‹ Sur les éléments morphologiques du manubrium du sternum chez les mammifèresChapitre 6 sur 6 · Plecotus auritus · texte numérisé non relu

Plecotus auritus

17 ecr.

c. Synostose avec le parasternal, dans un ostéocomplexe prepara-parasternal, bien isole du reste de la poignée du sternum.

i. Pteropus edulis . . pl. 28, fig. g, 10 ecr.

Mais une des preuves des plus éclatantes que l’organe envisagé par Parker comme l’épicoracoïde des thériodelphes,

DU MANUBRIUM DU STERNUM ETC

n’est pas celui-ci, mais la côte sternale de la dernière côte cervicale nous est fournie par un echidné, dont l’appareil sternal est de même figuré par Parker, et dont voici la copie (figure X) :

Fig. X. — Vue dorsale de la poignée du sternum et des organes adjacents d’un echidna hystrïx 5/,p adulte. (D’après Parker, l. c., pl. XVIII, fig. 13, avec changements des lettres.)

CL Clavicule gauche.

ici Interclavicule.

ecr ' Epicoracoïde gauche.

ecr " Epicoracoïde droit.

cr' Coracoïde gauche.

cr " Coracoïde droit.

pos Postomosternum. (Proostéon de Parker.)

cviP Préparasternal gauche ou côte sternale de la 7me côte cervicale gauche. (Postépicoracoïde gauche de Parker.)

cvn" Préparasternal droit ou côte sternale de la 7 me côte cervicale droite. (Postépicoracoïde droit de Parker.)

ci ire, c2 2me, c% 3me côtes thoraciques gauches.

sto'-\-sti' Dicopula entre la 7me côte cervicale et la ire côte thoracique gauches. st2 Sternèbre entre les deux 1res et deux 2mes côtes thoraciques (fracturée).

Il est évident que les deux petits os cvn' et cv 11", qui sont situés devant les extrémités sternales des deux ires côtes

P. ALBRECHT. — ÉLÉMENTS MORPHOLOGIQUES

thoraciques, correspondent aux cartilages cvn des figures

VIII et IX. Ce sont, d’après moi, des ossifications dans les côtes sternales des septièmes côtes cervicales. Dans les préparations, fig. VIII et IX, M. Parker les avait envisagées comme les épicoracoïdes, puisque dans notre échidné (fig. X) les epicoracoïdes sont présents ( ecr', ecr"), il a été impossible pour M. Parker de regarder comme tels les os en question, et c’est pour cela qu’il envisage cvif et cvn" comme des postepicoracoïdes (T). Ce que sont des postépicoracoïdes, M. Parker ne le dit pas. En un mot, j’espère que mon interprétation des organes cvn dans les figures VIII et IX et cvn' et cvn" dans la figure X, comme côtes sternales des deux dernières côtes cervicales, trouvera l’appui des morphologistes. Je ne vois pas d’autre interprétation possible pour ces organes.

Dans tous les cas précédents (fig. I à gauche, fig. VIII,

IX et X) la côte apostate, c’est-à-dire la véritable ire côte thoracique ou la soi-disant dernière côte cervicale, est devenue rudimentaire de façon à laisser un rudiment de sa côte sternale auprès de la poignée du sternum, où ce rudiment peut même s’ossifier isolément (1 2). Dans tous ces cas, il n’y a ni

(1) M. Parker, l. c., p. 194, appelle ces os endosteal postepicoracoids (p. e. cr), tandis que sur sa planche XVIII il les désigne avec le chiffre ecr 2.

(2) J’ai déjà fait remarquer que chez les sauropsides il y a une grande quantité de côtes apostates, et c’est de cette manière que surtout chez les oiseaux le nombre des vertèbres cervicales a augmenté. Nous devons donc nous attendre à trouver chez ceux-ci comme chez les mammifères les côtes, en devenant rudimentaires, laisser leurs côtes sternales auprès du sternum. Ceci est en effet le cas; on le voit très clairement chez Rkea (voir Parker, /. c., pl. XVIL fig. 7 pro), où je regarde l’os pro comme une ossification dans les côtes sternales fusionnées d’une quantité non déterminable de côtes apostates. Parker appelle cet os un proostéon et l'identifie avec une moitié latérale du proostéon des mammifères, par exemple puisque dans notre fig. X pos (notre postomosternum) est, d’après Parker, le proostéon de l’échidné, une moitié latérale de celui-ci serait homologue de l’os décrit chez Rhea. Il me semble que ceci est impossible; et d’autant moins concevable de la part de Parker, puisqu’il envisage fort bien l’os pro de la Rhea comme appartenant à la dernière côte cervicale (Voir Parker, /. c., p. 194).

DU MANUBRIUM DU STERNUM ETC

difficulté pour l’hémisternalisation cartilagineuse ou osseuse avec la première côte thoracique ni pour la sternalisation avec son congénère et celui de la première côte thoracique.

Mais il y a encore un autre moyen de rudimentation pour la côte apostate, qui conduit à un état ne démontrant pas immédiatement la partie sternale de cette côte en contact avec la poignée du sternum. Mais en réfléchissant, nous apercevrons que ce contact existe quand même, quoique la côte sternale ne soit plus à l’état isolé comme dans les cas fig. I, à gauche, fig. VIII, IX et X.

Fig. XI. — Vue ventrale du manubrium sterni et des parties adjacentes d’un

homme de 45 ans. (D’après Luschka.) ccv 11 7me côte cervicale droite.

et 1, eti ires côtes thoraciques.

cl Clavicule gauche.

st Poignée du sternum.

5 Ménisque sterno-claviculaire gauche.

hpps' Hémi-préomosternum droit (os sussternal droit).

hpps" Hémi-préomosternum gauche (os sussternal gauche).

P. ALBRECHT

J’appelle l’attention sur la figure donnée par Luschka (T) et que j’ai déjà employée dans mon mémoire sur le pelvisternum des édentés pour prouver que les os sussternaux de Breschet et de Luschka sont des hémipréomosternums.

A droite, nous remarquons dans cette préparation l’extrémité sternale de la spondylocôte d’une yme côte cervicale droite, s’articulant avec un cartilage, qui, au premier aspect, nous paraît être le cartilage costal de la ire côte thoracique droite. Il suffit de bien examiner cette pièce pour se dire, que ce cartilage est plutôt le cartilage costal de la 7me côte cervicale droite -f le cartilage de la ire côte thoracique droite. De sorte que la côte vertébrale de la 7me côte cervicale droite s’articule avec son cartilage costal, qui de son côté, est confluent avec le cartilage costal de la ire côte thoracique. Je vais même plus loin, je suis de l’avis que presque toujours l’organe que nous appelons le ier cartilage costal contient encore des éléments du cartilage costal de la 7me côte cervicale, même quand toutes les parties osseuses de cette côte sont devenues rudimentaires. D’abord tous ceux, qui ont fréquenté les salles de dissection, savent que l’étendue du soi-disant ier cartilage costal varie beaucoup en étendue caudo-crâniale , et j’explique cela d’après la partie plus ou moins grande qui est attribuée au véritable ier cartilage costal par le cartilage costal de la côte apostate.

Quand bien même le dernier reste de la dernière côte cervicale serait disparu, il ne serait pas impossible d’admettre que l’ancienne hémisternèbre cartilagineuse ou osseuse entre les extrémités sternales de la yme côte cervicale et de la

(2) Luschka. Die Halsrippen und die Ossn supra-sternalia des Menschen. Denk- SCHRIFTEN DER K. K. ACADEMIE DER WiSSENSCH. Wien, 185g, PI. II.

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