation^ et en même temps quelques espèces qui leur sont communes.
S L Valeur des caractères zoologîques en
géologie.
Parmi les différons terrains de craie que je vais citer ou décrire ^ plusieurs seront regardes sans difficulté comme appartenant à cette formation; quelques-uns sont même généralement reconnus pour en faire partie ^ et pour ceuz-ci je ne ferai qu'ajouter des preares zoologîc|ues aux rappro* chemens géologiques qu'on ayait déjà établis.
Mais je yais encore rapporter à cette formation des lieux où jusqu'à ces derniers temps on n'a pas reconnu la craie ^ où ce terrain est même tellement déguisé ^ que je ne ferai pas admettre sans difficulté son analogie déformation avec les terrains de craie inférieure ou chloritée auxquels je crois pouvoir l'associer. Dans un de ces lieux^
es caractères minéralogiques disparaissent entièrement^ la pe oitioa g6oflii a ou < |u e est obscure^ il ne reste plus que les caractères zoologiques. Avant donc de les employer presque seuls et en
{première ligne ^ il faut en examiner de nouveau a valeur.
On avait déjà remarqué il y a long - temps qu'on trouvait presque toujours des différences entre les coquilles oui vivent actuellement dans toutes les mers, et les coquilles que Ton trouve fossiles dans toutes les contrées. Ce premier aperçu a été confirmé par un examen plus dé* taillé et a conduit peu-à-peu à cette autre règle que les dépôts de débris organiques enfouis dans
6 CARACTillES ZOOtX)GIQI}ES
les couches (lu globe j sont déposés comme pareénératioDS successîTes^ de manière que tous les débris d*un même dépôt ont entre eux une somme particulière de ressemblance^ et avec les dépôts supérieurs ou inférieurs une somme générale de différence; on a cru aussi reconnaître que cette dernière somme devient d'autanx plus forte ou les différences d'autant plus grandes, que ces dépôts sont plus distincts ou plus éloignés Pun de l'antre dans le sens vertical. Cette règle, posée d'abord timidement et pour certaines localités seulement (comme on doit le faire lorsqu'il s'agit d'ctablti' dco luis uui ne peuvent résulter que de l'observation d un grand nombre de faits; ; cette règle, dis- je, a paru pouvoir s'ap- )liauer à presque tous les lieux observés dans es aifférentes parties du globe, et à tous les débris de corps organisés enfouis dans ses couches, à quelque classe qu'ils appartiennent des animaux ou des végétaux. Jusqu à présent, les exceptions qui paraissent s'être présentéesi ou se sont évanouies par un examen plus scrupuleux j ou se sont expliquées par ladccuuveric des circonstances particulières qui ont pu les faire naître. Cette règle, en la réduisant ainsi à l'exposé général que nous en avons fait, ne paraît susceptible d'aucune objection réelle, et tous les géologues conyiennent maintenant que les générations des corps organisés qui ont successivement habité la surface de la terre, étaient d'autant plus différentes de la génération actuelle 3 que leurs débris se trouvent enfouis dans les couches les plus profondes de la terre, ou, ce qui reyient à-peu-prèa au même , au'ils ont vécu dans des temps plus éloignés de lépoque actuelle.
BS5 FORMATIONS. 7
Par conséquent, lors même que cette succès* sion distincte de générations se présenterait seule dans la structure de Técorce du globe > seule aussi elle suffirait pour établir , comme l'a dit M. CuTÎer j que cette écorce n'a pas été formée d'un seul jet. Mais ce caractère de succession' dans la formation des couches de la terre est fréquemment associé avec d'autres différences trèsnotables ^ telles que la nature des roches^ leur structure en grand, leur ordre reconnu de su«* perposition , les minéraux qui les accompagnent, etc. : or^ ces circonstances minéralo* giques sesont prcBqaetooîoiirs trouTcesd'accoixl arec les caractères que Ton tire de la ressem-^ blauce générale des corps organisés dans des dé-
f>dt5, regardés comme de même formation d'après eurs caractères géogn os tiques, et elles se sont aussi trouvées assez constamment d'accord avec leurs différences dans le cas inverse.
Néanmoins , il est des cas où ces detrs classes de caractères^ sans être en opposition manifeste, ne se suivent plus.
Ces cas se pr éscincut J ww tey deux formations que îe vais rapporter à la craie. Il s'agit donc de asàtoir auquel des deux caractères on doit donner la préférence pour déterminer l'époque de la £oi*mation du terrain qui ne le» présente plus associés, c'est-à-dire de répondre à la question suivante :
« Lorsque 5 dans deux terrains éloignés , les I» roches sont de nature différente, tandis que » les débfis organiques sont analogues, doît*on, m d'apsès cette différence , regarder ces terrains m comme de formation différente, ou bien doit- » on , à cause de la ressemblance générale et
» convenablement déterminée des corps orga- » nisés fossiles 3 les regarder comme de même » époque de formation lorsque d'ailleurs Tordre » de superposition ne s'y oppose pas évident-- » ment?»
Il ne faut pas perdre de vue que Tun des principaux buts (le la géognosie est de distinguer les différentes époques qui se sont succédé dans la formation du globe ^ et de déterminer quels sont les terrains qui ont été formés à-peu-près à la même époque.
Or ^ on conyiendra qt^e des roches de nature très-différente peu veut jéire formées dans le même temp9> presque aans le même moment , non-seulement dans différentes parties du globe^ mais aussi dans le même lieu.
On ne peut se refuser à une conséquence tirée des faits que nous ayons sous les yeux j car tout ce qui se passe actuellement à la surface de la terre appartient bien à la même époque géognostique y qui a commencé au moment où nos continens ont pris leurs formes actuelles 5 et quoique cette époque ail Uii ciiraclère de Stabilité^ de JUiiblesse oans ses phénomènes géologiques ^ et même de repos ^ qui ne permet que dans des circonstances très-peu nombreuses la formation de nouyellcs roches^ il s'en produit cependant encore assez pour nous faire yoir^ par exemple, que les roches argilo-trappéeunes formées par le Vésuye et par la plupart ae nosyolcans, les roches calcaires formées par beaucoup de nos sources^ les roches siliceuses formées par quelques autres ( celles dislande , etc. ) , sont assurément très-différentes minéralogiquement les unes des autres ) mais que les débris organiques qu'elles
• BS9 FORMATIONS. Q
enveloppent ont tous le caractère' commun de la génération rétablie sur la terre depuis le commencement de. c^tteépoque.
'Vouloir augmenter le nombre des exemples et par conséquent des preuves d'une semblable vérité 9 ce serait allonger sans nécessité une suite de raisonnemens déjà un peu longue»
U n'en est pas de même des générations des êtres organisés .:^eUes peuvent étre^ il est vrai^ détruites en un instant; mais il faut nécessairement V un temps considérable pour les i^ecréer^ pour
au'elles prennent 5 en nombre et en variétés , le éveloppement qu'elle* noue présentent ordinai* rement; Ce développement suppose une longue série de siècles ou au moins d années , qui eta* biififsent une véritable époque géognostiquCj pen« dant laquelle tous les corps organisés oui habitent , sinon toute la surface du globe ^ au inoins de très-grandes étendues sur cette surface^ put pris un caractère particulier de famille ou âT^pofue ^cpï*on ne pieut définir^ piais qut'pi^^i^c p^ui non plus méconnaître.
Je regarde doue le& cara c il A y ^ Mi d^éipoque (ie
Jbrmation tirés de l'analogie des corps organisés^ comme de premièi^e valeur en géognosie et comme devant l'emporter sur toutes les autres différences^ quelque grandes qu'elles paraissent* r Ainsi lors même que les caract^es tirés. de jla nature des roches^ et c'est le plus faible ^ de la hauteur des terrains^ du creusement des vallées, même de l'inclinaison des couches et de la stratification la plus contras|lante, se trouveraient en oppositiod avec celui que ,nous tirons des débris organiques^ j'attribuerai çnoore à celui-ci la prépondérance j car toutes z^ cj^:cQn9 tances , toutes
16 CARACTÈBES ZOOLOGIQUES
ces différenxîes^, pteuVent être ie rësiiIurcTane réyohition ou d'ude formation instaûtatiéês^ cfui n'établissent point, en géognosie , (répoque>spé* ciale. Sans chercher à prouver ce j^lncîpe par de plus longs raisonnemens^ il me salira decvter un seul fait. Les terrains de la Calabre ont été,il y a trente huit ans, le théâtre de bouteversemens affreiix t des couches horizontales ont été redressées , des masses entières de terrains ont été transportées assez loiny et sont Tenues se plrcer en stratification contrastante sur d'autres terrains,' et aùèutigéologuef n'a proposé de re^-. garder ces masses etcca icr ratas-- comme d'une > époque géognoi^tiqûe difFére)ite. Il fa^ti pour le changement Vies espèces organisées, des ciis conidtances d'une bten autre valeur^ àes [Aénomènes bien plus généraux et des temp^ bîea
S lus cotisidérables. En peu de jours, les terraioa e la Calabre ont éprouvé des dérângemena coottpak*ables à ceux qu'on voit dans les couches dea Alpes, et depuis cinq à six initie ans les espèces organi(jues.nont pas manifesté de changemens appréciables dau» leur fui me ci dans leurs autres qualités.
Je ne prétends pas dire cependant que les caractères trrés de la disposition relative des couches, (niais note pas de la superposidoM éviiiènte) de leur liatu^è^ etc., etc., netloivent pas être employée, même avec* confiance, par le géologue potir déterminer différentes époques de lor^ matioà ; steuls ou k*écinis avec ttux qu'on tire de la nature des corps orgàniisiéb k^îleS'^ ils ont la plùâ graiide valeui^ j mais je peâsè seulement» et )6 crois avon^ donné de puistons^ teotiis de cette opîiciioil, qfde lors^ù cessDfarbctdpeaMnt en op-
posîUpP »^^f^ P9UX qu'^a)peut iîfr^p de la pré-
3je^C6.dd^;C€|rps o^rganises fossilciSy ce^ derniers ^^ . ^ ., , ^ .^
<jU)iTeiît'avQÎrJ« préférence./ '. ; .:.';• -yO^uJ-a..:^ y^'^-^h^y^^'^
' Je ri^)^is6imule p93 iquNl faut «ipporter beau- ^//. , .;/ -/w^; >< ^'^' '^ ooupd'^HeiiUoo<«i deméaagement dansTempIoi ^^ ' ^ du'on ea laiu Je n'ignore pas^u'il faut sayolr aifUBguer et év^uer même l'influence des di$- Muce^ horieoutales pa des iQlÎQ^ata sur les diffé- • renof sfipéqifiques; qu'il fant savoir appréoier les ressemblanoeft apparentes » quelquefois ^ même réelles «que présentent-dans des formations évi» demment frès^Klistiiictes quelques espèces Qtii ont eu le privilège aftfe^^s-M^e de a|i:irviYre à ladestructtoa de leurs eontenQporains> et 4e rester tonjours les mêmes au milieu de, tous le» cluingemens qui se sont passés autour d'elles; je n'ignore pas qu'il faut savoir aussi reoçunattre les individus arrachés \ d'au^tres terrains^ et transportés par des causes quelconques dans des terrains pIusnouif^eiauKt q( les distinguer 4e. ee^x qui ont vécu aur des lieux «tdaMTeatdinps'q.uejes b«/-
pèees atixquelles • ils appartiennent Rivent ca^ractérisér». — -^ — -^ tt. ., , .,
Je connais toutes lesdi$eikltéa} jesuisengardje contre ces causes de déoeptioa^ qui introdnisetit dans la géologie desjineenitudes^et.de» diflSic^«tés oooame on en oencontre clan^. toute^^}gs sciepcesj et qui exigeant du géologiiOfUBe aft^eift- ^ioiD et .tin travail saisis , pour cihoisir avec dif^ •cernemeni leis espèces dont il dok tirer ses paraotères et pour y attacher :1a vraie valeur qu'ils doîi^eait>ltv^ir. : .
J^ai d^c examiné avec toute l'atieniîon fUe les circoaslauces m-o&t tperulîs .d'y apporter , i'iufltience> de «es di£(iére0te6 ^usesdana Ja sin»c^
la CARACTERES ZOOLOGIQUBS
ture des tieirains de crale^donf je vais parler.
Ces terrains sont assez étranges pour que j^aie cru nécessaire d'en faire précéder la desorip^km des considérations générales que je viens d'exposer^ et pour préparer^ pour ainsi dire^ lés naturalistes à reconnaître pour de la craie une roche dure et noir^qui se trouve à plus de 20cx> inèti*es d'élévation, 'sur un sommet de montagne d'un si difficile accès à certaines époqi^es^ que je n^ai pu atteindre le point où elle se trouve.
Mais avant d'arriver à la détermination de cette singulière craie ^ je vais en examiner quelques autres doui les clîascuiblauce^ moins étranges noud amèneront aussi moins brusquement à celle par laquelle \e terminerai cette notice.
§ IL Craie de Rouen , du Hdvre et de la côte
iPilonfieur à Divés,
On remarque près de Rouen^ à l'entrée orientale de cette ville ^ une colline qu'on nomme la côte Sainte-Catherine; cette celline escarpée présente la réunion Ut; lit ciale blanche supérieure à la craie-tufau et à la craie chloritée inférieure j et ne laisse aucun doute sur l'identité de formation de ces deux roches; mais ces der- "Hl&^s contiennent une très-grande quantité de €Si^ organisés fossiles, différens de ceux qui se trouvent dans la craie blanche. Cette réunion de circonstances est très-favorable à l'observation et nousiaprésentonsia première parcequ'elle donne des moyens de ramener à la formation de la craie des terrains qui au premier aspect eu paraissent très-différens. Ainsi on ne voit plus que ces deux dernières craies au Havre ^ au lieu dit le cap de
DES FORMATIONS. l3
la Hève» à Honfleor^ etc. , (i). Celle craie înférienre est la même que celle qui a été observé'e en Angleterre entre ^eachy-head et Sea-houses sur les côtes de Sussex, par Deluc^ et si bien décrite {a) par ce géologue^ dont les bonnes observations et les justes conséquences datent d'une époque où cette manière d'ooservcr et de décrire en géologie était une chose presque nouvelle.
Cette craie ne diffère pas non plus de celle que M. Williams Phillips a reconnue sur les côtes de France à Touest de Calais , entre Sau* gatte et Saint-Pot; et qui parait correspondre exactement à celle des Mies d'Angleterre^ entre Douvres et Folkstone. Dans l'un et l'autre lieu^ comme dans plusieurs autres endroits , la craie blanche et la craie -tufau sont séparées de la glauconie crayeuse {green^sand des géologues anglais ) par un lit plus ou moins épais de marne argileuse bleuâtre (5).
Parmi les coquilles fossiles qui se trouvent dans ces craies et qui paraissent les caractériser^ je citerai les suivantes^ comme venant des trois
endroits qui viennent ^l'^tre nommés^ c'est-à-
dire de Rouen ^ du Havre ^ d'Honfleur et même de la continuation de cette côte jusqu'à Dives.
(i) J'ai obsenré moi-même la stmcture de la côte Sainle- Catheriaei et celle des falaises d'Honfleur jusqu'à Dives j mais je dois une grande partie des coquilles de ce premier lieu à M* de Saint-Brice, ingénieur au Corps rojal des Mines. C'est de M. Audouin que je tiens tout ce que je sais sur 1» structure du cap de la Hève*
(2) Lettres géologiques à Blumenbach , p. 200.
(5) Trans, of. geoL Soc. Lond.y iBig^ part. i'^*^p* 16 y avec profils ^ etc.
l4 CARACTÈRES ZOOLOGiQtJCS
Corps organisés fossiles de la craie-tiifau et de la . glauconie crayeuse (i) {craie chloritéé) de Rouen^ €lu Hàvre^ d'Honfleur^ des environs de Dlves^ etc.
Zii«n, OUraMM particalien, ^'* «t Obaerratioiii rvUtiret.
NauUlus simplex Sowl. . • • ' Rouen.
Scaphites obîiquus» . . . So\r. (PI. Vn|fig.40* Rouen ^ Brigbton.
{Rouen, le Havre, où i 1 se présente sous un trèsgrand volume,
— inflatiu, • .' SosT Le HAvre.
{Rouen. Il acaniertune taille de plus iFnn décimètre.
— Coupeù •...•••• A. Ba. (PI. VI, fig.3.).. Rouen.
— Gentoni» Dbpr.(P1. VI,fig.6.)- • Rouen.
Hamitesrotundus. ... Sow. (PI. VII,fig. 5.). *. Rouen.
TuniUtes costatus, . . . (PL VII> fig. 40 Rouen, le Havre.
^ , , ( Des moules intérieurs ) .,
^'•^? j indéterminés. j Rouen.
r Des moules intérieurs *
qui paraissent pouvoir se
[rapporter aux trochus dei
Trochus ;'" Jf «* ^" *''*°«/*Sr>Roiieii.
\ gnés par les noms de x.f^^^^
\GurjgiUs, Modanif Clt"^
roiais, ( PI. IX, fig. 7, 8,
Casais avdlana A. Ba. (PI. VI, fig. lo.)* Rouen.
Podopm truncata La«. - ( PL V, fig. a. ). j de^o"«Y*' '*""''~"*
(1) Il a été reconnu par M. Berthier que les erains verts disséminés dans cette craie ne sont pas de la chloritc ; par conséquent , le nom de craie chloritéé indiquant une composition qui n*est pas exacte, ne pouvait plus convenir à cette roche composée par Agf*régation de craie, de sable et de fer diloriteux granulaire : c'est par ces moti& que j'ai cru devoir la désigner par le nom de glauconie crayeuse*
(2) Les planches citées entre deux parenthèses sont celles de .la nouvelle édition de la Description géologique des environs de Paris , dans laquelle une partie de cet article a été insérée.
lies initiales Dbtr. veulent dire Dbvhafcs.
A. Br A. BR0VOHiA.aT.
sow sowerbt.
La.ic. • Lamark.
Pecten
UEB FORMATIONS» iS
Podopsis striata Lam. — (PI. V, fig. 3.). Le Hâyre, Bnghton.
Inocerùmus ooncônùia^s ( PI. VI , fig» iT.) Aoneii.
Ostrea carinata Lam.^- (PI. Illyfig. ii.) Le Havre.
— pectinata ' . . Lam. — Le Hà?re.
^. ,, » <nttrTira\(Le HâTTel Le Blanc
Gryphea eôlvmba Law. — (PU Vl, fig. o. ). j i^ngleat.
{Le Havre. Il parait on peu différent de celui de ta craie blanche.
— intùxtus ABa. (Pl.V,£g. lo.}. • Le Havre.
— asper Lam. (PL Y, fig. i.).. • Le Havre.
— dubiui* Db7a. (PI. III ^ fig. 9^)* Rouen.
Ptagiostoma ManteîU, * A. Ba. ( Pl« lY^ fig. 3. ). De la côte de Douvres.
Rouen. Il se trouve dans la craîe-tnfau trèsjprès de la craie blanche, Plagiostûtna spinosa, . . Sow. — (Pl.IY, fig. a,)» < et ne paraît çaa différer
' de l'espèce cjui appartient à cette demiàre roebe.^— Brighton, etc.
Moule intérieur qui parait indiquer une esipèce voisine du 2>. sca-I m ' ibra. Lam. • ou da Tr\-n
Tne»"^. . : /,t«<,todeSi»r.nuipour-)ïlo»e»-
I raient bien être la môme | espèce. (Voyez PI. IX,
^fiig'* &^^ .^-«"w .;•».■. <■ .^
€ . Oslracites labiatiu.\ Rouen, et dans la craie- Afytilotdes ? labiatus, -. . 7 Schlothsim. ( PL III , >tufau de beaucoup d'au-
\ûg, 4.) Jtreslieux.
t Des moules intérieurs'!
Crassatella ]3rpeîit^"eTpècêS^rcé[^<'«^^
(genre j
Terékratula umi^bata Sow., Lam. (PL IX, fi. 1) Rouen , le Hèrie.
— galUna. . • A. Ba. (PL IX, fig. a.}.. Le Hâyre.
— alata Lam. (PL IV, fig. 6.)... Le H&vrc.
— pectita * • • • • Sovf. ( PL XI, fig. 3.).. Le HâVre.
— octoplicata (PL lY, fig. 8.) Le Havre.
ddwiiês varichuis,. . . A. Br. (PL Y, fig. 9.).. Le Havre.
Spatanguâ A^.. .... A. Ba. (PL V, fig. 4. ). . Le Havre.
, , . ,. ^ «, «. o ^ V \ Env. de Dires dans la
— suborbicutaru. .... Dara. (PL V, fig. 5. ). . . J craie-tufiuu
l6 CARACTÈRES ZOOLOGIQUES
§ III. Craie des environs de Périgueux et de
Bayonne.
^ On remaroue que la'craie finit, au sud de Paris , aux connus méridionaux du département de l'Indre. Elle cesse réellement là, puisque les terrains qxii lui succèdent sont composés de roches qui lui sont inférieures ; mais quand on a traversé ces terrains plus anciens, en allant toujours au sud-ouest, on retrouve la craie- tnfan dans le département de la Dordogne, aux environs de Périgueux et notamment à l'ouest de
cette ville.
Les coteaux élevés et escarpés qui bordent la rivière de Lille depuis Périgueux jusqu'au lieu dit La Massoulie, sont en craie grise sablonneuse et souvent micacée, c'est-à-dire en craie-tufau qui se présente en masse immense sans assises distinctes dans laplus grande partie de son étendue j mais sa stratiucation est indiquée par les bancs de silex noirs qui la divisent en couches assez
nombreuses. Cca ollos appaptenant plutôt à la variété que nous avons nommée siiea^ cornés qu'à celle qu'on appelle silex pyromaques^ sont, comme nous l'avons dit ailleurs, caractéristiques de la craie-tufau , dans laquelle ils semblent se fondre.
Les coquilles que renferme cette craie sont nombreuses dans quelques points , et quoique je n*aie vu cette colline que très-rapidement (^i), )*ai pu recueillir les espèces suivantes :
(i) C'est en 1808 que j'ai visité cette c^te, et que j'y aj reconnu les caractères de la form^ii^ion de la craie-tufaiu que je rapporte ici.
Liste de quelques coquilles de la craie •tuf au des
environs de Vérigueux.
Kautilus pseudopompi*
UUSÎ SCKSOTK.
'^-*- Uî^^bisr"^"" •"■
iLes indmdus sont plus petits et ressemblent à ceux de Luzarche, et œux-ci aux petits intlividus de Meudon.
Gryphea auriculani- • . A. Bs.. (PI. VI, iig.9.).
{Quoique je n'aie vu que la siufacc intérieure de Quelques ralTes je^ ne doute pas de cette détei mination.
En allant plus au sud on retrouve encore le terrain de craie dans les lieux où jusqu'à présent on ne l'avait ni reconnu, ni même indiqué. Je n'hésite plus à rapporter à cette formation les terrains de calcaire gris, dur, sableux, micacé, qui forment le fond du sol aux environs de Bayonne» et notamment la côte et les rochers de Biaritz. C'est en 1808 qoe î'aî pris cette idée surTépoquede formation de cette roche. L'examen ultérieur que j'ai fait des circonstances qui l'accompagnent, de sa ressemblance avec certaines variétés d'une des craies-tufaux, et le spatangus(\\y\ vient des environs de Bayonne, que j*ai nommé, d'après M. Defrance, spatangus ornatus^ et dont j'ai donné la figure pi. V, fig. 6, de la Description géologique des environs de Parisy me confirment pleinement dans l'opinion qu'on doit rapporter ce terrain à la craie-tufau. Cette roche se présente comme une masse continue , dans laquelle on ne peut reconnaître de
l8 CARACTÈRES ZOOLOGIQUES
stratiGcation distincte qu'au moyen des différences de solidité des parties qui la composent; on y remarque en effet des zones alternatives d'un calcaire grisâtre^ ari;iloïde ou sableux d'une désaggrégalionfacileeta un calcairedur, comme divise en une suite de nodules irréguliers plus ou moins renflés^ qui restent en saillie sur les escarpemens à la manière des bancs de silex de la craie blanche.
Cette masse renferme un grand nombre de débris de coquilles fossiles quMl ne m'a pas été possible de déterminer, mais dans lesquelles j'ai reconnu des échlnites^ dont le spatanaus ornaùus et le sp. bufo font partie. Je n'y ai vu aucune ammonite.
Malgré les différences spécifiques que plusieurs de ces coquilles ont avec celles de la craie^ la masse des ressemblances appreud qu'elles se rapprochent des espèces qui existaient à celte époque^ plus que d'aucune de celles de toute autre époque.
§ IV. Cralm ila Pologne.
Je choisirai dans la vaste étendue de craie de la Pologne trois points assez éloignés l'no de Tautre et sur lesquels j'ai des renseignemens particuliers.
Les deux premiers sont pris des environs de Grodno en Lithuanie et de Krzeminiec en Volhinie. La craie y est blanche comme celle de Meudon j elle renferme comme elle des silex pyromaques noirs ^ des bélemnites; (mais une espèce qui parait différente des nôtres), le cidarites vulgaris^ \e plagiostoma spinosa de Sowerby j
OIS F01tMATlOl?8» ig
et probablement d'auti*es corps organisés fossiles que le peu d'échantillons que nous possé-* dons ne noi'a pas permis de connaître.
Il parait que toute la craie de Pologne pressente la même ressemblance; car M. Bucktand qui l'a Tue en place m^écrirait en 1820 : « la craie » sur laquelle est situé le château de CracoTÎe » est absolument seiûblable à celle de Meudoh f » pleine d'ohrsjiis jet de silex : peut-être est-élle n un peu plus duré. Je n'ai pas vu d'argile plas- 1» tique en contact^ mais j'ai observé dans les col* » lections deCracovie des coquilles semblables » à celles du calcaire grossier et des montagnes » su bapennines^ qu'on dit avoir trouvées à une » petite distance nord-est de Oacovie : je n'ai » aucun doute sur l'identité des deux forma- » tions. »
§ V. Giauconîc crayeuse (craie chlori fée) de la Perte du Rhône près de liellegardé.
On observe dans ce lieu remarquable deux terrains très-difTérens zl'un^ inférieur^ qui estua calcaire compacte ^ fin , gris ^ jaunâtre^ disposé en assises régulières et presque horizontales5
gui ne laisse d*abord voir aucune pétrification. »e Saussure l'avait déjà remarqué^ et il assure qqe jamais on n'en a trouvé; c'est dans ce calcaire compacte que se rencontrent les cavités étendues et nombreuses ^ au travers desquelles les eaux du Rhône se précipitent*
Mais entre ces bancs et probablement même an-dessous d'eux se trouvent , comme dans tout le Jura, des lits de marnes trè5hdifférens du cal* caire dont je vais parler^ et qui renferment une
UD
aO CARACTÊRB8 ZOOLOGlQUtS*
assez ^ande quantité de coquilles. Je n'ai eu connaissance de ces coips fossiles que parce que M. Deluc m'en a dit, et par les échantillons qu'il m'a envoyés; mais les espèces de ces fossiles^ la nature de la pierre qui y est liée » établissent entre ces lits de marnes et ceux qui sont interposés au milieu des bancs de calcaire du Jura^ la plus grande ressemblance.
Ce terrain paraissant par sa position tout-àfait étranger à celui qui m'occupe principale ment , il suffira d'indiquer ces coquilles par ui nom et par une figure ^ afin qu'on puisse avoir déjà ce moyen de désigner ces coquilles caractéristiques ; mais je compte réunir l'histoire de leur association > leur description et leur figure, avec celle des coquilles qui appartiennent au calcaire du Jura, et qui doivent être le sujet d'un autre travail.
Les corps organisés fossiles que je me contenterai de designer dans ce mémoire comme propres à caractériser dans le Jura et peut-être aussi dans beaucoup d'autres lieux cette même formation, seront les sulvans ;
Si^n*u. Pelagi j^'^V^"*, W)!':| A la Perte «.«Rhône.
ÎDans une marne argilense atMolnmeiit la même pomr la couleur et la pontion, au cap la Hère prés le Hàrrey et dans le Jura.
Str. PonH A. Bu. (Ib.fig. 3, A,B.) Arec le précédent.
Cardium Protêt A. Br. (Ib. fig. 7, A^ B. ) Dans les mêmes lieux.
(Dans une marne argiiirpii"^%tef'Jr; la Perte dn Rh6ne.
Dans les marnes de la Perte du Rhône et àann Ae calcaire oolithi^ue ou mM- » ^ r*. ■ 7 T \ J compacte supérieur du
Myaf on Luiranai Ju^ K 3^ ^^ ^ ^ ^ ^^ B.)< Jura*^; de LigiW, départe-
'^"*" J iment de la Meuse ; de
'Soulaine 9 département de FAube; de Gondre> Tille, près de Nancy, etc.
Donacitei Saussuri . • . A. Ba, ( Ib. fig. 5, A» B.) De la Perte du Rhône.
Don^ Alduini . . . . • . A«Ba. (Ib. fig. 6| A, B.) Du cap de la Hère.
ÎDe la Perte du Rhône et des marnes arsileusea de même position, qui sont derrière la yilie de Nenfchàtel.
La plupart de ces coquilles sont des moules intérieurs^ mais qui ont assez bien conservé leurs formes et les parties saillantes qui leur sont propres, pour qu'on puisse les déterminer ayec une exactitude suffisante. On trouve encora dans ces mêmes terrains des bélemniies^ des ammonites^ des irochus, des vis, des serpules ^ des térébratules lisses et striées» etc., août l'énumération complète et la détermination exacte éloigneraient trop de Tob^et principal de ce mémoire.
La plupart des coquilles précédentes sont du lieu nommé la Perte du Rhâne; mais elles ne sont pasdu terrain analogue à la craie inférieure qui lui est superposée.
Ce second terrain, supérieur à celui que nous venons d'indiquer et même de caractériser jusqu'à un certain points a une stratification trèsdistincte et presque horizontale, plongeant un peu au sud - est i l'assise inférieure la plus épaisse, est composée d'une roche calcaire^ jaunâtre^ souvent même nuancée ou veinée de parties argilo-ferrogineuses jaunâtres : elle semble composée d'un amas immense de pierre lenticu^
23 CAKACTiRES ZOOLOGIQUES
laire, qu'on a prises d'abord pour des camerines ou coquille multiloculaire^ mais qui ont été reconnues depuis pour être des petits madrépores auxquels M. ae Lamark a donné le nomd^orôiiolites lenticulata. Au-dessus sont des assises alternatives de calcaire marneux et d'argile sableuse mêlée de ces grains verts qu'on trouve constamment dans les parties inférieures des bancs de craie et que nous avons comparés à de la €hlorite.
Cette roche renferme un grand nombre de corps organisés fossiles, dont la ressemblance avec ceux de la craie chloritée me frappa dès l'instant où je les vis. Cette ressemblance avait également et depuis long-temps frappé M. Deluc neveu > et il me la fit remarquer lorsque nous examinâmes ensemble dans son cabinet les nombreuses pétrifications de ce terrain, qui y ont été réunies par son oncle et par son père. L'analogie est encore plus complète et plus sensible lorsqu'on rapproche , comme il Ta fait ^ ces pétrifications de celles de Folkstone en An* gleterre, qui est un terrain appartenant à la craie chloritée; enfin elle devint pour moi encore plus décisive lorsaue je pus comparer ces coquilles avec celle de la montagne de Sainte- Catherine , près Rouen. Néanmoms ces rapports sont plus réels et plus faciles à saisir par leurs traits généraux que par la comparaison spéciale de ces corps. Ainsi on trouve dans ces trois- endroits à-peu-près les mêmes genres, des espèces tellement voisines qu'il faut les mettre à côté l'une de l'autre pour apercevoir leur différence et quelques espèces parfaitement identiques. La liste comparative suivante^ qui résulte des co-
DKS FORMATIOMS. ^5
quilles que j'ai ramassées en très-grand nombre en ce lieu , de celles que MM. Deluc y ont recueillies depuis 1760 et qui m'ont été envoyées avec une obligeance empressée par M. J.* A. Deluc^ suffira pour donner une idée assez précise de ces rapports.
Corps organisés fossiles de la glauconie crayeuse ( craie chloritée ) de la Perte du Rhône , près Bellegarde^
Konu, Cùashm, ITotêt M Dèurminatiùm. ^^"^d'm^rtt'uJ^^^'*
BeUmnites, — Indéterminable
(De Rouen et du Hârre.
II Tarie beaucoup de gransensible dans les petits indiyidus.
— DelucL "^ Jl. Bti. (pL VI, fig.4). .......
— canteriatus, — Dsfk. (pi. VI, fig. 7) (Callect. de Delvc).
I(Cb//. tfftfDxLuc). — Il ressemble beauconp à Vamm, cristatus de Folkstone ( fig. 9 ).
— Beudanti. — A. Bx. (pi. VII, fig. 10) (Coll. de Deluc ).
{De Rouen. — Ce sont les orthocératites de Desaussure, i^ia,
— funatus. — A. Br. ( pi. VII, fig. 7) ( Coll. de Dbluc ).
— canteriatus. — A. Bu. (pi. VII, fig. 8) {Coll. de Dbluc).
TuniUtes Bergen. — A. Bx. ( pi. VII , fig. 3 ) . . . ( Coll. de Dsluc ).
Trochus Gurgitis. — A. Br. (pi. IX, fig. 7). • . . ( Coll. de Dbi.vg ).
{On la trouye aussi à Lisnerolle au - dessus d'Orbe. (Deluc. )
/ Le monle de cette mé-
Trochust anoides. — A. Br. (pLIX, fig. o). . )"« coquiUe se trouve à
vr 7 D v/ < Rouen, au Hâyre et à
(Brighton, dans la craie.
{Aussi à Rouen. — On les prend au premier aspect pour des ampuJlaicet ou des turbo*
:24 CAHACTÈaBS ZOOLOGIQUES
Nonti, Ciianoru, Noté* «/ VêiêrmimationM. ttatant Ututt.
jémpuUaria ? — Moule intérieur indéterminable. .
£buma ?.....'
Cerithium excavatum — A. Bu. (pi. IX , fig. lo) . ■ {CoU, de Deluc).
( CoU. de Deluc ). — Ce sont les coquilles indiquées comme des huîtres par de Saussure. Je ■regarde cette aryphée
Gnphea AquUa,^h. Br. (pi. IX, fie. 1 1) A, B, C . A^mme de la même es- '^ ^ vr 7 f3 / 7 7 ^pèce que celle qu'on
troure près de la Rochelle (fig* ii{C) dans un terrain qui a aussi beaucoup d'analogie arec la craie-tufau.
/ {CoU.de'D^i.vc). — Pecun quinquecoftctus. - Sow ( pi. IV, «g. i). . { i^ZZ i4"eSJ.^ de'
( craie.
Lima ou Plagiostoma pectinoides, — Sovr ; ( CoU, de Deluc ).
Spondylus? Strigilis, — A. Bk. (pi. IX , fig. 6). . ( CàlL de Deluc).
Trîgonia rugosa? — Lam.-Pa.ek. Org. rem* , vol. I / /> > i ^ rk \
*III,tib.ia,fig.ii. .^...'.. I (CelLdeDEj^vc).
— scabra. — Lam. Enc, pi. oâi, fig. i • — (pi* IX, | ( CoU. de Deluc )• A
iig.5) • {Rouen.
Jnocerûmu5Com:(;n/r/ciiJ,-Pi.EK. (pi. VI, fig.i,).|j^^^^^^^^ «* ^^
— xa/cor«i. — Paek.. (pi. VI, fig. la) , . ^c Folkstohe.
{Cette espèce est bien caractérisée et diffère de celle qu'on trouve dans les marnes du calcaire du Jura.
Tcrebraiula GalUna. — A. Br. ( pi. IX, fig. a). . ( CoU. de Deluc).
— ornithocephala. — Sow
Spatangus lœvis. — Deluc. ( pi. IX , fig. la). . . ( CoU. de Deluc ).
{Les mêmes qu'on trouve dans la gUuconie crayeuse du Hàyre.
OrbitolUe .^nticulata. - I.iM. (pi. IX, fig. 4) • j i, Pert?du Rhdn't!'' **'
DIS FORMATIONS. a5
Cette liste nous fait voir , comme nous Tenons de le dire, un grand nombre de coquilles de l'époque de la craie, mais elle ne nous montre aucune coquille ni des terrains inférieurs ou beaucoup plus anciens, ni des terrains supérieurs ou plus nouveaux*
Ces considérations , d'après les principes que nous ayons posés , sulEEsent pour nous porter à conclure que le terrain composé de glaucoofe crayeuse, superposée au calcaire du Jura à la Perte du Rhône, appartient à la formation de la craie chloritée ou de la craie inférieure j que cette craie chloritée, analogue au sable vert {^green-sand) des géologues anglais, comme ils le reconnaissent eux-mêmes, se Toit ici pres^fue immédiatement sur le calcaire compacte fin du Jura , et qu'elle n'en est séparée que par une marne argileuse qui renferme des pyrites, disposition qui est analogue à celle qu on observe en France, au cap de la Hève, à Honfleur, à Dives, etc., et en Angleterre à Tesworth, etc. On pourrait encore augmenter le nombre des analogies sans être accusé de fbrcer les rappro^chemens , en comparant la roche à pierre lenticulaire, qui est si pénétrée d'oxide ae fer, que de Saussure la désigne comme une vraie mine de fer ^ en la comparant^ dis- je, au sable ferrugineux , qui est souvent placé en lits plus ou moins puissans au-dessous de la craie chloritée. Ainsi , malgré Féloignement très-considérable des lieux; malgré la forme si différente des montagnes et des terrains^ malgré quelques diffé^ rences minéralogiques , la roche calcaréo-ferrugineuse , jaunâtre » mêlée de grains verdàtres de
is -■>■.■■-
a6 CARACTERES ZOOLOGIQUES
la Perte du Rhône ^ offre ^ avec les terrains de craie chloritée du nord de la France et du sudest de l'Angleterre des analogies qu'on peut appeler complètes , puisque les caractères d'asso* cîation de roches, de minéraux et de superposition^ s'accordent avec ceux que donnent les corps organisés fossiles pour établir cette analogie de foimation*
§ VI . Formation de P époque de la crme dans la chaîne du Buetj et comparaison de ce terrain avec celui de transition dans la mon-tagne des Fis.
Nous voici arrivés à un rapprochement qui parait bien plus extraordinaire ^ et que je présenterais même encore avec hésitation ( car ma manière de voir à ce sujet date du voyage que j'ai fait en Suisse en 1817)^ si mon opinion n'avait été puissamment coufirmée par celle de M. Buckland^ opinion que ce géologue avait déjà lors de son passage à Paris k la fin de iS^o* et qu'il vient de consigner dans le numéro de juin i8ai> des Annals of philosopha .
U part du sommet du Buet, dans la chaîne des Alpes de Savoie^ un chaînon de sommets qui semblent en dépendre, et qui sont remarquables par leur couleur noire , par leur forme souvent à pic d'un côté et en pente plus ou moins rapide de l'autre j par leur élévation très-considérable au-dessus du niveau de la mer^ élévation qui atteint jusqu'à sSoo mètres.
Les montâmes principales^ qui font partie de celles aùxquâles on doit appliquer ce que je vais
D£S FORMATIONS. â^
dire y sont la montagne de Yarens ^ la dent de Morcle, la montafine de Sales et le rocher des Fis dans la yallée de Servoz (i) : c'est de ce dernier dont je parlerai principalement^ parce que c'est lui que j*ai gravi aussi loin que les neiges me l'ont permis en 1817.
La montagne des Fis y couronnée par les rochers de ce nom, coupée à pic du côté de Servoz , dans une grande partie de sa hauteur ^ et couverte des débris des masses supérieures, est composée de lits nombreux^ qui, de Servoz , paraissent presque horizontaux, parce qu'ils s'mclineut au sud-est au nord*ouest. Les roches qui forment ces li ts sont calcaires et schisteuses, en tre* mêlées de silex cornés et de jaspe schistoïde ; elles appartiennent, comme je Tai dit ailleurs (a), à la formation de transition. Mais la description des roches qui composent cette montagne, étant étrangère au mémoire dans lequel j'en faisais mention, j'ai dû l'omettre. Je dois au contraire la donner ici , pour faire mieux ressortir les différences, tant roiiïéralogiques que zoolo* giques, qui se montrent entre la base ou pattie intérieure de cette montagne, qui appartient au terrain de transition , et sa partie supérieure que je vais rapporter à la formation de la craie.
La montagne des Fis, depuis sa base dans la vallée de la Diosa , en face de Servoz , jusqu'à la partie de son sommet que j'ai visitée, est comr
(1) Jai vûité ces rochers avec M. Laine, ancien directeur des mines de Servoz.
(2) Mémoire sur le gisement des ophiolites, etc., dans les Apennins. ( Annales des Mines y 1691 /p. i77*>
a8 caractères zoologiques
posée de phyllade micacé^ de calcaire compacte, noirâtre^ ou gris de fumée foncé^ de diverses variétés de psammite ; mais ces roches sont recouvertes^ sur plusieurs points de la face méridionale de la montagne , d'éboulemens immenses qui s'accroissent journellement; ces amas de débris cachent une partie des couches qui com- 5 osent cette montagne , et la cause qui les a prouits parait avoir été assez puissante pour taire glisser des masses entières du terrain sans en déranger notablement la structure^ en sorte qu'il faudrait une étude scrupuleuse et longue de cette montagne 3 pour s'assurer que les masses ou les escarpemens que l'on observe en montant^ se suivent réellement dans Tordre de la superposition 9 conmie ils se présentent successivement, et qu'ils ne sont pas des parties supérieures glissées et placées devant des parties plus basses, pour s'assurer enfin qu'on ne donne pas comme deux séries de couches ce qui n'en rorme qu'une.
Cet avertissement était nécessaire pour qu'on ne regardât pas Ténumération qui va suivre^ comme une liste certaine de la succession des couches. Mais lors même qu'elle renfermerait l'inexactitude qu'on peut lui supposer, elle n'en présentera pas moins le tableau des sortes de roches qui composent la face méridionale de la montagne des Fis , et les résultats comparatifs que nous voulons en tirer.
La colline G qui est en avant de cette montagne, celle qui porte le village du Mont H, et qui est même séparée du corps de la montagne par un vallon où coule le Nant de Siouve E (v. la coupe, PI. yill)> colline qui peut être la base de la mon<-
DES rOBMATlORS* 2g
tagne^ comme elle peut aussi en être indépendanie^ et résulter d un glissement en avant ou de Taffaissement d'une de ses parties, est composée de phyllade pailleté noir, carburé (n^. i) grau(paken'ScAiefer),aai renferme des nodules sphéroïdaux. Ces nodules un peu plus durs que le reste de la roche > montrent quelquefois dans leurintérieurdesempreintesd'ammonites(n^.2).
Celle que j*ai trouvée est trop incomplète pour qu'on puisse déterminer l'espèce a laquelle elle appartient , mais elle m*a paru très - différente des ammonites du sommet dont il va être bientôt question , tandis qu'elle a beaucoup de ressemblance avec l'ammonite que j'ai mentionnée (page 235 du Mémoire cité)^ et qui vient d'une montagne alpine de l'Oberhasli,^ analogue par sa. nature à cette partie de transition de la montagne des Fis.
Les couches de ce phyllade plongent vers le nord comme celle de la masse de la montagne.
Après avoir passé cette espèce de contre-fort^ et le petit vallon qui le sépare des rochers des FIs^ on arrive au pied de ces rochers ^ et des escarpemens presqu'A pic qu'ils présentent, et qui rendraient la montagne inaccessible de ce côtéj sans les éboulemens qui y ont formé des talus très-roides, composés de gros quartiers de rochers^ ton jours près de rouler^ mais qui peuvent néanmoins conduire jusqu'à la crête.
Lorsqu'on a francni le premier j et l'un des plus grands éboulemens A^ qui date de 175 1^ on reconnaît dans le premier escarpement que l'on cotoye.
i^. Un phyllade micacé (n^. 5)^ semblable à
50 CARACTERES ZOOLOGIQCES
celui de la colline du Mont; il est noirâtre et assez solide.
2P. Un calcaire compacte grisâtre (n*^. 4)* q^ui alterne avec ce phyllade ^ en formant des parties saillantes plus arrondies et plus solides.
5<>. Vers la partie supérieure, un calcaire compacte^ %y\s^ noirâtre (n<>. 5), rempli de nombreuses veines de calcaire spathique^ et alternant aussi avec le phyllade (n®. 3 ).
On traverse un second éboulement B , et on atteint un autre escarpement qui est composé :
4^- D'une couche puissante de phyllade micacé (n^.ô), très-fissile, très - fragmentaire ^ et traversé de toutes parts^ et dans presque tous les sens 3 de lits noduleux de calcaire spathique blanc {p9. 7) et de veines de quarz
S^. D'un psammite schistoide d'une texture très-compacte^ et cependant d'une structure très* fissile (n^ 8).
Vient un troisième éboulement Q composé en grande partie de grosses pièces parallélipipédiques, très-étendu et très-di(lGcile à traverser. Il conduit au troisième escarpement ^ qui présente des murailles presque verticales ^ d'une trèsgrande élévation^ dont les assises sont coupées en très-gros parallélipîpèdes j par des fissures perpendiculaires Tune sur l'autre, et tapissées de calcaire spathique. Il montre vers sa base :
6*^. Un calcaire grisâtre^ très- compacte (n*^. 9), traversé de veines stéatiteuses et chlori tiques, dis posées en forme de réseaux, et constituant dans quelques assises un stéaschiste amygdalin(n^ 10) à très-grosses amandes. Cette masse calcaire est en outre tapissée de calcaire spathique , qui ap-
DES FORMATlOnS. Si
partient à la variété du prisme dodécaèdre raccourci.
7^. Au-dessus et en bancs puissans qui pa* raissent solides^ mais qui sont cependant trèsfragmentaires , est un psammite micacé et quarzeux 9 (|ui alterne sans aucune règle avec le phyllade micacé et avec le rpamnite schistoïde noirâtre , de manière à former des roches rubannées très-remarquables {n^\ 115 \2, 1? et i4)*
8^. Enfin ces psammites sont recouverts d'un phyllade micacé très-feuilleté^ très-fragmentaire n^. iS'), qui parait jaunâtre^ mais cette couleur n'est que superficielle. Il est noirâtre dans l'intérieur ues plus petites pièces j et si fissile , si fragmentaire » si incohérent méme^ que malgré Ta masse considérable qu'il présente^ on ne peut pas en obtenir un échantillon d'un certain volume.
Ce phyllade forme la crête aiguë et trèsctroite A B de la partie de la montaene des Fis où nous abordâmes; mais ce n'est pas Ta plus élevée^ les couches plongeant vers le nord-ouest et leur coupe au sud j dans la direction de l'ouest à l'est 9 présentant une inclinaison vers l'ouest ^ ce phyllade ne monte pas jusqu'au sommet de la pointe des Fis. Cette pointe, ainsi que celle qu'on appelle le marieauÇm, fig. i ), est^ suivant ce qu'on nous a assuré , de calcaire mêlé de psammite et parait être le prolongement des couches n^. 9 à i4*
C'est sur le revers de la montagne des Fis ^ et à - peu - près vers le point marqué F y que se montre sur une pente élevée et rapide^ presque toujours couverte de neige ^ le banc qui renferme les coquilles fossiles dont je vais donner l'é-
32 CARACTÈRES ZOÛLOGIQDES
numératioD. La neige qui le couvrait ne m'aurait pas permis d'aller le visiter^ lors même que j'aurais pti y arriver du lieu où nous étions^ mais M. fieudant> qui en 1818 a abordé cette partie de la montagne par la vallée de Sales^ L O^ en a vu une partie en place. II a reconnu la roche noire coquillère à-peu-près dans la position où elle est indiquée sur la coupe. Elle est> selon lui, en stratification^ qui parait presque parallèle à celle des roches de transition qu'elle recouvre. Cette roche d'un calcaire compacte j assez dur, grossier ou sublamellaire 9 noirâtre^ et laissant surnager, lors de sa dissolution dans l'acide nitrique , beaucoup de matière charbonneuse , est rempli d une multitude de grains d'un vert tellement foncé qu'ils paraissent noirs; mais broyés ils donnent une poussière verte, et sont, comme ceux de la craie, insolubles dans l'acide nitrique; au-dessus est une roche calcaire, grenue, micacée , sableuse , d'un gris blanchâtre et semblable en tout à la craie-tufan. Elle renferme des débris de coquilles indéterminables.
Ces coquilles ne sont en général que des moules , ou plutôt des reliefs moulés dans la cavité des coquilles, dont le test a été presque toujours détruit. Ces relief sont en outre très-déformés , fortement engagés l'un dans l'autre, et collés l'un contre Tautre; cependant ils sont encore assez reconnaissables pour qu'on puisse déterminer avec certitude les genres et les espèces GomfNrises dans la liste suivante :
Corps organisés fossiles des couches supérieures et ^ non recouvertes des rochers et montagnes des
Fis, de Sales, etc., faisant partie de la chaîne du
Buet dans les Alpes de Savoie*
(On sait que c^est un eenre de coquilles dont U plupart des espèces fossiles appartiennent à la craie.
Scaphites obliquas, — Sovf Dansla craie de Rouen.
jânunanittx ^futiatvs, — Sow • Dans la craie de Rouen.
{Dans la craie de Rouen et dans celle de la Perte du Rhône.
^7>./«c.-.-A.Ba.(pl.VI,fig.4).*......tpe?.nuW^! "^ ^
— ciauatus. — Dslvc. (pi. VI, fig. i4)- - • • • • ( CàU. de Djiluc).
— BeudanU. - A. B.. - (pi. VH, fig. a). . . . [p^^„ {^^0^!"^ ^ '*
— Selligidnus. — A. Mr. (pi. VU, fig. i)
Hamites virgulatus, — A. Ba. ( pL VU y fig. 6 ). . — /îmûûtf. — A.Ba. (pL VII,fig.7). .......
TurrUites BergerU — A, Ba. ( pi. YU, fig. 4 )..- . -^1 BaheU. — A. Ba. (pi. IX, fig. i6)
/ Moule indéterminable,
TrochuM. . . . .- .i ...'..•... . J"*i« tout-à-fait sembla-
1 ble à celui qui a été nomf mé Tr. GurgiUs.
Casùs a^Uana. - A. B.. { pL VI , fig. .o). . . . j eti'llTp^i^lf fc
^mpulUuia ; ' •«• • Moule intérieur.
Deux espèces Elles
sont écrasées , mais parfaitement reconnaissaoles jpour être de véritables
r*^^AhKm - fcérithes, et l'une d'elle
Cen»mm.. J^^^ tellement semblable
|au cerithium mutabilede
iBeaucbamp, près Paris,
que je ne puis, jusqu'à
présent, voir aucune dif-
, tierence entre elles.
34 CARACTÈRES Z00L0G1QTJES
Inoceramusconctntricw Parx. (pi. VI, fig. n). { DçFolk«tone,deRouen
^^ V l etde la Perte du Rhône.
«fc«^.p.«.(pi.vi.fifi..») |p^ !"&„*." ''^'"
/>>..*jL^..x.« ? \ Moules absolument
^^^^^^ I indéterminables, même
Càrdiumî I po^r le genre, excepté
Sceuz de Varca , qui ont
Pectuftculus ? • i beaucoup de ressem-
Iblance avec les moules
Mrca, j intérieurs de Varca Ifoe»
^ , , .^ ^ - ( (Chil. de jymxxfcy De
Terehratula ornwiocephala, — 5ow l\^ montagne du Repo-
(soir.
» l {Coll. de'DvLvcV Ab-
- pUcatilù. -^Soyf r^^î^"^? semblable à
*^ ï celle «jui se trouve dans
i la craie.
^ obliquai '-^Scm •
. ( Orale , 'assez sembla* Echinus / bie ^u mamillaris , mais
(beaucoup plus petit.
Spatcngus Cranguinum \a^T' ^^'^'^'^
Nucleolites ? Rotula* — A. Ba. ( pi. IX y fig. i3 ). •
{Les échinites sont très-abondans ^ mais tous on tr^«-m*MVni* ^tat.
GaUritesl dêpressus. — hàM, ( pi. IX , fig. 17 ). .
On Toit| parcelle lisie^ qae le dépôi coqoil- 1er du sommel de la monlagne des Fis présente nn assez grand nombre de coquilles qui apparlienneni presque exclu sîvemenl à la formaiion de la craie intérieure. Il n'y a ni bélemniies^ni térébmtulee^ parce qu'en effei ces coquilles ^ sans èire exclues de la craie chloritée^ s'y reneoutreiil raremenl»
Les coquilles que renferme ce dépôts sont tellement semblables k celles fie la craie chlo-* ritée qu'il m'a suffi de les nommer pour les faire connaiure, et que je n'ai en qu'un très-petit nombre à faire figurer. On remarquera aussi combien les ammonites sont différentes de celles qu'on trouve dans le corps de la montagne.
Je dois convenir que^ malgré le soin que j'ai pris de me procurer^ à Servez^ à Chamouny chez les guides > ^t à Genève^ toutes les coquilles de cette couche que j'ai pu y découvrir^ malgré celles qui m*ont été données par MM. Berger, * Lainé5 Soret^ Selligue et Beuaant^ ou qui m'ont Q^é envoyées par M. Deluc, je dois convenir , dis-je , que cette liste est encore très-incomplète ; mais elle est déjà assez étendue pour nous indiquer dans quelle proportion se trouve à la montagne des Fis le nombre des coquilles de la craie cnlorîtée^ comparé à celui des coquilles qu'on trouve dans le même lieu et qu'on n'a pas encore rencontrées dans la craie inférieure.
Les caractères et les analogies zoologiques nous portent doncÀ cqnclure que certains terrains de la Inerte ou Hhâne et d^s sommets d'un des chaînons du Buet^&ivent être rapportés II la formation de Isi craie mlTérieure, malgré les différences minéraloeiques que présentent au premier aspect les rocher qui composent ces terrains et celles qui entrent dans la composition des terrains de craie fiénéralement reconnus. Mais ces différences elles- mêmes sont beaucoup at* ténuées par la présence dçs srains verts que renfermeut ces roches^ paiv îielle de la roche grisâtre et grenue qui Tes reç|;>uvre^ en sorte que la
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première circonstance qui parait si minutieuse^ couronne le tabUtou des analogies que j'ai présentées ^ et offre une nouvelle et remarquable application de ce que j'ai dit dans le rapport cité an commencement de cette notice sur Ja constance des phénomènes géologiques dans presque tous les points connus de la surface du globe.
Explication des Planches.
PI. VII. Corps organisés fossiles des c(»ui:hcs marneuses du
calcaire compacte du Jura.
Fig. ^ Stromhus Pelagi, A. Br. (Long. 12 cent.) A et C, Le môme individu vu sur deurîfaces *, B , un autre individu incomplet , muni de deux tubercules sur le bord de la lôvre : ils paraissent indiquer les bases des épines qui terminent cette lèvre dans les individus adultes.
lies parties puiiciuécc» désij^uciit «-elles qu^on présume mauquer à rindividu figuré : il a quelque ressemblance i»>ec le strombus gallus, ( Coll. de DfiLVC )
Fig. a. Stromhus Oceani. A. Br.'
A^ Individu qui paraît adulte et complet. — B , individu plus ieune.
Fig. 3. Strombus PontL A. Br.
A , Individu incomplet , mais bien conservé. — B , Individu qui parait incomplet , mais qui est usé.
Ces «trombes sont des moules intérieurs. Le test n*existe plus sur aucun. Je ne les ai trouvés ni figurés , ni décrits y ni même indiqués ('.ans aucun des ouvrages généraux que fai pu consulter.
Fig. 4. A, B. Lutraria? Jurassi, A. Br.
On ne peut présumer le genre que par la forme, la charnière n'ayant pas encore été observée. Cette espèce ne me parait pas avoir été décrite ou uu moins distinguée. Klle a quelque i-es&emblance avec le mactra gibbosa de Sovrerby, qui est une lutimir^.
Fig. 5. A, B. Donacites Saussuri, A. Br.
Je présume que c'est un donax , mais je suis loin d'en avoir la certitude. La forme même ne l'indique pas suffisamment. Le nom de genre ne doit être regardé que comme provisoire. (Coll. de Dblvc.)
Fig. 6. A y B. Donacites AlduinL A. Br.
La figure est faite d'après un individu assez entier et assez bien ' conservé, qui vient de Writhenterton^ en Angleterre, et que j'ai cru parfaitement semblable à des coquilles mneilliespar M. Audouin au cap de la Héve , et par d'autres naturamtes dans les marnes supé* rieures du Jura. Il a beaucoup plus la forme d'un donax que l'espèce précédente, et ressemble même assez à la venus meroe de Liirv. Je crois que cette coquille a été figurée par Knorr parmi lesênusculutes , t. II, pi. B , II, b»», fig. 5.
Fig. 7. A, B, C. Cardium Protêt A. Br. — Vu sur trois faces. (Longueur 7 à 8 cent.)
38 CARACTÈRES ZOOLOGIQtES DES FORMATIONS*
Quoique assez commun dans les marnes supérieures de la formation du Jira, je ne le conaais exactement figuré ni déncnnmé systcfmatiquement nulle part. L'indiyidu figuré vient du cap de la Hève.
Fig. 8. A , By C. Hemicardium iuberculatum. A, Bx. — (Vu sur trois faces. )
Il ressemble un peu à la coquille figurée par M. Soirerby) pi. 143* sous le nom de cardita tubercûUitap et à celles qui sont figftrées par Knorr , tome H, I, tab. B, I, a, fig. a, 4 » cependant elle en est diffé* rente. M. de Schlotheima d*abord cité les coquilles de Knorr dans la septième année du Taschenhuchy etc., de Leonhart, sous le nom de bucardites rettculatus, et ensuite daa« »u«i j>wm^c«#a Kunde, etc., publié en iSao, il les • «ité«, page 309, sous le nom de bucardites hemicardius. Il est aisé de Toir pourquoi je n*ai pu admettre ces noms spécifiques; l'individu figuré ici m'a été envoyé par M. Risso, et vient du cap Saint-Hospice > près Nice.
Fig. A. A , B , G. Spatangus oblongus, Dbluc. | A
Cest sous ce nom que M. Deluc m'a envoyé cette espèce qui so ' ^
trouve dons les marnes supérieures du Jnra. Je croi» f|ae le spatangus que i'ai recueilli dans les mêmes marnes > derrière la ville de Nenfchàtel y n'en diffère pas sensiblement. Il parait aussi avoir beauconp d'analogie avec celui que M. de Schlodieim a désigné dans le Tasehenbuch , etc. , et le Petrefacten Kunde y sons le nom d^echinites quaternatus , en citant Knorr II, I, pi. E y 4» fig* ^f 4 9 Autant qu'on puisse déterminer sur de telles figures.
PI. VUI. Pro£U et coupe de la moatagne des Fis.
Fig. 1 . Ptofil prft de la fonderie de Servoz.
AB , Partie de la crête que nous avons atteinte. » M , Espèce de col inaccessible. — m, Lo marteau. — F, C'est derrière ce point qu'est située la couche qui renferme les coquilles fosailet de la craie. — S , Sommet.
Fig. a. Coupe figurative.
On n'a pu suivre aucune proportion dans le rapport d'épaisseur et d'étendue des couches et sur-tout des éboulemensi parce qu'on aurait augmenté excessivement 0t sans aucune utilité les dimensions de cette figure.
Cette conpc est suffisamment expliquée dans le t^xie 1 p« a8.
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