‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 19 sur 51 · OBSERVATION VI · texte numérisé non relu

OBSERVATION VI

{{nédite, communiquée par M. le Médecin-Major Rather y, ; Zuydcoote)

C..., 86 ans, sergent mitrailleur, victime des gaz à Langhemarck. Homme sans antécédents morbides et ayant bien supporté la campagne.

Le 22 avril. — À éprouvé une vive sensation d’étouffement, a été pris d'accès de toux quinteuse, puis d’une dyspnée. assez pénible.

Au cours du trajet, vers l'arrière, ce sergent à eu une hémoplysie abondante, qui s'esl renouvelée au cours de -la nuit suivante, et a duré jusqu'au matin. N'a pas eu de syncope, à eu deux vomissements.

Le 23 avril. —- Le malade est en proie à une dyspnée assez pénible, avec accès de toux. Il semble très fatigué.

L’auscultation ne révèle aucun signe pulmonaire gra-

ve : râles sibilants et ronflants disséminés. Pas de réäction pleurale, Température 38°5. é

27 et 28 avril. — Elévation thermique : 39°2. Cependant les signes de bronchite se sont atténués : le malade tausse moins, et la dyspnée a presque complètement disparu.

Mais les symptômes d'asthénie se manifestent. Les jours suivants, cet état d’épuisement semble, malgré le traitement, s’accentuer au lieu de s'améliorer.

Et l'asthénie persiste ainsi, très marquée pendant près

de deux mois, sans autre trouble morbide apparent. Ce

militare est évacué le 5 juillet seulement.

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