‹ Sur les causes du cancerChapitre 59 sur 114 · LOT · texte numérisé non relu

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de nombreux lobules graisseux, Jaunâtres, groupés, en général, en amas plus ou moins volumineux, séparés par les bandes étroites d'un tissu lilas, quelque peu violacé, par endroits. Ces lobules, comme le révèle l'examen microscopique, ne sont autres que les lobules graisseux normaux de la paroi vaginale. La plupart d'entre eux, intacts, sont seulement séparés par les travées néoplasiques. Ailleurs, les cellules adipeuses apparaissent vérilablement disséquées et écartées par des trabécules plus ou moins étroites, se raccordant aux travées interlobulaires. Enfin, en certains points, la présence de quelques cellules adipeuses est le seul vestige de lobules détruits. Ces cellules, largement espacées et en voie d'atrophie, sont noyées au sein du {issu tumoral.

Observations. — N° I. — Fibrome fasciculé du vagin. Vache normande, âgée de 5 ans, présentant quelque temps après un accouchement normal, un fibrome inséré sur la paroi latérale gauche du vagin. Le développement de cette tumeur, qui pèse 370 grammes, n'a entraîné aucun trouble.

N° IT. — Fibrome fasciculé du vagin. Vache normande, de 6 ans. 8 jours après l'accouchement, apparaît la tumeur. Elle se rattache à la partie inférieure du col utérin par un pédicule long de 10 centimètres.

N° IL. — Fibrome fasciculé du vagin. Vache charolaise, 7 ans. La tumeur, pédiculée, se fixe au plancher du vagin, en avant du méat urinaire. Elle s'est développée 18 jours après

l'accouchement.

N° IV. — Fibro-myome. Vache. La tumeur, visible extérieu-

rement au seul moment des mictions, s'est formée quelques jours après l'accouchement.

D. Horn-core et Cancroïde labial.

Dans les Indes, les bœufs de somme présentent parfois à la base des cornes, région traumatisée par le joug, un épithélioma dit « horn-core ». Ce serait, de même, si l’on en croit À. LumièRE (146), au niveau de la commissure des lèvres, point d'appui du filet du mors, qu'auraient pu êlre observés quelques cas de cancroïde labial du cheval.

E. Tumeurs mammaires.

La mamelle est le siège de prédilection des tumeurs bénignes et malignes, surtout chez les vieilles chiennes, dont les mamelons volumineux et flétris témoignent de leurs nombreuses portées. Chez les souris également, le cancer spontané mammaire apparaît plus souvent au niveau des mamelles particulièrement tétées, lorsque ces animaux ont eu des portées répétées. A cet égard, Baix- BRIDGE (25) rapporte que presque toutes les souris à tumeurs d'un même élevage présentaient des cancers mammaires. Agées, elles avaient depuis longtemps servi à la reproduction. Leurs organes mammaires avaient subi l'irritation chronique d'une lactation excessive prolon-

Dans ces cas, tout se passe donc comme si la mammite chronique précédait souvent le cancer, notion sous tenue en médecine humaine par M. le Prof. Decger (96) notamment.

F. Tumeurs digitées.

Les tumeurs mélaniques du chien naissent presque toujours sur un doigt. Or les régions interdigitées et les

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espaces sous-ongulés constituent des régions propices à l'accumulalion de particules el de souillures irritantes.

G. Epithélioma des glandes périanales.

L'épithélioma des glandes périanales du chien, dont la plupart des auteurs signalent la fréquence el qui est. en réalité, fort rare, ne soutient-il pas quelque rapport avec l'irritation causée soit par les matières dures chez les sujets constipés, soit par la position assise ?

H. Tumeurs des voies digestives.

Le cancer des voies digestives est une rarelé chez les animaux. [Is n'usent point des mêmes agents irritants (alcool, épices, tabac...) que l’homme !

D'autre part, s'il est vrai que les cancers de la langue et de la bouche sont particulièrement fréquents quand les dents cariées, brisées ou pointues, blessent et irritent les muqueuses, ce sont là conditions rarement réalisées dans la plupart des espèces. Il n'est guère que les équidés qui puissent présenter une usure irrégulière des tables molaires. Celle-ci entraîne la blessure de la muqueuse gingivale et l'accumulation des aliments dans les sillons jugulo-gingivaux.

On pourrait peut-être rattacher à la nature ou à la souillure des aliments, aux corps étrangers qu'ingèrent les animaux domestiques, la papillomatose de la bouche chez le chien, de l'œsophage chez le bœuf, certaines tumeurs des mâchoires. Encore n'est-ce point prouvé ! Le seul fait sûr, c'est que les rats, nourris très longtemps avec de l’avoine, présentent fréquemment un épithélioma de la langue que Sraur (146) attribue aux lésions irritalives provoquées par les spicules de la graine.

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