‹ Sur les Concrétions Calcaires sous-cutaneesChapitre 18 sur 28 · VI. — Etude expérimentale · texte numérisé non relu

VI. — Etude expérimentale

WEisseNBACH (il paraît avoir été le seul) a fait des expériences importantes en provoquant la formation de concrétions calcaires sous-cutanées chez l’animal. Il injecte sous la peau du cobaye 10 cc. environ, d’une suspension stérile, dans de l’huile de sésame, de phosphate et de carbonate de chaux. Dans les jours qui suivent l'injection, on observe .un nodule à périphérie dure, adhérant à la peau et aux plans profonds ; l’évolution n’a été, en aucun cas, jusqu'à l’ulcération de la tumeur. Au point de vue histologique, l’auteur décrit trois zones : zone centrale, contenant le calcaire et des débris cellulaires ; zone intermédiaire, caractérisée par une réaction giganto-cellulaire avec quelques cellules épithélioïdes ; zone externe, comportant essentiellement une réaction conjonctive.

Après de nombreuses expériences faites avec des substan-

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ces, ou très irritantes, telles que poudre de cantharide ou de poivre, ou au contraire inactives, comme la poudre de charbon, WEisseNBAcH conclut, sans penser à en tirer, €royons-nous, des déductions pathogéniques formelles, en plaçant les sels de chaux dans une classe intermédiaire. Ceux-ci agiront, en somme, dans le tissu cellulaire souscutané, d’abord en tant que corps étrangers, ce qui va de soi, mais ils ajouteront à cette action physique un certain degré d’irritation chimique, décelable histologiquement.

ÉTIOLOGIE ET PATHOGÉNIE

La dualité des théories pathogéniques émises pour expliquer les concrétions calcaires sous-cutanées montre, à elle seule, que les causes mêmes de la maladie restent à élucider.

Causes prédisposantes. — L'âge des sujets, à défaut du

sexe, semble influer beaucoup sur la marche de la maladie,

qui s’observe surtout chez les jeunes. On a voulu faire inter-.

venir la profession et le genre de vie des malades, qui se-

raient surtout des campagnards et des bergers, des individus. en contact direct avec le sol. Cela ne paraît ni général, ni certain. Il ne faut pas oublier cependant que l’héliothérapie-

par les rayons Ultra Violets, augmente la calcémie et la phosphatémie.

Les frottements répétés, les traumatismes, ont un rôle

certainement plus important. En effet, nous avons trouvé ce facteur étiologique sept fois sur les 38 observations que nous avons relevées. PATRASsI, dans sa récente communica-

tion, citée plus haut, y insiste ; sa malade est une lavan-

dière qui travaillait à genoux, comme la malade de Micra et NEveu. PATRASsI fait de cette maladie, spécialement calcifiante, une sorte de défense des tissus : « Au traumatisme local, les tissus ont répondu d’abord par l’hyperplasie du

tissu conjonctif ; cette protection s’étant montrée insuffi--

sante, une seconde réaction s’est produite, réaction de calcification ; enfin, la réaction d'’ossification, sur certains

points, est venue porter à leur perfection ces réactions dedéfense, au moyen de la création du milieu ossifiable, selon:

les récentes conceptions de Lericre et PoricaRp ».

mi

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