PLANCHE III
à Een T1 N'ECATMET ES bas à Er
Fig. 6
Fig. 5. — Adéno-carcinome de la prostate. — Chien louvet, 3 ans. Adénome, à gauche. Carcinome, à droite.
Fig. 6. — Cortico-surrénalome malin issu d’adénome. — Chien. En haut et à gauche, cancer, en teinte foncée. En bas et à droite, adénome.
Service photographique de l’Universilé de Lyon.
ÿ | s pl | | PRE | 7e m/ El ee mn ES mms eye TÉL SE
ner
Fe ti
Observalion V. Ball, Ch. Lombard. (Microphoto n° VI.)
La tumeur est constituée, dans la plus grande partie de son étendue, par des formations épithéliomateuses arrondies, ovoïdes ou allongées en boyaux, séparées tantôt par des ci pillaires sinusoïdes, tantôt par un strema fibreux peu développé, dessinant un réseau. Ces formations apparaissent plus fortement colorées que le reste de la tumeur, qui présente la structure d'un cortics-surrénalome bénin. Elles sont composées de cellules épithéliales polymorphes, polyédriques ou nettement anguleuses, allongées, étirées, volumineuses et atypiques, sombres, granuleuses ou très peu vacuolaires, à noyau central arrondi et assez massif. Par places, les cellules cancéreuses sont dissociées, disloquées, libres dans des alvéoles, et présentent la disposition histologique dite carcinome.
Les néoformations épithéliomateuses sont en continuité, d'un côté du nécplasme, avec des cordons ou boyaux adénomateur auxquels ils font transition et dont ils se distinguent, à première vue, par leur intensité de coloration plus grande à l’éosine.
La combinaissn histologique cortico-surrénalome bénin et cortico-surrénalome malin se trouve donc réalisée dans cette tumeur, indiquant l’évolution cancéreuse de l’adénome surrénal. = s
La portion adénomateuse de la tumeur set construite sur le type classique du cortico-surrénalome bénin tel qu'il a été décrit par V. BALL et CH. LOMBARD (241), puis par CHAFFAL (242). Elle est, en effet, constituée par des cordons de cellules épithéliales centrales, typiques, spongiocytaires ou granuleuses, mais plus volumineuses qu'à l’état normal, et séparées par des sinusoïdes anguleux, sans interposition de stroma. Parfois les cellules sont ordonnées en collerettes régulières autour des capillaires, disposition absente dans l’épithéliome.
Mentionnons enfin qu'Ismerr (56) a relaté le cas d'un adéno-sarcome développé sur le corps clignôtant du cheval.
Ainsi le chapitre de l'involution cancéreuse des tumeurs bénignes s'achève sur ces quelques cas. Selon toute vraisemblance, les exemples de « dégénérescence » cancéreuse doivent être baucoup plus fréquents. Mais il est difficile, en l'absence de tout signe macroscopique particulier, de recueillir le néoplasme dans la phase évolutive intermédiaire entre les stades bénin et malin.