‹ Sur les effets cliniques des gaz de combat allemands: D'un carnet d'observations et de notes relevées aux Armées des FlandresChapitre 44 sur 51 · DIAGNOSTIC · texte numérisé non relu

DIAGNOSTIC

En ce qui concerne les accidents immédiats, la question n’a vraiment pu se poser que dans des cas extrêmement rares. Par exemple, dans' ce cas ‘de Zuydcoote, dont nous avons déjà précédemment parlé, et dont le tableau simulait, à s'y méprendre, celui de la fièvre typhoïde. Le doute ne fut dissipé que par le séro-diagnostic et l'hémoculture. Des erreurs de diagnostic ont cerlainement été commises toutefois, dans les formations sanitaires de l'avant, soudainement encombrées.

- En ce qui concerne les accidents tardifs, il en a été tout autrement. Avec des comimémoratifs comme guide, il a été néanmoins, souvent difficile; de pouvoir affirmer que tel ou te] symptôme devait être attribué à l’intoxication gazeuse. Il est certains intoxiqués encore en traitement à l'heure actuelle, chez lesquels il n’est nullement aisé de déterminer la part qui doit être imputée aux gaz, dans les séquelles qu'ils présentent.

Et pourtant, la connaissance de la vérilable notion étiologique, a de l'importance : non seulement au point de vue du traitement à instiluer, mais encore sous le rapport de certains droits, qui sont acquis à l'intoxiqué. On sait, en effet, que l’intoxication par les gaz est assimilée à une blessure de guerre.

: La recherche soigneuse des antécédents, peut, dans ces cas, rendre de très grands services, et c'est affaire d'interprétation suivant les espèces.

On a signalé enfin, quelques cas de simulation. Faux intoxiqués. arrivant avec des symptômes d'irritation des voies aériennes, qu'ils avaient provoqués, à l’aide de certaines substances, telles que le soufre, par exemple ; ou bien se plaignant de symptômes subjectifs, tels que : maux de tête, toux, brûlures dans la poitrine, ete... La mise en observation, et un interrogatoire serré, permettaient généralement, de déceler la vérité.

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