AT: RENE
Qu'ils soient destinés à venirse classer, après leur entrée à l'hôpital, dans l’une ou l’autre de ces deux divisions, tous ces militaires ont éprouvé au moment de l'acident, et à un degré toujours très marqué, les phénomènes initiaux que nous avons déjà décrits. Sensation très pénible d'étouffement, de brûlure à la gorge, de striction thoracique ; dyspnée vive, toux sèche et incéssante, suivie d’expectoration abondante. :
Bientôt après, sont apparus les symptômes Loxiques bulbo-protubérantiels : céphalée plus ou moins intense, vertiges, syncope, palpitations.
Et un peu plus tard, chez beaucoup d’entre eux, sont survenus les hémoptysies et les vomissements.
A l’arrivée à l'hôpital, la plupart de ces malades sont très abattus, déprimés, obnubilés.
Ils présentent, en général, une dyspnée très pénible, accompagnée d’une toux quinteuse et fatigante el accusent souvent un point de côté très douloueux.
Le faciès est vultueux, les yeux brillants, souvent les paupières gonflées, les pommettes rouges, les 1èvres violacées. Si on les interroge, la réponse est pénible, la parole saccadée.
Nous avons dû remettre l'examen de quelques-uns d’entre eux à un peu plus tard, les moindres mouvements augmentant la gêne respiratoire et les palpitaüions.
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Voyons maintenant, comment s'est caractérisé, par la suite, le processus morbide dans chacune des deux catégories indiquées ci-dessus.
A. — Forme aiguë respiratoire
Nous distinguerons dans les manifestations de cette forme, deux variétés : une de courte durée, évoluant en 8 à 12 jours, l’autre de longue durée, dans laquelle la « période d'état » s est maintenue quelquéfois plus d'un mois.
La symptomatologie, dans ces deux variétés, présentait tout au début, de grandes analogies. Puis, elle se différenciait peu à peu, suivant que la maladie devait prendre les allures d’une congestion pulmonaire, d’une broncho-pneumonie,- d'une pneumonie, d’une gangrène pulmonaire, ou simplement d’une bronchite diffuse. L'évolution s'est faite le plus souvent vers la guérison, quelquefois cependant vers la mort.
° Type de courte durée. — Examen du‘thorax : A la palpation, on constatait que les vibrations vocales étaient le plus souvent augmentées.
La percussion, révélait soit une sonorité normale, quelquefois même un peu de tYmpanisme : soit, le plus souvent, de la subimatité aux bases.
L’auscultation, faisait entendre des râles de bronchite diffuse, et en même temps, dans le plus grand nombre des.cas, des râles sous-crépilants réunis en foyers, surtout. aux bases, et à la partie postérieure des poumons.
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Aie
La température de ces malades, qui variait à Farrivée, entre 37°5 et 39° préventa, en général, une réinission le 2° ou le 3° jour, pour remonter à 39° et 4o°, le quatrième ou le cinquième jour.
+ Mentionnons ici un cas de pneumonie franche observé par nous à l'hôpital d'Hardinghen, et dont nous reproduisons l'observation complète ci-dessous.
Ce malade, présentait tous les syimplômes classiques de l'affection : à son arrivée, point de côté violent sous le mamielon gauche ; dyspnée intense , température à 4o° dès le lendemain, avec plateau élevé de 8 jours de durée ; matité massive de tout le poumon gauche, nombreux rèles crépitants ; éxpectoration rouillée. La chute brusque de température s'est produite le 8° jour, et la maladie a évolué vers la guérison.
MM. Dujarric de La Rivière et Leclercq ont observé également, deux cas de pneumonie franche, à Calais. Pour l’un d'eux : début et évolution classique de la maladie vérs la guérison. Pour Fautre : mort au bout de sept jours. Nous reparlerons plus loin de ce dernier cas, au chapitre d'anatomie pathologique.