‹ Sur les causes du cancerChapitre 81 sur 114 · Trématodes · texte numérisé non relu

Trématodes

Disromiexs. Fasciola hepalica et Dicrocælium lanceolalum. La plupart des auteurs ont signalé la fréquence des tumeurs (adénome, épithéliome, sarcome) dans le foie des bovidés, moutons et brebis, infesté par fasciola hepalica pour ce qui est des grands ruminants, dicrocœlium Janceolatum pour ce qui est des ovidés.

Ce sont là, pour nous, au contraire, associations bien rares. La distomatose hépatique est, en certaines régions notamment à Lyon, extrêmement banale. Mais nous l'observons presque toujours sans autre lésion conséculive qu'une cirrhose péricanaliculaire. Aussi, Jusqu'à preuve plus évidente, les distomiens nous paraissent-ils ne jouer aucun rôle ! Il n'est guère d’ailleurs que Wyssmann (216) qui, en décrivant deux cas d’adénomes hépatiques chez deux vaches, ait pu penser que « l'irri-

en

lation déterminée par les parasites sur la muqueuse des canaux hépatiques puisse favoriser la production des adénomes ».

B. Némathelminthes.

Nématodes.

BorreL (217), le premier, attira l'attention sur la fréquence des némalodes chez la souris et les incrimina d'être les hôtes intermédiaires d'un virus cancérigène.

Haazaxp (218), en 1911, les décrivit dans le Hissu conjonctif de la mamelle de la souris, organe qui est souvent le point de départ du cancer.

a) STRONGLES. Strongylus Axei. C'est AXE. qui, d'abord, note la présence de Strongvlus Axei dans des tumeurs, adénomateuses vraisemblablement, de l'estomac de l'âne.

G. Perir et R. GERMaN (194) observent, à leur tour, en 1907, l'existence de ces parasites au niveau d’adénomes gastriques isolés, polypeux ou en plaques. Ces adénomes, disséminés à la surface de la muqueuse du cul de sac droit (adénomes isolés) se présentent sous forme de petites tumeurs globuleuses, saillantes, du volume d'un gros pois. D'autres fois (adénomes en plaque), ils sont pressés les uns contre les autres au point de rappeler les lésions de gastrique hypertrophique. À jour frisant on voit une multitude de petits vers implantés perpendiculairement à la muqueuse. Leur nombre prédomine nellement au niveau des tumeurs.

Le microscope révèle peu de désordres histologiques : les strongles, logés dans des tubes dilatés, à épithélium

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parlellement desquamé et proliféré, n'ont provoqué aucune réaclhon périglandulaire, ni aucune dégénérescence.

Il y a donc lieu de faire toute réserve sur les rapports possibles entre les adénomes et les vers. Pour M. le Prof. BALL, 1l n'y a aucune relation entre eux : ces adénomes sont parasités par pure contingence.

b) ANkyYLOSTOMES. BoRREz relate la coexistence du

è cancer de l'intestin du cheval avec les ankylostomes.

c) SPiRoPprÈREs. G. PErir et R. German (194) décrivent, en 1907, chez le cheval, la formation d'adénomes gastriques périvermineux av contact des pseudo-kvstes à spiroptères.

Ces pseudo-kystes, da volume moyen d'une noix, se rencontrent dans le cul de sac droit. Comme ils sont ordinairement traversés par plusieurs fistules, il est facile d'en expulser, par pression, les vers et le magma caséeux qui les entoure. Les logelles vermineuses, bien visibles alors, apparaissent anfractueuses et spacieuses.

Elles sont Hmitées par une paroi fibreuse d'autant plus enflammée qu'on l'examine plus près du foyer parasiture : réaction inflammatoire conjonclive banale avec présence de nombreux éosinophiles, et lésions d'endophlébite. Immédiatement au contact de la substance caséeuse, la paroi est nécrosée.

A la surface des pseudo-kystes, la muqueuse gastrique, refoulée, adhère intimement au tissu fibreux sousjacent. Atteinte elle-même par l'inflammation chronique. épaissie, elle a perdu son revêtement caliciforme où muqueux. Les glandes du fond, qui proliférent, ne sont plus tépissées que par des cellules principales.

Enfin — el c'est là le fait intéressant —, sur les bords

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des fistules, on voit les glandes gastriques enflammées s'allonger et bourgeonner. Ainsi s'explique la formation des culs de sac glandulaires que l'on trouve à la périphérie des logettes vermineuses profondes, bien au-dessous de la muqueuse dont ils proviennent. Il s'agit d'adénomes périvermineux d'origine nettement inflammatoire.

Spiroplera neoplaslica. FiiGer (219) constate, à l'autopsie de 3 rats sauvages, la coexistence du cancer de l'estomac et d’un nématode qu'il appelle le spiroptéra ncoplastica. Cette observation l'incile à expérimenter. Et, avec une ingéniosité remarquable, il réussit à cancériser des rats pie, en un temps variant de 2 à 10 mois, en leur faisant ingérer des blattes Periplanela americana infestées par les larves du némalode, dont eiles sont l'hôte intermédiaire. Les larves, Hbérées par la digestion des blaltes, se fixent sur Fépithélium pavimenteux de la poche gastrique du rat et + produisent un cancer dans l'énorme proportion de 53 %. Ces épithéliomas peuvent se généraliser aux poumons. Leur développement est le plus souvent précédé par une phase d'hyperplasie papillomaleuse inflammatoire.

L'action du spiroptère est spécifique. Fnncer et Was- SINK ont observé, en effet, qu'un deuxième nématode, du genre Trichosoma, vit en parasite dans l'estomac du ral et Sy incruste, comme le spiroptère, dans l'épithé- Hum malpighien gastrique. Mais il ne cause aucun trouble.

Cependant, quelques inconnues persistent encore dans la pathogénie du cancer spiroplérien. Fimieer enseigne lui-même que les phénomènes inflammatoires les plus accentués ne sont pas loujours suivis de cancer et qu'in-

versement le cancer se développe souvent sur des muqueuses gastriques indemnes de tout phénomène inflammaloire.

d) FiratREs. BoRREL, BoEz et DE CouLoN (220) ont décrit la présence de filaires au voisinage des tumeurs.

e) DispHarAGus. TEUTSCHLANDER trouve chez le pigeon une tumeur sarcomateuse associée à un nématode du

type Dispharagus.

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